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Quelques 4.855 oiseaux d’eau nicheurs ont été dénombrés durant le recensement du mois de mai par les ornithologues dans les zones humides de la wilaya de Ghardaïa, a appris mardi l’APS auprès de la Conservation des forêts de la wilaya.

Initié dans le cadre des activités du Réseau national des observateurs ornithologues algériens (RNOOA), à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs et la Journée internationale de la biodiversité, ce comptage national des oiseaux migrateurs d’eau nicheurs, a ciblé l’ensemble des zones humides naturelles et artificielles de la wilaya, au nombre de onze.

Ces zones aquatiques constituent un lieu de prédilection pour une importante population avifaune nicheuse et hivernante circulant entre l’Afrique et l’Europe, a souligné le chef du bureau de protection de la faune et de la flore auprès de la Conservation des forêts, et chef du réseau d’observateur ornithologue M. Abdelwahab Chedad.

Ce recensement permet d’élaborer "une base de données et de suivi de ces écosystèmes transformés en sites d’hivernage pour la population avifaune" et de connaitre l’effectif nicheur, sa densité et sa phénologie dans chaque zone", a expliqué M. Chedad soulignant que les indices de nidification sont déterminés par l’existence de nids, d’œufs, de poussines et de plumage nuptial.

Le dénombrement a permis de répertorier 32 espèces avifaunes nicheuses avérées, dont le Flamant rose, Gallinule poule-d'eau, Bécasseau minute, Echasse blanche,Tadorne casarca, Marmaronette marbrée, Foulque macroule et fuligule nyroca une espèce rare, a-t-il précisé.

Il a touché outre la zone humide naturelle le lac Sebkhat El Maleh (El-Menea), d’importance mondiale classée en 2004 sur la convention de Ramsar, la zone humide naturelle non classée de Fayget El-Gara près d’El-Menea ainsi que les zones humides artificielles créées à la faveur d’un programme de traitement des eaux usées, de préservation de l’environnement et des ressources hydriques constituées essentiellement de stations d’épuration des eaux usées (STEP) de Kef Doukhène (exutoire de l’oued-M’Zab) à El-Atteuf, et celles de Berriane et de Guerrara ainsi que les rejets d’Oued N’Chou , Oued Noumerat, Métlili et Zelfana, selon le responsable du réseau d’observateurs ornithologues.

Ces zones humides disposent d’une biodiversité importante et abritent une variété d’espèces d’oiseaux migrateurs en constante croissance, passant de 4.328 individus en 2018 à 4.855 en 2019, dont une partie inscrite sur la liste des oiseaux menacés, élaborée par l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN).