Fondation de la Casbah :: «Le site risque de disparaître», avertit Ali Mebtouche
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Lundi 06 Avril 2020
Journal Electronique

La Casbah d’Alger reste la boîte de Pandore qui renferme toutes les tares de la gestion publique. Des années depuis le début de la restauration de l’ancienne médina, les problèmes restent encore soulevés. Bien que plusieurs plans d’action soient établis, des équipes d’experts consultées et chargées de la tâche, La Casbah ne cesse de tomber en ruine.

La volonté et l’implication de tout un chacun sont requis pour préserver de l’anéantissement d’un pan de notre histoire. Dans ce but, la fondation Casbah affiche sa volonté de porter secours à l’antique Icosium et lance un énième appel à toutes les parties concernées pour se pencher sérieusement sur le cas de La Casbah, avant qu’il ne soit définitivement trop tard. Ali Mebtouche, président de la fondation Casbah, n’est pas allé du dos de la cuillère pour interpeller et le citoyen et les autorités sur le devenir du site. Lors d’une conférence animée, hier, à Bab Jdid, à Alger, il lance un ultime appel pour sauver ce qui reste encore de la médina qui est au cœur d’un débat interminable, mais qui ne donne aucun fruit. Un documentaire de 90 minutes réalisé par Bouras Athmane, pour le compte de la fondation, montre l’ampleur des dégâts que subit cette cité séculaire. Des chantiers de rénovation à l’abandon, des amas de gravas non déblayés, des murs qui menacent de s’effondrer à tout moment, des ruelles obstruées par les décombres qui bloquent les accès des maisons. Rues Mohamed-Arouri, Nefissa, les Frères Bourkik, les Frères Bouderias, Dar Moulay, impasse Smala, Sidi-Dris-Hamadouche, Saïd-Kadi, Bir Djebbah…, autant de rues et d’adresses dont l’état de délabrement frôle l’irrécupérable. Des citoyens plongés dans la précarité la plus affligeante. Insalubrité, murs lézardés, et les étaiements en bois blancs qui font à présent partie des décombres semblent n’être là que pour rappeler un semblant d’intervention. L’intérieur des maisons n’est pas du reste. Les infiltrations d’eau, l’humidité, des plafonds en état de délabrement avancé et bien d’autres soucis, plus graves les uns que les autres, rendent la vie insupportable pour des dizaines de familles. Des habitants qui affirment n’avoir jamais été visités par un expert quelconque et qui n’ont bénéficié d’aucune mesure de relogement. Ce documentaire, qui réfute tout discours, est une preuve de la lenteur des opérations de renforcement et de restauration qui durent maintenant depuis plus de 30 années.

«On ne joue pas de la zorna dans une maison mortuaire»
Mebtouche ironise sur la Journée nationale de La Casbah, en disant : «On ne joue pas de la zorna dans une maison mortuaire.» Allusion aux festivités organisées à travers Alger pour célébrer cette journée du 23 février. «L’heure n’est pas à la fête, car La Casbah risque de disparaître», assène-t-il. La fondation, explique Mebtouche, est composée de bénévoles capables d’apporter secours à cette médina. Evoquant les propriétés privées, il déclare : «Nous avons effectué un recensement, rue par rue, des propriétaires de La Casbah et nous avons remis une copie aux chargés de la protection du patrimoine, mais rien n’a été fait à ce jour, aucun propriétaire n’a reçu de proposition, ni de restauration, ni de nationalisation des biens.» Mebtouche s’interroge sur l’avancement des travaux, sur le nombre d’entreprises algériennes ou étrangères qui ont été chargées des projets et des milliards qui ont été dépensés depuis près de 40 années. «Et le résultat est devant nos yeux, une Casbah qui tombe en ruine.» Certes, dit-il, «on a rénové des palais qui ont été mis à la disposition d’administrations et on a enjolivé quelques ruelles à l’occasion de passage des officiels, mais sans plus, le gros du travail est encore à faire et dans l’urgence».«Qu’on nous dise le nombre de maisons restaurées à La Casbah.» Il attire également l’attention sur les risques qui menacent La Casbah affirmant : «Si par malheur il y a des averses torrentielles ou un séisme de 5.5 sur l’échelle de Richter, il ne subsistera plus rien de La Casbah.» Mebtouche affirme que la fondation Casbah peut apporter un plus à l’opération de sauvegarde de La Casbah. «Nous avons des spécialistes de La Casbah, des architectes, des ingénieurs et des gens qui connaissent parfaitement les techniques de construction à l’intérieur de La Casbah. Qu’on nous laisse travailler.» Mebtouche exprime sa colère et sa révolte. «Je suis révolté contre l’Etat algérien car il n’a pas le droit d’abandonner ce patrimoine et toutes les autres casbahs d’Algérie», affirmant aussi que «rien n’arrêtera la fondation dans son entreprise de défense de La Casbah», ajoutant que «sauver La Casbah, c’est sauver notre passé et notre histoire». Pour sa part, Omar Hachi, historien et expert en restauration des sites historiques, s’offusque du nombre d’entreprises qui se sont succédé dans le projet interminable de restauration, préconisant «l’instauration d’une seule structure spécialisée pour la sauvegarde de La Casbah qui sera en mesure d’effectuer un véritable suivi des travaux». «Pourquoi tout ce retard sur la sauvegarde de La Casbah ?», s’interroge-t-il. Les moyens existent, mais très peu d’entreprises sont capables de restaurer La Casbah, affirme Hachi. «Il ne suffit pas de se spécialiser dans la construction pour prétendre à la restauration de La Casbah. Il faut savoir comment s’est construite La Casbah, faire la différence entre les types de construction et utiliser les matériaux appropriés» précise-t-il.
 Hakim Metref

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Ministèrede la solidarité
Dans le cadre de la prise en charge des familles démunies, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme organise, le 01 avril à 10h, avec la participation de plusieurs secteurs ministériels, des caravanes de solidarité. Le coup d’envoi sera donné par la ministre Madame Kaoutar Kirikou, et le ministre de l’Agriculture, Cherif Omar

 Protection civile

La direction de la Protection civile de la wilaya d’Alger organise, en collaboration avec les associations des vétérinaires et des maitres assistants, le 31 mars, deux opérations de désinfection à l’hôpital d’El Kettar (10h) et de Zemerli (14h).

Algérie Télécom

Algérie télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algérietelecom.dz. Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements directement sur le site web sans déplacement.

Djazagro

Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais
des expositions des Pins-Maritimes (Alger).

Urbanisme

La revue Vies de Villes organise, le 8 avril prochain à l’Ecole d’hôtellerie et de restauration d’Alger, une journée d’étude sous le thème «Concevoir l’habillage architectural : Esthétique, couleurs, métabolisme et durabilité».

Salon import-export

Le Salon import-export inter-africains Impex 2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Culture

La direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report, à des dates ultérieures, du Festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight. Le dépôt des candidatures à ces deux manifestations a été, donc, prolongé.

Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé pour faire
don de sang.

 

Centre d’études diocésain
Le centre d’études diocésain Les Glycines ferme ses portes et annonce la suspension de toutes ses activités culturelles et scientifiques jusqu’à nouvel ordre, et ce, en raison de la pandémie du coronavirus.

 

Radio DGSN
L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale émise sur les ondes de la radio Chaine I sera consacrée, le 01 avril  à partir de 16h, aux questions de l’utilité du confinement pour éviter la propagation de coronavirus.

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