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Grâce à l’institution militaire le pays a pu engager le processus des élections présidentielles, a affirmé, Samedi, à Alger, SG du RND, Azzedine Mihoubi, lors d’une rencontre avec les responsables chargés de la communication électronique organisée au siège du parti.

«  Ce processus est constitutionnel. Le grand mérite revient à l’ANP qui a protégé le front interne et réussi à atteindre cette étape suite à l’accompagnement qu’elle a assuré depuis l’enclenchement du hirak et de l’annulation des précédentes élections présidentielles », a-t-il affirmé. D’après Mihoubi, l’institution militaire a emprunté le chemin le plus sûr alors qu’elle aurait pu profiter de la conjoncture pour prendre les commandes du pays. Ce qui évité au pays « d’éventuelles dérives ». Le SG du RND a tenu à rappeler que l’ANP, en dépit de toutes les menaces externes, a préféré la voie du dialogue et de l’urne à l’issue desquels sera élu souverainement un nouveau président de la République.

Revenant au mouvement populaire, Mihoubi a estimé qu’après 30 vendredis de mobilisation, l’option des élections présidentielles s’impose davantage comme la solution la plus appropriée à la crise que traverse le pays. Selon lui, l’Algérie doit tenir ces élections présidentielles pour contrecarrer toutes les menaces.

« Le futur Président aura ensuite toute latitude d’ouvrir à nouveau le dialogue, de réviser la constitution, de rebâtir les institutions sur de nouvelles bases, ou de renforcer l’arsenal juridique existant dans le cadre de son programme présidentiel », a-t-il estimé. De ce fait, il a soutenu que les périodes de transition relève d’un principe antidémocratique car le peuple n’exerce pas sa souveraineté. Pis : « Ce choix est susceptible de prolonger la crise du pays ». Sur sa lancée, le patron du RND, a fait part de son opposition aux voix qui appellent à la dissolution des partis impliqués dans l’ancien système, soulignant que cette question relève du « populisme » car, a-t-il dit, la décision de dissoudre un parti politique revient à ses militants.

A propos de l’exclusion du RND du dialogue mené par l’instance nationale de dialogue et de médiation, Mihoubi s’est montré coopératif et a expliqué que son parti ne s’est pas senti touché par cette décision du moment que le but recherché serait « de solutionner la crise dans les meilleurs délais ».

Pour lui  la participation ou non du RND dans ce processus de dialogue est une question secondaire, rappelant que sa formation a exposé sa position dans le cadre d’une initiative politique soumise à l’opinion publique. Dans ce sillage, il a tenu à préciser également que les députés du RND ont grandement contribué aux débats initiés au Parlement autour des projets de lois, concernant l’instance d’organisation des élections et du code électoral. Mihoubi a rappelé que son parti n’a pas été une entrave dans tout ce qui été fait pour dépasser cette situation.

Karima Alloun Kordjani