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Les présidents du Mouvement de la société pour la paix (MSP) Abderrezak Mokri et du Front du changement Abdelmadjid Menasra ont affirmé samedi à Alger que la fusion entre les deux formations politiques procède d'"une conviction et d'un choix communs", précisant que cette décision "n'est pas fortuite, elle a été prise il y a plus de trois ans".

 

Lors d'une conférence de presse animée conjointement, M. Menasra a affirmé que "cette décision n'intervient pas sous la pression de la loi électorale", précisant qu'il s'agit d'"un acte stratégique qui s'appuie sur les expériences du passé, médite le présent et prépare l'avenir, et qui est aussi de nature à réhabiliter le processus politique et électoral".

Pour M. Menasra, la fusion entre les deux partis tend à "servir le pays, à soutenir la démocratie et à présenter aux citoyens une alternative face à l'impasse, la violence et la corruption".

Evoquant certains détails concernant cette fusion, il a indiqué qu'elle passera par trois phases, la première étant la préparation aux prochaines élections législatives pour une participation avec des listes communes sous la bannière du MSP.

La deuxième phase, "consensuelle et n'excédant pas une année, verra la tenue d'un congrès consensuel pour la dissolution du Front du changement et son intégration au MSP", a-t-il ajouté pour préciser en fin que "la dernière phase sera celle de la tenue d'un congrès démocratique et ordinaire".

De son côté, M. Mokri a salué "tous ceux qui ont contribué à la réalisation de la fusion entre les deux partis", ajoutant que cette fusion "se veut une réunification des cadres de l'école de cheikh Mahfoud Nahnah et qui jouissent d'une grande compétence". Il a en outre affirmé que les cadres et militants des deux partis "sont issus de la même école, ils réintègrent leur état naturel et initial après avoir été séparés par les circonstances".

Et de préciser que la présidence du  mouvement durant la période de transition sera alternée entre les deux parties.

A la question de savoir si le MSP comptait intégrer le gouvernement après les Législatives, M. Mokri a précisé qu'"il était prématuré d'évoquer la question", affirmant qu'aucune décision ne peut être prise à ce sujet qu'une fois les résultats des élections connus".