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 Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a décidé de désigner le directeur de la Santé et de la population, "comme ordonnateur secondaire du Fonds national de lutte contre le cancer" ce qui permettra de simplifier les procédures d'exploitation des ressources de ce fonds, consommées à hauteur de 3%
seulement depuis sa création.


Cette décision intervient après l'aval donné à la proposition faite par le secteur des finances concernant l'amendement de la nomenclature des dépenses du compte d'affectation spéciale n 302-138 relatif au " Fonds national de lutte contre le cancer".


Le ministre de la Santé, Mohamed Miraoui, avait auparavant annoncé cette décision lors de sa présentation du budget du secteur devant la Commission des Finances de l'Assemblée populaire nationale (APN) autour du Projet de loi de finances de l'exercice 2020 (PLF).


Pour M. Miraoui, ce nouveau dispositif vise à " faciliter et simplifier les procédures, ainsi que le rapprochement des services de la santé, dans le but de prendre connaissance de leurs besoins financiers afin de soutenir le programme de lutte contre le cancer".


A rappeler que le Fonds national de lutte contre le cancer a été créé en 2011, doté d'un montant de 3 milliards de dinars algérien (DA), et qui s'élève d'année en année, du fait de l'impôt institué et imposé par la Loi de finances de chaque année, sur le tabac, les boissons gazeuses sucrées et sur l'alcool.


Selon le chargé du suivi et de l'évaluation du Plan national de lutte contre le cancer 2015/2019, le Pr Messaoud Zitouni ce Fonds ayant accompagné le Plan, " n'a été utilisé qu'à hauteur de 3%" expliquant ceci, par " l'absence de textes juridiques devant accompagner le Fonds et qui sont à même de permettre d'exploiter ses fonds au profit des patients
atteints".


Le montant des recettes du Fonds consacré à la lutte contre le cancer s'était élevé, d'après le ministre de la Santé, à plus de 41 milliards de centimes, tandis que le montant global des programmes ayant été élaborés par les services de l'Administration centrale au titre de l'exercice 2019/2020, à " plus de 3 milliards de centimes".
Les cas de cancer enregistrés annuellement en Algérie dépasse 44.000 nouveau cas, d'après le Registre national du cancer de l'année 2017.


Le cancer colo-rectal, du poumon, de la vessie et de la prostate sont les types de cancer les plus répandus chez l'homme, tandis que le cancer du sein, colo-rectal, du col de l'utérus et de l'appareil digestif sont parmi les types de cancer les plus répandus chez les femmes, rappelle-t-on.

APS