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Dimanche 12 Juillet 2020
Journal Electronique

Rues vides, mosquées désertes …  la Covid gâche la joie de l’Aïd

 Les Algériens ont célébré l’Aïd El-Fitr sous le spectre  de la pandémie du coronavirus qui a plongé Alger  et les autres villes du pays dans un silence insolite, jamais connu de mémoire d’Algériens.

Des images hallucinantes de mosquées et de rues désertées, vides de ces groupes de personnes allant d’un quartier à un autre pour rendre visite aux proches. Ce fut une célébration sans ferveur, ni ambiance dans des agglomérations où aucune voiture ne circulait. Le rituel ancestral a dû être bousculé mais la population a fait preuve de discipline et de solidarité en ce temps de crise sanitaire qui a fait, à ce jour, plus de 8.000 cas confirmés et 600 décès. Ces chiffres ont accentué le sentiment d’angoisse qui plane, depuis le mois de mars dernier, pour devenir pesant en ce jour de fête où la joie s’exhibe dans les placettes et les quartiers. Autre paradoxe, l’Aïd est passé sans ces nuées d’enfants aux habits flambant neuf. Ils ont dû s’adapter à la nouvelle donne sans trop exiger des parents déjà laminés par cette période de confinement. Ils ont dû contenir leur exubérance. Et une fois n’est pas coutume, le parfum des gâteaux de la fête qui s’exhalait des maisons n’embaumait plus les quartiers populaires. On ne s’est même pas rendu compte si le programme des permanences au premier jour de l’Aïd a été respecté. Les quelques boulangeries et magasins d’alimentation générale au centre-ville n’ont pas été plus pris d’assaut comme les années précédentes. Pour nombre de citoyens, la Covid-19 a gâché la fête.

Un véritable front interne patriotique a créé un ciment entre les gouvernants et les gouvernés

LA LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE DU CORONAVIRUS (COVID-19) a permis de remporter plusieurs défis contre cette maladie, a affirmé hier le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Le premier de ces défis a été, selon lui, celui des tests, le deuxième celui du traitement des malades et le troisième porte sur les masques de protection.

« N ous sommes arrivés à travers cette expérience, dans les faits, à un véritable front interne patriotique qui a créé un ciment entre les Algériens, entre les gouvernants et les gouvernés», a déclaré à la presse Abdelaziz Djerad, qui a assisté au point de presse quotidien sur l’évolution de la pandémie. Le Premier ministre a indiqué que le premier défi qui a été relevé est celui des tests. «Depuis le début, nous avons lancé le défi des tests. Nous avons réussi à avoir le maximum de tests que nous avons importés. Maintenant, nous sommes en train de les fabriquer sur place. Nous sommes en train de tester parce que le test permet réellement d’arriver à comprendre l’échantillon réel des gens contaminés», a précisé Djerad, ajoutant que «nous sommes arrivés à un chiffre au-delà de 7.000 tests et nous avons aujourd’hui beaucoup de capacités en matière de dépistage». 

Le Premier ministre a indiqué que le deuxième défi que «nous avons gagné très tôt, avant beaucoup de pays est celui du médicament: l’hydroxy-chloroquine». «Nous l’avons utilisée, elle a donné de très bons résultats et elle continue de donner de très bons résultats», a-t-il assuré. Le troisième défi porte sur les masques de protection, a poursuivi le Premier ministre, soulignant que les pouvoirs publics «ont commencé à exiger leur utilisation il y a déjà deux mois, contrairement à ce que prétendent certains». «Aujourd’hui, nous voulons que le masque soit obligatoire et que tous les citoyens l’utilise. Nous avons distribué 9 millions de masques et nous allons continuer», a-t-il assuré.

Djerad a indiqué ensuite que l’autre défi est celui de la prise de conscience du citoyen. «Je pense que les citoyens sont en train, petit à petit, de comprendre l’importance et l’exigence de l’utilisation du masque», s’est-il félicité, relevant qu’il s’agit d’un «problème de responsabilité individuelle et collective». «Les Algériens sont en train de comprendre que leur rôle est essentiel et que tout ce qui se fait est dans l’intérêt du citoyen», a-t-il souligné. Le Premier ministre a appelé à avoir confiance dans les compétences médicales algériennes, rendant hommage aux «médecins algériens pour le rôle extraordinaire et fabuleux qu’ils assument sur le terrain», rappelant que certains d’entre eux ont payé de leur vie leur engagement, alors que d’autre sont, jour et nuit, dans les hôpitaux sans voir leurs familles.

Le risque d’une contamination à grande échelle est réel

A quelques jours de l’Aïd El Fitr, les autorités algériennes craignent une propagation massive de la Covid-19. Les visites familiales et amicales, le recueillement sur les tombes des proches sont des  traditions qui peuvent y contribuer.

Les rassemblements propres à l’Aïd sont un climat propice pour la propagation du virus. Le président de la République a d’ailleurs instruit, lundi dernier, lors de sa rencontre avec le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus, le Premier ministre de renforcer les mesures de prévention durant l’Aïd. Pour le Pr Tahar Rayane, chef du service néphrologie au CHU Nefissa-Hammoud à Hussein Dey, à défaut d’aller vers un confinement total, des mesures supplémentaires ou renforcées doivent être mises en place. «Le confinement total est impossible à mettre en place. Cette démarche exige d’énormes moyens financiers, matériels, logistiques et humains», reconnaît le Pr Rayane, qui propose néanmoins quelques dispositions à prendre à la veille de l’Aïd. «La célébration de l’Aïd El Fitr se fait à travers des pratiques sociales dont nous pouvons nous passer. Nos concitoyens peuvent faire un effort pour la sécurité de la population», ajoute-t-il. Le spécialiste plaide pour le rétrécissement des horaires du confinement partiel et l’obligation du port du masque. «Le port du masque doit être un réflexe, surtout après le déconfinement. Sinon la pandémie repartira de plus belle», prévient-il.

Journée nationale de l’étudiant

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a mis en avant, hier, à Alger, la détermination de l’Etat à renforcer le rôle de l’Ecole et de l’Université pour répondre aux exigences du développement et aux besoins de l’économie.

En présence du conseiller à la présidence de la République, Abdelhafid Allahoum, et de membres du gouvernement, Djerad a affirmé, dans une allocution à l’Université de la formation continue (UFC, Dély Ibrahim), à l’occasion du lancement de la diffusion à titre expérimental de la chaîne El Maârifa coïncidant avec la célébration de la Journée nationale de l’étudiant, que «l’Etat est déterminé à consolider le rôle de l’Ecole et de l’Université en vue de répondre aux besoins du développement et de l’économie, en sus des autres missions académiques et de recherche». Pour ce faire, le Premier ministre a affirmé que les deux systèmes universitaire et éducatif «doivent être au diapason du développement des programmes d’acquisition du savoir, en recourant aux nouvelles technologies (NTIC) de manière à permettre à nos universités et écoles de s’adapter à l’évolution rapide des sciences».

le président de la République a instruit le Premier ministre de procéder à l’examen des mesures complémentaires au confinement sanitaire à l’occasion de l’Aïd El- Fitr, tant en ce qui concerne la durée horaire du confinement que la garantie de la disponibilité des masques, les déplacement entre wilayas et la visite des cimetières.

Elargissement de l’enquête épidémiologique à toutes les wilayas

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La Radio algérienne organise, le 12 juillet , une journée de sensibilisation sur la pandémie de coronavirus, retransmise par les 48 radios régionales et les chaînes nationales.

 

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Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès Kouider sur la page facebook

 

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Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


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Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

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Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

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La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou fait part du report du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours du Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. Le délai de dépôt des candidatures à ces deux manifestations est donc prorogé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang

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