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Vendredi 29 Mai 2020
Journal Electronique

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, ce dimanche , une réunion du Conseil des ministres, sanctionnée par un communiqué, dont voici le texte intégral :

«Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé, le dimanche 19 avril 2020, la réunion périodique du Conseil des ministres. A l’entame de la réunion, le Premier ministre a présenté le bilan des activités du gouvernement depuis la tenue, le 22 mars dernier, de la dernière réunion du Conseil des ministres. S’en est suivi un exposé du ministre de la Justice, garde des Sceaux qui a présenté, pour débat et adoption, un avant projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 portant Code pénal. Les dispositions du texte proposent une adaptation de cette loi avec les mutations survenant dans le pays, afin de prendre en charge les nouvelles formes de criminalité qui en découlent, et combler le vide dans le système juridique en matière de gestion des crises. Les dispositions, adoptées par le Conseil des ministres, proposent aussi de criminaliser les actes qui se sont répandus ces dernières années au point de menacer la sécurité et la stabilité du pays, notamment la diffusion de fake news pour porter atteinte à l’ordre et à la sécurité publics, l’atteinte à la sûreté de l’Etat et à l’unité nationale, la falsification en vue de l’obtention d’aides publiques financières, matérielles et en nature, ainsi que d’exonérations fiscales. Il s’agit aussi d’actes portant atteinte à la probité des examens et concours, de mise en danger d’autrui ou à leur intégrité corporelle. Il est question également d’un durcissement des peines pour les crimes d’outrage et d’agression contre la personne de l’imam, destruction ou profanation de lieux de culte publics, et enfin l’augmentation des limites, minimales et maximales, de l’amende relative à la violation des règlements émanant de l’administration. Intervenant au terme de cet exposé, le président de la République a affirmé que ce projet s’inscrivait dans le cadre de ses engagements, notamment pour ce qui a trait à la moralisation de la société et de l’administration, et à la rupture définitive avec les pratiques ayant porté atteinte à l’image de l’Etat et à la probité de ses cadres dans le cadre d’un Etat fort et équitable sans aucune ambiguïté entre la liberté et l’anarchie. Et d’ajouter : ‘‘nous sommes déterminés à édifier une véritable démocratie, étant une revendication populaire irréversible, une démocratie accordant à tout un chacun la place qu’il mérite indépendamment de sa position sociale.’’ Le président de la République a fait observer que ‘‘ pareille démocratie que nous ambitionnons de construire ensemble, n’arrange pas ceux qui ont répandu la corruption sur la terre en amassant des fortunes suspectes et bénéficié de privilèges indus en usant de différents moyens.

ENTRE 50 ET 70% DES DONNEURS DE SANG HABITUELS ONT CESSÉ D’ACCOMPLIR CE GESTE qui permet de sauver des vies. Selon la directrice générale de l’Agence nationale de sang (ANS), le Dr Lynda Ould Kablia, «le confinement et la peur de la pandémie expliquent cette situation».

D epuis la mise en application des mesures de confinement, les donneurs boudent les centres de transfusion sanguine. «Pourtant, aucun cas de transmission du Covid-19 par voie parentérale, transfusion ou autre n’a été rapporté», explique le Dr Ould Kablia, affirmant que la situation est préoccupante puisque les banques de sang sont contraintes de recourir aux réserves pour répondre aux besoins des malades. «En temps normal, nous collectons annuellement jusqu’à 600.000 poches avec une augmentation annuelle de 8%», rappelle-t-elle. Mais depuis les mois de mars et avril, la collecte a considérablement baissé. «Des institutions, comme la DGSN, habituées à collecter du sang parmi leurs agents, ont ajourné ce genre d’opération, et la collecte mobile qui assurait un tiers des collectes au niveau des camions de transfusion installés sur les placettes, n’assure que 2 à 3 poches par jour», se désole le Dr Ould Kablia. Face à cette situation, une réunion s’est déroulée dernièrement au siège de l’ANS pour aborder la question de la sécurisation des dons de sang des donneurs, receveurs ou personnel médical. Des mesures ont été également prises. Il s’agit d’ajourner de quatre semaines le don de tout candidat ayant séjourné dans une zone ou ayant eu un contact avec un cas de Covid-19.

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, effectue lundi une visite de travail et d'inspection dans des structures de santé d'Alger afin de s'enquérir du suivi de l'évolution de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) et de la prise en charge des personnes qui en sont atteintes.

Le Président Tebboune a entamé sa visite d'inspection au CHU de Beni-Messous où il s'est entretenu avec le personnel soignant de cet établissement, l'un des plus importants de la capitale, ainsi qu'avec des citoyens contaminés par le Coronavirus qui y sont suivis en isolement. Il devra poursuivre sa visite en se rendant dans d'autres structures de santé et pharmaceutiques de la capitale. (APS)

«NOUS SOMMES TRÈS OPTIMISTES POUR L’ALGÉRIE»

Propos recueillis par Assia Boucetta 

Lylia Oubraham, qui connaît la réalité du terrain, salue le plan d’action, précocement élaboré par l’Algérie dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Elle revient, dans cet entretien, sur les résultats positifs enregistrés dans certaines wilayas avec le traitement par la chloroquine. Pour elle, il est trop tôt pour parler de déconfinement.

L’OMS suit de très près l’évolution du Covid-19 dans le monde. Qu’en est-il en Algérie ? 

Nous sommes face à la même évolution partout. Nous restons, toutefois, très optimistes pour l’Algérie puisque nous n’avons pas le même nombre de cas et encore moins de décès. La situation n’est pas aussi dramatique qu’en Europe. Pourtant, la pandémie a commencé pratiquement au même moment et l’afflux entre les deux rives était très important. Il aurait été très dramatique si l’Algérie affichait le même tableau de la propagation du virus qu’en France. L’OMS croit que le pays enregistre beaucoup moins de cas confirmés et de décès en raison des mesures prises précocement par le gouvernement. La fermeture des écoles et de plusieurs établissements administratifs et cultuels le 12 mars dernier a permis de réduire de façon considérable la transmission du virus. Il faut savoir que le coronavirus a un pouvoir de contamination rapide et très important. Ces mesures ont donné des résultats satisfaisants.

Comment évaluez-vous le respect des gestes barrières et des mesures de confinement ?  

Il existe, certes, des dépassements de la part de certains citoyens qui refusent de se plier à ces mesures. Mais la grande majorité de la population a pris conscience du danger. Les citoyens ont cherché à comprendre, à s’informer et à se protéger.

L’Algérie avait-elle raison de se concentrer sur la localisation des personnes malades et de limiter le confinement total ?

Les mesures de confinement doivent suivre l’évolution de la maladie. Les autorités ont été très logiques dans leur démarche en suivant crescendo la propagation de l’épidémie. Il est inutile de paralyser tout un pays pour quelques cas dans une wilaya, sachant que les répercussions sanitaires, économiques, sociales et psychologiques sur la population sont importantes. Le confinement total s’impose et reste l’ultime solution dans le cas où les autorités sanitaires seraient dans l’incapacité de contrôler la transmission. C’est ce qui s’est produit à Blida et c’est une excellente décision. Ce n’est pas le cas à Alger où la progression de la maladie demeure plus lente, et le confinement partiel a donné d’assez bons résultats. Sur le terrain, tout laisse à croire que nous sommes dans un confinement total puisque la population est profondément convaincue que c’est le seul moyen pour arriver à casser la chaîne de transmission de la maladie. Elle suit, d’ailleurs, avec beaucoup d’intérêt les débats scientifiques sur les gestes barrières. On voit qu’elle a pris ses dispositions en matière de bavette et de gel hydroalcoolique même s’il aurait mieux fallu laisser la priorité de la disponibilité des masques pour le personnel soignant.

Effet direct du confinement , le commerce en ligne connait un net engouement. «Aujourd’hui, plus qu’un effet de mode, c’est devenu une nécessité», estime Djamila Hamou, sociologue qui ne cache pas sa fréquentation des boutiques «virtuelles».

Comme les startup et les particuliers, ces dernières proposent divers produits dont elles assurent la livraison. Textile, articles de maison, denrées alimentaires, jouets, électroménager…on y trouve presque tout. L’alimentaire surtout voit ses commandes, via le Net, exploser. «Les clients ont déserté les marchés. Ils préfèrent se faire livrer à domicile que de faire leurs emplettes», confie Krimo Ghabrine, vendeur de fruits et légumes à Bab El Oued. Ce commerçant, depuis la crise du Covid-19 assure, chaque jour des livraisons à domicile. A cet effet, il a créé une page Facebook professionnelle pour se rapprocher davantage des clients. Il a non seulement gardé les «anciens», mais fidélisé de nouveaux. «On n’a pas le choix et on doit survivre économiquement face au Covid-19 », soupire-t-il. Pour l’économiste et expert international, le professeur Abderrahmane Mebtoul «le ecommerce est appelé à se développer en Algérie». Il met cependant en garde contre les risques d’arnaque. Spécialiste en technologie de l’informatique et de la communication, (TIC), Kamel Boutrache estime que les Algériens se sont déjà adaptés aux nouvelles technologies, notamment dans les grandes villes.«Le confinement a poussé davantage les citoyens à faire leurs achats, commander un repas ou chercher un plombier via internet. La crise nous ébranle et nous devons nous adapter à la situation», soutient-il. Le président de l’Association nationale de protection du consommateur «El Aman», Hacène Menouar, voit dans cet intérêt du consommateur pour ce nouveau mode de transactions «un bon signe». Le chef de service de la protection du consommateur et de la lutte contre la fraude à la Direction du commerce de la wilaya d’Alger, Abdelouahab Harkas, a rappelé que dans le communiqué des services du Premier ministre qui a mentionné l’autorisation d’exercer à plusieurs catégories d’activités indispensables aux citoyens, la vente en ligne n’a pas été mentionnée. «C’est parce qu’elle ne représente pas un danger pour la santé des consommateurs», fait- il remarquer. Le site «Jumia Algerie», spécialisé dans le e-commerce a décidé de renoncer pour sa part à quelques frais de livraison sur les produits sanitaires et alimentaires pour éviter notamment de nourrir la spéculation, annonce Nouha Benkouider, chargée de marketing et des relations publiques. Mieux, poursuit-elle, Jumia Algérie a retiré de sa plateforme plusieurs vendeurs qui ont tenté de vendre plus cher. En outre, «la livraison des commandes est gratuite pour le personnel hospitalier et réduites sur les produits sanitaires». «Les livreurs ont été formés également à une livraison sans contact avec le client pour éviter la propagation de l’épidémie du coronavirus», tient-elle à signaler. Jumia collabore avec différents partenaires comme les supermarchés UNO qui se lancent dans la livraison à domicile et l’entreprise Danone Djurdjura Algérie qui envisage de livrer, sous peu, des repas probablement aux personnes nécessiteuses ou au personnel médical. 

Samira Sidhoum

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    • Google ouvre son application de conférences vidéo au grand public

      Google a annoncé mercredi la mise à disposition gratuite de la plateforme de conférences vidéo, Google Meet, destinée au grand public.

      L'application va être progressivement étendue au grand public dans les prochaines semaines, à condition de disposer d'un compte Google (Gmail) ou d'une "identité Google", que l'on peut créer avec n'importe quel email personnel ou professionnel.

      Google Meet était jusqu'à présent réservé aux clients professionnels, soit 6 millions d'entreprises et organisations qui utilisent G-Suite, la gamme de logiciels de Google (avec les emails, le calendrier, le partage de documents, etc).

L'agenda

Radio DGSN

L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale, émise sur les ondes de la radio Chaîne I, sera consacrée, le 27 mai à partir de 16h, aux préoccupations et questions des auditeurs dans le domaine de la sécurité routière.

 RND

Le Rassemblement national démocratique (RND) organise,  le 28 mai à 8h, au Centre international des conférences AbdelatifRahal à Alger, son congrès extraordinaire.

 

Assurance et finance islamique 

Sous le patronage du Haut-Conseil islamique, la 2e édition du Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.

 

Salon Impex2020
Le Salon Import-export inter-africain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Djazagro
Le Salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins Maritimes d’Alger.

Culture
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report à des dates ultérieures du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. La date limite de dépôt des candidatures à ces deux manifestations à été donc prorogée.

Algérie Télécom
Algérie Télécom a lancé le 27 mars dernier le service de demande de lignes téléphoniques et celui de la signalisation des dérangements via son site web www.algérietelecom.dz .Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre via le courrier électronique les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements sur le site web sans déplacement.

 

 

 

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

Football

Sports Divers

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