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YouTube Music débarque sur le marché du streaming musical
Mercredi 18 Juillet 2018
Journal Electronique

 Par Rachid Moussa

Beaucoup de questions après l’annonce du lancement du nouveau service de streaming musical de Youtube, la plateforme de Google. Le marché étant bien établi avec deux grands leaders   mondiaux, le suédois Sporify et Apple music, les observateurs s’interrogent pour savoir si le   géant de la recherche sur internet   a trouvé le bon modèle pour bouleverser tout cela.

Après plusieurs mois d’annonces et de préparatifs, la plateforme de streaming de Google, Youtube officialise le lancement de YouTube Music, une nouvelle version de son service de musique en streaming. Il vient en remplacement de YouTubeRed avec de nouvelles fonctionnalités.

Cette annonce vient au moment où le marché de la musique prend des couleurs et retrouve le chemin de la forte croissance après les soubresauts fracassants induits par la dématérialisation des fichiers et l’explosion de la circulation et de l’échange des fichiers musicaux sur internet.

Dans sa quête de riposte pour trouver le modèle économique adéquat, l’industrie musicale a adopté le streaming comme un levier de distribution pertinent au point qu’il est actuellement devenu la locomotive du marché musical mondial. « Marché mondial de la musique : le streaming mène désormais la danse », titre le site français www.lesnumeriques.com, en ouverture d’un papier daté du 24 avril dernier dans lequel, il est confirmé que « le streaming en ligne est désormais la première source de revenus pour le marché de la musique enregistrée dans le monde. » Le site s’appuie sur les statistiques fournies par la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI), pour son bilan 2017, dans lequel lesnumerisques.com a retenu les principaux indicateurs suivants : « +41 % : c'est la très spectaculaire croissance qu'a connu le chiffre d'affaires du streaming musical dans le monde en 2017 — faisant suite au mirobolant +60,4 % déjà enregistré sur l'année 2016. »

 

Le streaming en booster

Dans ce lot, le streaming musical s’accapare la plus importante portion de revenus en enregistrant «  à lui seul 6,6 milliards de dollars, soit 38 % des rentrées d'argent globales», ce qui fait penser au journaliste du site français que tous « ces chiffres confirment des tendances déjà nettement constatées en 2016, et montrent que l'industrie semble enfin avoir trouvé la clé de la transition au dématérialisé. »

Le marché du streaming musical est entrain de se structurer avec principalement deux grands acteurs qui mènent la barque. Toujours en butte avec ses problèmes de rentabilité, le leader suédois Spotify caracole loin devant avec prés de 75 millions d’abonnés annoncés il y a à peine quelques semaines. Depuis son introduction en bourse, en avril dernier, il est en effet tenu de communiquer sur sa situation financière. Un moment fort attendu par les analystes impatients d’en savoir un peu plus sur son modèle économique.  « C'est donc peu dire que la plateforme était attendue au tournant, puisque c'est la première fois que les marchés et les analystes peuvent enfin explorer concrètement la situation financière du champion de la musique en ligne », écrit le site du quotidien économique français latribune.fr,dans son papier mis en ligne le 3 mai, en indiquant que son « chiffre d'affaires des trois premiers mois de l'année s'établit à 1,13 milliard d'euros. Le positif est qu'il est en hausse de 26% sur un an. Mais le négatif est qu'il stagne (-1%) par rapport au quatrième trimestre 2017. »

Seul acteur sur ce marché   à ne pas être issu du monde de l’internet, Spotify maintient le cap en dépit de son modèle économique encore déficitaire en consolidant la qualité de ses offres par des partenariats avec les grands majors mondiaux de la musique. Après plusieurs mois de tractations, il a pu conclure, en 2017, avec l’Universal Music Group, « un nouvel accord pluri-annuel de licence avec des conditions d’accès aux nouveaux albums qui favorisent les abonnés premium », rapporte le site d’information itespresso.fr qui explique les termes de cet accord selon lesquels, « les abonnés payants de Spotify disposeront de l’exclusivité des nouveaux albums des artistes d’UMG sur une période de deux semaines. Ensuite, ils seront mis à disposition des membres se contentant du service gratuit de Spotify (en contrepartie de diffusion de publicité) », écrit-il.

Derrière lui, vient le service de streaming musical   Apple Music de la firme à la pomme qui a fait son dans le business des terminaux numériques et de l’internet. Son patron vient en effet d’annoncer le chiffre de 50 millions d’auditeurs, incluant les auditeurs en gratuit. Certes arrivé un peu tard, et en seconde position sur ce marché, Apple « bénéficie d’une énorme puissance de feu marketing, d’un parc matériel installé extrêmement vaste et d’une importante expertise dans l’industrie du disque grâce à la plateforme iTunes », analyse le site latribune.fr

Le pari de Google

C’est sur ce marché aux parts de marché bien disputées qu’atterrit Google avec son nouveau service YouTube Music, lancé dans l’espoir de challenger les acteurs forts en place. « Bien décidé à se faire une place sur le juteux marché du streaming musical , YouTube a annoncé l'arrivée de son offre ‘’Music ‘’le 22 mai prochain, une version réunifiée et améliorée de ces précédentes initiatives plutôt hésitantes dans le streaming musical », annonce le site lesechos.fr dans un papier inséré le 17 mai dernier, tandis que dans un autre papier daté du 8 décembre 2017, ce même site écrivait : « Il faut dire que, lorsqu'un secteur du numérique se porte bien, Google veut y prendre sa part. Côté bonne santé, le streaming a déjà su convaincre . Le marché est  en constante progression. »

Pour ce nouveau service, YouTube Music, le modèle économique retenu ne sera pas totalement différent de ses concurrents avec une version gratuite incluant de la publicité et une version payante à 9,99 dollars par mois. Il sera opérationnel dans cinq pays (USA, Nouvelle Zélande, Australie, Corée du Sud et Mexique) et devra arriver ‘’dans les prochaines semaines’’ dans d’autres pays comme la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Espagne. Le nouveau service absorbera automatiquement ceux qui avaient déjà souscrit à Google Play Music. Le service sera aligné sur les autres acteurs du marché en termes de politique tarifaire puisqu’il contiendra une version gratuite à laquelle sera associée de la publicité, ainsi qu’une autre version, payante avec un abonnement fixé à 9.99 dollars par mois.

Mais en plus de cela, Google compte faire jouer la synergie de ses puissantes applications pour ajouter à son offre des playlists ainsi que des outils performants de recommandation. Sur ce dernier point, la firme mettra à contribution sa logistique de géolocalisation, pour garantir des recommandations bien ciblées : « A l'aéroport, on vous recommandera quelque chose de relaxant avant un vol. A la salle de gym ? On vous suggérera des rythmes accompagnant votre rythme cardiaque » promet Google dans sa communication de lancement du nouveau service.

D’autre part, Google compte également présenter une offre enrichie avec des atouts dont ne peuvent disposer ses concurrents. « Si le nombre de chansons sera sensiblement identique grâce à des accords avec les grandes maisons de disques, YouTube Music sera enrichi par des vidéos de concerts, de remix non officiels ou de parodies », écrit letemps.ch, en citant unxeprt qui affirme que «ces contenus vont être au cœur du nouveau service. Spotify et les autres ne peuvent pas rivaliser dans ce domaine.»

Par cette offre, Google semble avoir bien pris la mesure de la contrainte à laquelle il est soumis pour monétiser ses 800 millions d’utilisateurs de YouTube qui en même temps sont de potentiels consommateurs de musique. Soucieux d’investir le créneau sur streaming musical, il a lancé de nombreux offres et services, au point de brouiller la vision des utilisateurs. « Google a lancé une série de produits dans la veine de son service de streaming - créant une certaine confusion chez les utilisateurs - sans jamais réussir à les rendre populaires », constate leschos.fr qui évoque les différentes offres de Google en rapport avec l’écoute de la musique. Pour le site du journal suisse letemps.ch, Google n’a jamais désespéré d’investir ce marché même si ses différentes tentatives se sont jusqu’à présent avérées peu concluantes. Cependant, au regard de dispositions prises et du plan annoncé, le site rapporte les propos du directeur du cabinet MIDiA Research, selon lequel : «Si YouTube Music n’est pas la première tentative d’Alphabet dans le streaming, c’est certainement la plus importante».

 

Une offre mieux ciblée

 

En 2011, Google lance Google Play Music, une offre d’écoute de la musique en ligne par abonnement avec possibilité d’accéder à un catalogue contenant plus de 30 millions de titres ainsi que d’intégrer ses propres titres. En 2014, « Google avait lancé un service payant, baptisé YouTube Music Key et resté cantonné à la version bêta », rapporte le site latribune.fr avant de préciser que la firme compte mettre le paquet avec le nouveau YouTube Music sur une politique marketing agressive pour faire décoller le business ; « Un domaine dans lequel excelle Apple, devenu numéro 2 du marché en seulement 3 ans d'existence », précise latribune.fr

Le nouveau service de Google emporte avec lui l’ancien YouTube Red, service premium de visionnage de vidéo sans publicité, lancé en 2015. « Le service est rebaptisé YouTube Premium. Comme dans son ancienne mouture, il permettra d'accéder à toutes les vidéos sans pub, ainsi qu'aux contenus originaux, comme la série Cobra Kai, note latribune.fr en ajoutant que, comme nouveauté, « YouTube Music sera obligatoirement intégré dans le service - de quoi bénéficier directement de la base d'abonnés acquise par YouTube Red depuis trois ans. »

En plus du défi de stabiliser son offre pour pouvoir fidéliser les usagers et attirer le maximum de souscriptions, Google devra également assumer son nouveau statut d’éditeur avec tout cela suppose comme obligations en matière de droits d’auteur.

Le géant de la recherche sur le net s’est toujours défendu d’être un ‘’éditeur de contenus’’, pour se soustraire à de nombreuses contraintes notamment celles édictées par les réglementations relatives au droit d’auteur ainsi que celles des médias.

En vertu des dispositions contenues dans une directive européenne de 2000, la plateforme YouTibe bénéficie du statut ‘’d’hébergeur passif’’, d’où un droit de se libérer des obligations de rémunération des droits d’auteur.

« Avec sa nouvelle plate-forme, difficile pour le service d'échapper désormais au statut d'éditeur », avance le site latribune.fr qui croit savoir que « Google a donc lancé une série de négociations avec des maisons de disques  dopées grâce à l'écoute en ligne . La troisième major du secteur, Warner Music Group, a déjà signé un accord. YouTube serait désormais en contact avec Sony Music Entertainment, Universal Music Group et Merlin, consortium regroupant des labels indépendants. »

R.M

 

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Ministère des Ressources en eau

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, effectuera, jeudi, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj.

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Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise, jusqu’au 15 septembre, une caravane de sensibilisation autour de son secteur.

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L’Université Abdelhamid-Ibn-Badis de Mostaganem accueille, jusqu’à jeudi, le 70e colloque de la conférence internationale pour l’étude et l’amélioration de l’enseignement des mathématiques (CIEAEM).

Ministère du Commerce

Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, présidera, mercredi à 13h30, au niveau de l’Agence nationale de la promotion du commerce extérieur, une rencontre d’évaluation des propositions du club des exportateurs algériens relatives à la promotion des exportations agricoles.

APN

La Commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté nationale à l’étranger, présidée par Abdelhamid Si Afif, achèvera mercredi ses visites d’inspection dans certains ports et aéroports.

HCI

Sous le haut patronage du Haut-Conseil islamique et avec la collaboration de l’association Saafi, spécialisée dans la finance islamique, un colloque international sera organisé les 24 et 25 novembre au palais de la culture, à Alger, sur le thème  «L’assurance takâfoul et son rôle dans le développement économique global».

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