Economie des réseaux sociaux :Aux limites de la vitesse de croisière ?
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Dimanche 09 Décembre 2018
Journal Electronique

De grands noms de l’économie de l’internet donnent des signes d’essoufflement , ce fut d’abord le dévissage en bourse de Facebook, puis le recul de la valeur de Twitter, et, tout récemment, une baisse du nombre d’utilisateurs de Snapchat. Suffisant pour alimenter le débat sur la viabilité de leurs modèles économiques et se demander si l’on assiste bien à un phénomène passager ou bien d’une tendance structurelle dans l’économie numérique mondiale.

Par :Rachid MOUSSA

Dans la courte histoire des médias numériques, on n’a pas vu souvent des grosses sociétés des réseaux sociaux faire face à des signes d’essoufflement de leur rythme de croissance, qui demeure calqué sur modèle capitalise, c'est-à-dire soutenu et durable. C’est pour cela que l’épisode estival du désenchantement des grands réseaux sociaux a vite fait de constituer un signal,  bien capté par les analystes pour tenter d’y voir plus clair. « Est-ce le début de la fin des grands réseaux sociaux sur Internet ? Les géants du web ont présenté leurs résultats trimestriels et ils sont, dans l'ensemble, assez décevants. Tout commence avec Facebook fin juillet, lorsque les cours se sont effondrés en Bourse en quelques heures, puis il y a eu Twitter et récemment Snapchat. Cela veut-il dire que le modèle économique de ces réseaux arrive à ses limites ? », s’interroge le site de la radiotélévision belge www.rtbf.be, dans un papier daté du 16 août 2018, portant en titre : ‘’Facebook, Twitter, Snapchat: un modèle économique qui touche à sa fin?’’

Il est vrai que la nouvelle économique numérique repose pour beaucoup sur cette nouvelle dynamique insufflée par les médias numériques, devenus des   points de captation de la circulation des usagers sur l’espace numérique, parce érigés en agrégateurs de contenus. Leur modèle économique basé sur la monétarisation des donnés et des profils déjà à la peine pour se consolider, semble donner es signes d’essoufflement. De nouvelles données de leur environnement sont venues compliquer la tâche, avec notamment l’intrusion du politique, soit dans l’affaire de l’espionnage russe des élections américaines ou encore le nouveau règlement sur les données privées mis en place par l’Europe.

La loi des séries ?

Dans le temps court de la vie des réseaux sociaux, les échecs des grandes entreprises de réseautage social peuvent être assimilés à des incidents de parcours et ne se voir que dans une optique micro entreprise. Néanmoins, voir trois grandes entreprises américaines du net subir les contre coups des milieux boursiers en un laps de temps si court, donne du crédit aux hypothèses mettant toujours en avant la fragilité du modèle économique en vigueur. Première société à donner des signes d’inquiétude aux milieux financiers, Facebook a ameuté les bourses qui lui ont infligé un sévère camouflet. « Inévitable pour certains, surprenant d’autres, le ‘’crash’’ boursier de Facebook, le 25 juillet dernier, alimente les commentaires et les analyses tant la situation semble comme marquer une nouvelle tendance dans le fonctionnement des réseaux sociaux de manière générale et de leur leader Facebook en particulier », écrivions nous à ce sujet dans un papier diffusé par le quotidien national Horizons début août dernier. Beaucoup d’éléments ont été visités pour tenter e comprendre ce raté, notamment le poids du débat public soulevé aux Etats Unis sur le rôle supposé du réseau social dans l’affaire dite de ‘’l’ingérence russe dans les élections américaines de 2016’’.

D’aucuns diront qu’il ne s’agit que d’un phénomène passager et qu’il faut analyser la situation sur un temps plus long et regarder au plus près les performances du site de réseautage social. « Pour Facebook par exemple, le chiffre d'affaires du dernier trimestre (avril à juin) avoisine les 13 milliards de dollars. Par rapport à la même période en 2017, c'est 42% de plus. C’est moins qu’attendu, mais la tendance reste quand même à la forte croissance », explique ce même site belge qui souligne également que le bénéfice de Facebook est toujours colossal à plus de 5 milliards de dollars.

Le site de microblogging Twitter a fait lui aussi l’objet d’une correction par les milieux financiers qui lui ont fait perdre 9% de sa valeur en une matinée de juillet. « Le réseau social Twitter s’est lancé dans une politique de lutte contre les fake news engendrant une fermeture massive de comptes ces derniers mois. La situation inquiète les investisseurs qui craignent une diminution notable du nombre d’utilisateurs actifs. Le titre a enregistré une baisse de 9 % le 9 juillet », peut-on lire dans un papier inséré par le site www.cafedelabourse.com, le 12 juillet dernier. Se basant sur des indications fournies par les experts et les medias américains, le site attribue ce dévissage à la politique massive de suppression des comptes adoptée par le site. « La suppression massive de comptes par les administrateurs du réseau social fait partie de l’arsenal mis en place pour éviter la propagation de fausses informations et les contenus haineux. La Washington Post qui s’est penché sur ces suppressions a révélé la suspension de 70 millions de comptes en mai et juin, avec un rythme similaire en juillet », ajoute ce même site. La réaction des investisseurs s’expliquant par une crainte que la suppression massive de comptes ne produise une sensible diminution du nombre d’utilisateurs actifs, qui induirait des « effets potentiellement négatifs concernant le prix (de l’action) et les revenus », avise Scott Kessler, directeur de la recherche auprès du cabinet d’analyse financière CFRA (Center for Financial Research and Analysis).

 Après Facebook et Twitter, c’est au tourd e Snapchat de révéler des chiffres décevants également pour les investisseurs qui n’ont pas tardé à le faire savoir par une correction en bourse. « Pour la première fois, Snapchat, le réseau social des jeunes, a annoncé une diminution du nombre de ses utilisateurs quotidiens actifs pour ce premier trimestre 2018 : de 191 millions, il sont passés à 188 millions, soit une baisse de 2% », rapporte le site belge www.rtbf.be dans un article mis en ligne le 10 août 2018. Deux éléments sont avancés par les analystes pour tenter d’éclaircir cet échec. Il y a d’abord l’effet de la nouvelle interface, majoritairement rejetée par les utilisateurs qui ont demandé le retour à l’ancien design ; « « Un changement de cette ampleur entraîne quelques perturbations », reconnaissait le cofondateur de l’application Evan Spiegel, cité par le site français numerama.com. Ce dernier voit comme second facteur, « l’ombre d’Instagram qui plane : le réseau social racheté par Facebook est très loin devant Snapchat, avec 400 millions d’utilisateurs actifs quotidiens, soit le double des utilisateurs de Snacphat », écrit-il, ajoutant : « Le 21 juin 2018, Instagram avait un milliard d’utilisateurs inscrits. »

Vraiment alarmant ?

Comme pour se rassurer, beaucoup d’analystes invitent à la prudence en rappelant que les chiffres avancés ne sont pas alarmants, qu’il s’agit d’un petit épiphénomène et que, de toute façon, les géants de l’internet sont partis encore pour de beaux jours. Comme l’affirme un analyste du quotidien économique français Les Echos, repris par le site belge rtbf.be, même « si ces trois mastodontes montrent une baisse de régime, leurs résultats annuels restent positifs, surtout d'un point de vue financier : une audience mondiale en progression de 2% pour Twitter, 8% pour Snapchat et 11% pour Facebook, et des bénéfices qui ne s'essoufflent pas — 5,11 milliards de dollars de résultat net pour Facebook, 100 millions de dollars de bénéfices pour Twitter et 262 millions de dollars de recette pour Snapchat », ajoutant que, de toute façon, les « marchés asiatiques et africains offrent encore de belles possibilités de croissance.»

Pour d’autres experts, il s’agit bien d’une secousse correctrice d’un modèle économique, certes vulnérable mais dont les fondements ne sont pas fragilisés. Professeur de communication, l’universitaire belge Damien Van Achter est de cet avis quand il déclare sur le site www.rtbf.be : « C’est l’alignement des planètes qui fait sans doute aujourd’hui que les résultats trimestriels de ces grosses entreprises sont moins bons qu’espéré…De là à conclure qu’ils vont disparaître, je n’en suis franchement pas convaincu. Le modèle économique derrière va continuer à subsister et le marché publicitaire va continuer à embrayer et à utiliser les réseaux sociaux pour toucher les utilisateurs d’une autre manière que via les médias traditionnels. »

Un avis que semble partager Jérémie Mani, entrepreneur du web français, cofondateur de Netino, service de modération des commentaires d'internautes sur les sites Internet et pages de marques, quand il défend l’idée ci après, dans un entretien accordé au site www.forbes.fr, le 20 août 2018 : «  En clair, je ne suis pas vraiment inquiet pour Facebook et consorts, dans la mesure où s’ils se montrent capables de faire preuve de créativité, de se renouveler au gré des attentes et des usages de leur audience respective, alors ils sauront traverser les générations », déclare-t-il.

L’optimisme affiché par beaucoup d’analystes quant au futur proche des réseaux sociaux ne permet pas de faire l’économie d’un aperçu prospectif sur l’évolution du marché des médias numérique en général, que l’on doit voir sur un temps long avec des bouleversements prévisibles, susceptibles d’être le fait de l’environnement technologique, avec notamment le rapide avènement de la 5G, du modèle économique avec le tarissement des revenus publicitaire, ou encore des usagers qui se découvriront de nouvelles habitudes desquelles les réseaux sociaux ne seront plus une partie cardinale.

Interrogé sur les évolutions possibles des réseaux sociaux, dans les prochaines années, à l’aune notamment des innovations technologiques et du poids des nouveaux usages, Jérémie Mani a déclaré sur forbes.fr : « J’estime que nous ne parlons pas assez de l’arrivée imminente de la 5G. Les débits en mobilité seront

20 fois supérieurs à ce que l’on connait aujourd’hui. De fait, il y aura forcément l’introduction de nouveaux usages ou de services rendus possibles et pour lesquels, nous entrevoyons à peine l’étendue. Gageons qu’en 2028, nous regarderons 2018, comme la préhistoire des réseaux sociaux ! »

Pour sa part, la rédaction du site belge rtbf.be a consacré une série de papiers à la question avec des conclusions moins tranchées sur le devenir des réseaux sociaux. « Mais au-delà de ces causes spécifiques, les signes globaux montrent un début d’essoufflement pour ces réseaux sociaux, leur audience limitée ne pouvant réaliser le rêve capitaliste d'une croissance infinie », avance-t-il dans un papier daté du 10 aout, avant de pousser un peu plus loin l’analyse par cette autre assertion prise dans un autre article mis en ligne le 16 aout dernier : « Concrètement, ce n’est sans doute pas la fin du modèle économique des réseaux sociaux, mais les marchés anticipent la fin de l’âge d’or des réseaux sociaux et la vitesse impressionnante à laquelle ils grandissent va doucement diminuer. Par définition, ça ne pouvait pas durer, il y a bien un moment où on arrive à un plafond. »

R.M

 La modération : le talon d’Achille ?

Tout le monde ou presque en veut aux réseaux sociaux pour des contenus souvent jugés soit indignes d’être laissés en ligne ou au contraire pas éligibles à la suppression. Des gouvernements, des utilisateurs, la société civile, voire même les Nations unies : tout ce monde a eu maille à partir avec les réseaux sociaux pour une question de modération des contenus. « Bref, s’il est un point qui fait l’unanimité, c’est qu’en matière de modération, les réseaux sociaux sont nuls », constate le site du quotidien français lemonde.fr dans un papier inséré le 11 septembre dernier qui nous apprend par ailleurs que le « président américain accuse Google et Twitter de « censurer » les conservateurs ; les Nations unies pointent dans un rapport le rôle de la propagande diffusée sur Facebook dans les crimes contre l’humanité visant les Rohingyas en Birmanie ; partout, des millions d’internautes se plaignent de voir des messages anodins supprimés ou, au contraire, des messages insultants laissés en ligne. » Tout en admettant la complexité de la tâche, les réseaux sociaux se sont pourtant lancés dans des tentiacves, jsuqe là vaines, pour endiguer un phénomène dont les causes semblent plus profondes. Facebook qui a ainsi recruté une armée de modérateurs n’a pu éviter de se retrouver empêtré dans la prolifération des contenus haineux, notamment à l’occasion de cette affaire des Rohingyas. Twitters se dit presque impuissant devant le déferlement de propos haineux, sexistes, voire politiquement incorrects. Quant à Youtube, il n’a pas encore fini de se débattre « avec son propre algorithme de recommandation pour qu’il cesse de proposer aux internautes vidéo conspirationniste après vidéo conspirationniste », nous apprend lemonde.fr

Préserver un bien commun de l’Humanité 

Lancés il y a à peine une vingtaine d’années, dans le but de mettre en relation des personnes physiques, bien réelles, sur des espaces virtuels, les réseaux ou encore médias sociaux, ont acquis une place déterminante dans la médiation sociale, devenant des intermédiaires incontournables au service d’usagers de plus en plus nombreux, appartenant à toutes les parties de la planète, toutes les catégories d’âge, sans distinction ni de sexe ni de catégories sociales. Mais au fil des usages, ces espaces d’échanges virtuels sont devenus si puissants, si prégnants pour la communication humaine, qu’ils sont devenus le refuge de pratiques pas toujours conformes aux codes de la bonne conduite sociale. « Dans cet espace virtuel complexe, à l’image de la société dans laquelle nous vivons, nous y trouvons de tout : du bon, du très bon, du moins bon et du médiocre », écrit le site www.journaldunet.com dans un papier mis en ligne le 30 juillet. L’idée étant de trouver les bonnes parades pour mettre à l’abri ce ‘’’bien commun de l’Humanité’’, en sachant que jusque là les différentes tentatives, technologiques, réglementaires, politiques ou autres sont restées vaines. Les ripostes mises en place jusqu’à présent, au niveau notamment de la sensibilisation, de la modération des contenus, de la législation et de la surveillance du web n’ont certes pas influé sensiblement sur le phénomène. Mais, pour l’analyste du site journaldunet.com, tout ceci a produit beaucoup de positif : «  le message envoyé aux internautes est fort : sur le web, il y a des règles, et il faut les respecter ! », écrit-il.

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APN
L’Assemblée populaire nationale consacrera, du 10 au 12 décembre, une séance plénière au débat et au vote du projet de loi sur l’ajustement budgétaire 2016.

Ministère de la Justice
Le ministère de la Justice organisera, les 10 et 11 décembre au CIC Abdellatif-Rahal à Alger, une conférence nationale sur l’exception d’inconstitutionnalité.

 Ministère des Moudjahidine
Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, présidera, les 10 et 11 décembre dans la wilaya d’Aïn Témouchent, la célébration officielle du 58e anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960.

  Ministère de la Communication

Dans le cadre du projet de partenariat avec l’organisation internationale de la réforme pénale PRI et à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Conseil national des droits de l’homme organisera, en coordination avec le ministère de la Communication, une session de formation, les 12 et 13 décembre à l’hôtel New Day à Hussein Dey (Alger).

 Ministère de l’enseignement supérieur

La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT) du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organise, du 8 au 10 décembre aux Universités de Bejaïa, Oran et Alger, un cycle de conférences grand public en hommage à Maurice Audin.

 Ministère de la Culture
Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, visitera, le 10 décembre , à 9h au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, en compagnie d’Ahmed Bedjaoui, critique de cinéma, une exposition sur le cinéma algérien entre 1962-1982.

Ministère des Affaires religieuses
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, sera l’invité, le 10 décembre  à 12h30, du forum de la Radio nationale organisé par la Chaîne I.

Galerie Espaco
L’artiste plasticien Karim Sergoua présentera ses nouvelles œuvres sous le titre «7 Houmate», le 8 décembre à partir de 15h, à la galerie d’art Espaco. L’expo sera visible jusqu’au 8 janvier.

DGF
La Direction générale des forêts, point focal national du protocole de Nagoya, organisera, du 9 au 11 décembre, à 9h à l’hôtel Holiday (Alger), un atelier de formation sur les droits de propriété intellectuelle et l’accès et les partages des avantages APA.

 Musée du moudjahid    
Le Musée national du moudjahid organisera, le 10 décembre  à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 318e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Forum du Courrier d’Algérie
Le forum du Courrier d’Algérie accueillera, le 10 décembre à 10h30, Mohamed Saïd Musette, directeur de recherche au Centre de recherche économique appliquée pour le développement et spécialiste de la migration.

Radio algérienne
La Radio algérienne, avec la participation de
l’Onda, organisera, le 19 décembre à 16h au CIC d’Alger, la cérémonie de remise du prix du concours de poésie «Prix El Manara» dédié à la Grande-Msquée d’Alger.

Mechaâl Echahid
L’association Mechaâl Echahid, en collaboration avec le journal El Moudjahid, organise, le 10 décembre  à 10h, une conférence de presse animée par le moudjahid Saïd Bouraoui, président de l’Association du 11-Décembre-1960.

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