Se loger à portée de main :: Colocation et location à la mode de chez nous
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Samedi 28 Mars 2020
Journal Electronique

Nombre de demandeurs d’emploi et d’étudiants, issus d’autres wilayas, notamment celles limitrophes, se déplacent ou s’installent à Alger pour y chercher un travail. Car, vraisemblablement, la capitale offre sans conteste plus de chances en matière d’emploi, étant le centre névralgique de l’activité économique et sociale du pays.

Toutefois, ces personnes font face à un problème : «Où se loger ?». La crise du logement est assurément récurrente à Alger, mais des solutions existent pour toutes les catégories de la société. Des entrepreneurs ont investi dans ce créneau en offrant des locations, selon les revenus et les besoins des locataires. Des propriétaires de villas ou d’immeubles à travers le territoire de la capitale en ont fait leur commerce. L’espace est aménagé en studio, F1 ou F2, équipés de toutes les commodités nécessaires. Rachid B., propriétaire de deux immeubles au centre-ville de Rouiba, a investi depuis les années 2000 dans ce domaine. «Au début des années 1990, j’avais construit un immeuble R+2 sur un terrain que j’ai hérité de mon défunt père. J’y avais aménagé un appartement pour ma petite famille et le reste pour la location», a indiqué Rachid, qui a à son actif plus de 30 ans d’expérience et de gestion. Se rappelant ses premiers locataires, il confie : «Ce sont des familles qui ont fui le terrorisme. D’ailleurs, je garde un bon souvenir d’un locataire, un cadre supérieur dans une entreprise publique menacé par un terroriste à Jijel. Il n’a trouvé de solution pour se protéger et mettre sa famille à l’abri, que de déménager à Alger. Il est resté plus de 10 ans ici avant de s’acheter un logement.» Actuellement et avec la paix et de la stabilité du pays revenues, il propose ses logements aux travailleurs, célibataires ou couples mais aussi aux étudiants. «Se loger est considéré comme un luxe, une chance d’avoir un toit sur la tête, notamment dans la capitale qui offre davantage d’emplois. L’équation lieu où l’on travaille et où on se loge est difficile à solutionner. Cela dit, Rouiba, qui possède une zone industrielle ajoutée à celle de Réghaïa limitrophe, attire les demandeurs d’emploi. Actuellement, j’héberge de jeunes ingénieurs qui travaillent dans la zone industrielle de Réghaïa. Ils sont trois collègues et amis qui louent un F2 à un prix accessible et un appartement décent», explique notre interlocuteur. Par rapport aux conditions d’exercice, il a insisté sur le «respect de la réglementation en vigueur dans ce domaine». Comptant plus de 20 appartements en location, Rachid affirme avoir un deuxième immeuble R+3 à quelques mètres du premier. «J’ai réinvesti mes fonds dans la construction d’un autre immeuble pour agrandir mon activité. Mon fils travaille avec moi et gère l’entreprise quand je ne suis pas disponible. C’est mon bras droit d’autant que les locataires n’hésitent pas à faire une remarque sur tel ou tel service. J’ai embauché trois employés pour l’entretien et la maintenance. Aussi, ai- je recours au notaire pour délivrer les contrats de location en bonne et due forme et en conformité avec la loi. Une protection pour ma petite entreprise et pour mes locataires». En fait,  ce sont des centaines de personnes qui cherchent un logement, mais il semblerait que ce soit une mission impossible à cause de la rareté de logements à louer, des loyers exorbitants et des escrocs. «J’offre aux gens cette alternative et je n’ai jamais fait face à un quelconque problème depuis plus de 30 ans», se vante le propriétaire. Pour sa part, Boubaker, propriétaire d’un immeuble à Bab Ezzouar, loue ses appartements à plus de 40 filles. «J’ai un immeuble R+3 à quelques mètres de l’université Houari-Boumediene. Je loue exceptionnellement pour les filles et j’ai aménagé les logements en F2 équipés de toutes les commodités», soutient le propriétaire, qui insiste sur «la garantie de la sécurité de ses locatrices ».
Au vu de la proximité avec l’université, la majorité des filles sont des étudiantes de fin de cycle ou des travailleuses. Sur place, entrée et sortie intermittentes de jeunes. «Il est difficile pour ces filles de trouver un loyer qui convienne à leur bourse. Elles sont, soit étudiantes, soit travailleuses et leurs revenus sont faibles. Je propose des loyers entre 15.000 et 20.000 DA qu’elles se partagent en deux ou trois et elles ont tout l’équipement adéquat : téléviseur, lit, vaisselle, réfrigérateur…» Selon ce propriétaire, une seule condition à respecter : «Eviter les disputes.» Pour y remédier, Boubaker préfère que les filles viennent entre copines, voire de la même région ou dans la même promotion. «Des locatrices préparent leur thèse de doctorat et à la cité universitaire, le calme n’y est pas, selon leurs propos. Et la colocation offre une vie en communauté et, par la même, c’est une économie d’argent», soutient-il. Pourquoi les filles ? Il estime que «celles-ci sont très vulnérables et exposées à toutes les malveillances». Boubaker veille sur la sécurité de ses locatrices et essaie de leur garantir des séjours agréables. «Je garde de bons souvenirs des filles qui sont reparties travailler près de chez elles. Elles m’appellent à chaque occasion pour avoir de mes nouvelles. Cela me fait chaud au cœur», reconnaît-il.
La colocation ou la location est un mode de vie certes nouveau dans notre pays, mais de jeunes garçons et filles quittent le cocon familial pour se débrouiller seuls et se construire. Une normalisation qui tarde à intégrer notre société. Mais c’est en cours !
Karima Dehiles

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