Restauration universitaire: Efforts de l’Onou et colère des étudiants
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Samedi 28 Mars 2020
Journal Electronique

Depuis toujours, la restauration demeure le cauchemar des étudiants. La qualité des repas et surtout l’hygiène alimentent souvent la colère dans les cités. Plats avariés, menus resservis, plateaux dégoutants et présence fréquente d’asticots et autres insectes rampants. Les griefs sont nombreux.

Il y a deux jours, une affaire a éclaboussé la cité universitaire Boukhars-Hocine de Jijel, où un mouvement de protestation a été observé par plus d’une vingtaine d’étudiantes. La présence d’asticots dans leurs plats a révolté beaucoup d’entre elles. Amina, qui y réside, s’est plaint auprès des responsables chez qui elle n’a pas trouvé, dit-elle, «une oreille attentive». «Devant l’indifférence totale des responsables de la cantine, j’ai eu le réflexe de dénoncer ces pratiques via des photos diffusées sur les réseaux sociaux», confie-t-elle. Noura Mokrani, gérante de la cantine universitaire, a nié en bloc la présence d’asticots dans les repas. «Je m’étonne de l’agissement de ces étudiantes, car je veille au bon déroulement du service.» Imane Chemcham, directrice de la résidence, promet une enquête et s’engage à «sanctionner les responsables de tout manquement aux règles d’hygiène». Jijel ne semble pas un cas isolé.
Amokrane Chebih, résident à la cité Taleb-Abderrahmane de Ben Aknoun (Alger), déplore aussi la qualité de la restauration. «Elle est infecte et peu variée. Je préfère sortir carrément de la cité pour me nourrir», affirme-t-il. Un de ses camarades préfère prodiguer des conseils pour améliorer la qualité des plats servis. Il suggère avant tout de nettoyer quotidiennement le matériel de cuisine, le respect de l’hygiène corporelle par le personnel de restauration et de varier le menu. Il a insisté enfin sur le contrôle rigoureux de la distribution des repas. Boualem Amoura, président du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation, indique qu’il faut rompre avant tout «avec les anciennes pratiques, notamment le détournement de l’argent de la restauration universitaire à d’autres fins». «Auparavant, on mangeait des steaks et des bananes à la cantine. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où les étudiants sont mal nourris et se voient contraints de manger dehors.» Il préconise surtout la révision de la distribution des budgets de l’Office national des œuvres universitaires (Onou). D’après lui, «l’Algérie a les moyens d’augmenter la bourse de l’étudiant fixée à 4.500 DA par trimestre. Il faut également former des cuisiniers et surtout mettre fin à la corruption». Le responsable au Conseil national des enseignants du supérieur, Abdelmalek Azzi, partage son avis. «Nous avons toujours revendiqué une hausse du montant de la bourse et l’octroi d’une prime de repas à l’étudiant», a rappelé le syndicaliste.
«Il faut assainir aussi le secteur des pratiques de corruption.» Bachir Derouas, directeur général de l’Onou, fraîchement installé, indique, pour sa part, que le budget global de la gestion est estimé pour cette année à 125 milliards de dinars, soit 33% du budget du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ce montant est réparti sur trois secteurs : la restauration (31%), le paiement des bourses (18%) et le transport (17%). Il reste enfin une part de 0,9% pour les activités scientifiques, sportives, culturelles et la couverture sanitaire. L’Onou dispose de 66 directions de wilaya qui gèrent 441 résidences universitaires. Selon notre interlocuteur, «le nombre de résidents est évalué à 500.000. Quant à la bourse, 960.000 étudiants en bénéficient dont 6.000 étrangers. 973.000 repas sont distribués quotidiennement». Précis, il ajoutera que 963.000 étudiants empruntent les lignes du transport universitaire et 3.200 autres habitant les wilaya du Sud bénéficient de billets d’Air Algérie.
Samira Sidhoum

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La revue Vies de Villes organise, le 8 avril prochain à l’Ecole d’hôtellerie et de restauration d’Alger, une journée d’étude sous le thème «Concevoir l’habillage architectural : Esthétique, couleurs, métabolisme et durabilité».

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La direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report, à des dates ultérieures, du Festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight. Le dépôt des candidatures à ces deux manifestations a été, donc, prolongé.

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