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Depuis quelques jours  de nombreuses personnes se plaignent des essaimes de  moustiques qui envahissent les foyers et dont les morsures indisposent les habitants.

Au fil des jours, le phénomène prend de l’ampleur et suscite l’inquiétude. L’immobilisme du ministère de la santé qui tarde à apporter des précisons sur le genre d’ insecte est décrié. L’association pour la Protection et l'Orientation du Consommateur et son Environnement (APOCE) a déjà lancé un appel surtout, en direction des femmes enceintes. Celles-ci sont invitées à se protéger de ce genre de moustiques très dangereux pour le fœtus. Les premières recherches entamées par des spécialistes au profit l’APOCE révèlent la présence d'au moins deux espèces de moustiques. L’un est noir à rayures blanches et l'autre gris brun à rayures blanches. Cela confirme selon la présence du moustique tigre. Des personnes ayant été piquées par ces derniers, voient l’apparition d’ampoules et d’enflures qui se transforment en plaies très graves. L’angoisse des   citoyens se nourrit de l’absence trouvent même de pastilles ou de désodorisant anti- moustiques. Pire, d’aucuns confient qu’ils ne sont pas efficaces. .

Selon le Dr. Moussa Behboul, membre de l’APOCE, lorsqu’une femme enceinte est piquée par le moustique, les effets n'apparaissent pas directement sur elle. «  C’est   le cerveau et le cœur du fœtus qui sont affectés » , explique t-il. Pour parer à ces risques, l’Organisation algérienne de protection et d’orientation des consommateurs plaide pour la mobilisation de toutes les parties concernées pour mettre fin à la propagation des moustiques. « Tous les organismes en particulier les départements de prévention et d'épidémiologie du ministère de la Santé sont invités à lancer une étude approfondie pour identifier ce type de moustique et sensibiliser   par médias interposés les citoyens. Sur les réseaux sociaux, certains évoquent ouvertement, photos à l’appui, le moustique tigre. Que faut-il faire ? prend l’air d’un cri d’alarme général. Pour  l’APOCE, «  si le virus Zika est confirmé, la prévention et la vigilance doivent être de mise car il n’existe toujours pas de traitement ni de vaccin contre lui ». Contacté pour en savoir plus, le responsable du département de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé était injoignable.

M. Benkeddada