L'éditorial
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Jeudi 20 Février 2020
Journal Electronique

Reconstruire l’Etat

«Le plan d’action n’est pas un plan de développement, mais plutôt une vision globale de notre pays et un pacte pour une Algérie nouvelle.» En une phrase, le Premier ministre a clairement signifié qu’il ne fallait pas attendre de miracles sur le court terme du travail de son équipe, qui ne devrait pas être jugé uniquement sur les critères économiques quantitatifs habituels. L’Algérie, en effet, subitement dévoilée par le hirak, s’est réveillée avec un passif hallucinant qui avait mis en danger les fondements mêmes de l’Etat nation. La priorité pour le gouvernement d’Abdelaziz Djerad sera donc de remettre le pays sur une autre orbite que celle dans laquelle elle a périlleusement gravité jusque-là. Reconstruire l’Etat, redonner du sens à son fonctionnement, rétablir le lien de confiance avec le citoyen, rassurer ses partenaires quant au sérieux de ses ambitions autant que se faire respecter d’eux, etc. Pour cela, l’action gouvernementale se doit nécessairement d’aborder l’avenir avec une approche qui évite les infructueux «schémas du passé», auquel cas l’Algérie ne pourrait que davantage s’enfoncer dans le bourbier où elle a été antérieurement poussée. Cette rupture ne se produira pas du jour au lendemain, mais comme l’avait dit un fameux philosophe chinois, le voyage de mille lieux commence toujours par un premier pas. Ce louable objectif de construire une Algérie nouvelle ne délie cependant pas l’équipe gouvernementale des questions plus terre à terre de la satisfaction des légitimes et toutes aussi pressantes revendications populaires. Djerad ne les esquive pas, au demeurant, lui qui s’est engagé de répondre aux besoins pressants en matière surtout d’emploi, notamment l’intégration des jeunes basée sur une approche purement économique, et de santé à travers la disponibilité du médicament et la facilitation de l’accès aux soins par une couverture sanitaire totale, équitable et de qualité. L’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique tiennent aussi bonne place dans l’agenda gouvernemental afin de les propulser dans une dynamique qualitative. L’action du Premier ministre et de son équipe sera certainement confrontée au handicap de la contrainte financière et des résistances politiques. Le citoyen fera-t-il pour autant preuve de mansuétude ? S’il faut rester raisonnable, pour paraphraser un fameux slogan, rien n’empêche d’exiger l’impossible.
 Horizons

Cap sur  un dialogue sans exclusive

Le processus de dialogue s’enracine dans la nouvelle République qui tend les bras, dans le respect total du droit à la divergence, à tous les partenaires de la vie politique et de la société civile, victimes naguère du mépris et de la marginalisation systématiques. Cette démarche consensuelle s’inscrit dans la dynamique de changement global revendiqué par le hirak et favorisant «l’émergence des pratiques politiques saines» aux antipodes de l’autoritarisme et du processus de destruction des institutions nationales, y compris dans sa représentation partisane légale aux voix tues et malheureusement acquise à la logique corruptive de la cooptation. Certains héraults autoproclamés du hirak ont été pour longtemps les principaux bénéficiaires des dividendes acquis, en portefeuilles ministériels ou en sièges parlementaires, par une minorité de nihilistes aujourd’hui désavouée par le choix populaire des urnes et la participation de la classe politique au processus du dialogue. Le cap des consultations est maintenu. Dix jours seulement après son investiture, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a entamé une série de consultations de personnalités politiques influentes, représentées par les anciens chefs de gouvernement Ahmed Benbitour et Mouloud Hamrouche, l’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi, l’ancien ministre de la Communication et diplomate Abdelaziz Rahabi, l’ancien ministre, avocat et ex-membre du Haut-Comité d’Etat Ali Haroun, le chef de la Wilaya IV historique, le colonel Youcef Khatib, et le président de l’Association des oulémas, cheikh Guessoum. Dans l’opposition, le MSP d’Abderrazak Makri, Talaie El-Hourriyet d’Abdelkader Saâdi, le Front de la justice et du développement d’Abdallah Djaballah, le Front El-Moustaqbal d’Abdelaziz Belaïd ont pris le relais pour jeter les bases de la nouvelle Algérie dont le socle reste la «Constitution consensuelle». En ouvrant grandes les portes du dialogue, le président de la République a privilégié le choix d’un débat libre et pluriel jusque-là ignoré seulement par les indus occupants du hirak instrumentalisés à des fins partisanes. La main tendue au hirak «béni» a, cependant, trouvé un écho favorable dans la Kabylie, suscitant des «sentiments spéciaux» et «une grande affection pour sa population» du président de la République sollicité par des organisations de jeunesse et de la société civile de Tizi Ouzou de rendre visite dans la wilaya, pour en faire le fer de lance de la nouvelle République et de la relance économique.
Horizons

A l’heure de la nouvelle gouvernance

Le nouveau gouvernement a assurément rendez-vous avec l’histoire. Dans sa première sortie, il est appelé à poser les jalons de la nouvelle République remise sur les rails par le retour à la légitimité constitutionnelle et marquée du sceau indélébile du changement de mode de gouvernance démocratique, économique et sociale en rupture totale avec les «errements» des deux décennies de corruption et d’accaparement des ressources nationales par une bande d’oligarques véreux. En adéquation totale avec les revendications du hirak, initiant il y a près d’une année un «sursaut historique» salvateur, le plan d’action du gouvernement, présenté hier à la Chambre basse du Parlement, entend consacrer pleinement cette «forte aspiration pour le changement, la démocratie, la justice sociale et l’Etat de droit». Dans son intervention, le Premier ministre Abdelaziz Djerad a reconnu la gravité de la situation économique, caractérisée par les fluctuations du marché pétrolier, le recul des réserves de change et l’aggravation du déséquilibre budgétaire. Mais il s’est voulu rassurant sur la volonté du gouvernement de faire face, «avec responsabilité et constance», aux défis colossaux générés par les «dérives» et les «incidences négatives des forces non constitutionnelles». Le gouvernement de la rupture avec «toutes les pratiques révolues dans la gouvernance politique et socioéconomique», coupable de la «destruction méthodique du tissu économique et de la marginalisation des compétences», prône un «nouveau pacte pour une Algérie nouvelle», fondé sur le triptyque «développement humain, transition énergétique et économie du savoir et du numérique». Il appartient, dira le Premier ministre, à la nouvelle génération, fidèle à l’héritage novembrien, de «remettre l’Algérie sur la voie du progrès et de la prospérité». Elle est appelée à s’impliquer dans la vie politique et la gestion des affaires de la cité pour s’inscrire dans les perspectives de renouveau global et la consolidation des modes de gouvernance érigées en priorité majeure. Les urgences de la nouvelle République, dictées par le plan d’action du gouvernement réparti en cinq chapitres, portent sur les réformes politiques et économiques pour consacrer l’ère de la démocratie réelle, développer une économie diversifiée, créatrice d’emplois et libérée de la bureaucratie tentaculaire, et garantir la justice sociale dans la nouvelle Algérie où «il n’y aura pas de place aux différences entre les Algériens», et ce, quel que soit leur niveau social. Le temps d’une oligarchie repue de privilèges indus et régnant sur l’immense majorité privée de tous ses droits est révolu.
 Horizons

Le devoir  de vigilance

Le bastion de la liberté et de la démocratie reste infranchissable. Tout comme, au prix de sacrifices douloureux, le combat pionnier contre le terrorisme qui a permis d’éradiquer un fléau couvé par les capitales de la complaisance et de l’indifférence coupable, la riposte efficace à la menace transfrontalière traduit l’esprit de résilience en alerte constante. L’échec de l’attaque de Tiguentourine (Illizi), menée en janvier 2013, et, il y a deux jours, et celle d’un kamikaze contre un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) l’Armée nationale populairedans la région frontalière de Timiaouine (Bordj Badji Mokhtar), traduisent la détermination de l’ANP à «éradiquer le fléau terroriste et à traquer les criminels à travers tout le territoire national». Le devoir de vigilance, qui a permis de déjouer «le lâche attentat» dont a été malheureusement victime le martyr Brahim Ben Adda, a donc prévalu. Présente en force le long des frontières, l’ANP mène un combat sans concession pour éliminer la menace terroriste alimentée par l’instabilité régionale, dont la «crise du Sahel n’est qu’une triste et regrettable illustration de cette réalité», comme l’a souligné le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a présenté un exposé sur «la situation de la lutte antiterroriste en Afrique et les moyens d’y faire face plus efficacement» au 33e Sommet de l’Union africaine (UA). «Au vu de sa vulnérabilité, notre continent subit souvent les contrecoups des chocs déstabilisateurs affectant le monde», a affirmé le président de la République. Le spectre du terrorisme plante le «décor sombre» de la Libye livrée au chaos et de la région sahélienne confrontée à la propagation des attentats terroristes. Le nombre des victimes a été multiplié par 5 depuis 2016 au Burkina Faso, au Mali et au Niger, selon les agences onusiennes, alors que «la menace aiguë à court, moyen et long terme» des 20.000 à 27.000 combattants de Daech chassés de la Syrie, suscite des préoccupations légitimes. A la faveur d’une expérience réussie, l’Algérie, en pivot de la paix et de la stabilité régionale, ne manquera pas d’apporter toute sa contribution à la lutte contre le terrorisme et au rétablissement d’une stabilité durable en Afrique et, plus particulièrement, au Sahel. Plus que jamais, la pertinence d’un déploiement d’une force militaire africaine pour combattre le terrorisme au Sahel est en jeu au 33e Sommet de l’UA.
 Horizons

Le grand retour de l’Algérie

L’Union africaine, plus solidaire et plus consciente des défis sécuritaires, veut sortir de son isolement pour prendre en charge son destin. «Systématiquement ignorée» dans le processus de règlement des crises régionales, l’Union africaine trace sa voie pour «faire taire les armes», indispensable pour la consolidation du processus d’intégration continentale. Cette problématique domine les travaux du 33e sommet de l’UA qui enregistre le retour au premier plan de l’Algérie. En pionnier du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique, transformé en Agence de développement de l’Union africaine, et en puissance d’équilibre reconnue, notre pays retrouve tout son rayonnement et le rôle de leadership qu’il n’aurait jamais dû quitter. La participation active du président de la République Abdelmadjid Tebboune traduit la volonté de peser de tout son poids pour mettre fin aux conflits. Des efforts intenses sont menés pour favoriser le retour au dialogue des frères libyens que l’Algérie est prête à accueillir. Au Sahel, la création d’une agence algérienne de coopération internationale, annoncée par le président Tebboune, confirme l’intérêt accordé aux projets structurants dont la réalisation de la route transsaharienne, la dorsale transsaharienne à fibre optique et le gazoduc Nigeria-Algérie constitue la manifestation concrète. «L’Algérie ne saurait ignorer les pays frères et voisins, encore moins le continent africain dont elle est partie intégrante et le prolongement naturel. Cette africanité nous l’avons quelque peu occultée ces dernières années, parce que focalisés sur nos affaires internes, mais nous sommes aujourd’hui résolus à y revenir, rapidement et fortement, dans le cadre renouvelé de l’Union africaine et au niveau des relations bilatérales», a indiqué le président de la République dans une allocution prononcée à l’ouverture du 33e sommet de l’UA. Au sortir d’une longue éclipse, le renouveau de la nouvelle Algérie, engagée dans «une nouvelle ère pour la consolidation de sa démocratie», coïncide avec le réveil de la nouvelle Afrique, plus ambitieuse et plus conquérante. «La nouvelle Algérie en édification demeurera fidèle à ses principes et engagements, et jouera, dorénavant, pleinement son rôle en Afrique et dans le monde», a affirmé le président Tebboune. Fidèle à ses traditions de solidarité, elle s’attellera «toujours et inlassablement» à soutenir toutes les initiatives en faveur des causes justes, de la paix, de la stabilité et du développement. Cette vision, prônant «la solution pacifique, le dialogue inclusif et la réconciliation nationale loin de toute immixtion étrangère», est en adéquation avec le choix de l’Afrique privilégiant les «solution africaines aux problèmes africains».
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Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

    • Conférence-débat sur Larbi Tébessi

      Les participants à une conférence historique consacrée à cheikh chahid Larbi Tébessi, tenue lundi dernier à l’université de Tébessa, ont appelé à consacrer davantage d’études et de recherches à cette figure emblématique du réformisme et du nationalisme algérien contemporain. «L’association des oulémas algériens, dirigée par Larbi Tébessi à une époque cruciale de l’histoire nationale, a contribué à la formation de la génération des moudjahidine artisane de la Révolution de Novembre,

Sciences et Technologies

L'agenda

 

Ministère du Travail

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Chawki Acheuk Youcef, préside, le 20 février  à 9h, à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale, les travaux de la journée d’information sous le thème «Un dialogue social inclusif pour une Algérie nouvelle».

Ministère de la Communication

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, procédera, le 20 février, à l’Ecole supérieure du journalisme et des sciences de l’information d’Alger, au lancement des travaux de la rencontre nationale sur la presse électronique algérienne.

 

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Nassira Benharrats, présidera, en présence de membres du gouvernement et d’acteurs de la société civile, le 20 février à Sidi Abdellah (Alger), une vaste campagne de reboisement.

 

Commune d’Alger-Centre La commune 

d’Alger-Centre célèbre, jeudi 20 février , à 16h, à la cinémathèque d’Alger, la Journée nationale de La Casbah.

  

HCA 

Le Haut-Commissariat à l’amazighité célébrera, les 21 et 22 février, à Ghardaïa, la Journée internationale de la langue maternelle.

MDN
La 1re Région militaire organise, jusqu’au 20 février, à l’Ecole nationale des techniques aéronautiques, le championnat national militaire de boxe.

 HCI

Le Haut-Conseil islamique organise, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed-El-Arabi-Ben-Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

HCLA
Le Haut-Conseil de la langue arabe organise, les 19 et 20 février, à 9h, à la Bibliothèque El Hamma (Alger), une rencontre nationale sur les écoles coraniques et leur rôle dans le développement de la langue arabe.

 

Opéra d’Alger

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh accueillera,le   jeudi 20 février à 16h, une exposition de l’artiste-peintre Fatma-Zohra Bouaouni, intitulée 
«Inspirations», et à 19h30, un concert des traditions lyriques féminines de la Saoura, intitulé «Lemma de Béchar», animé par Hasna El-Bacharia et Souad Asla.

Chu Mustapha

Le centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha et le laboratoire de microbiologie médical organisent, jeudi 20 février , à 8h30, au CHU Mustapha, la 1re Journée de microbiologie, sous le thème «Coronavirus, gestion et surveillance du risque infectieux».

Commune Raïs Hamidou

La commune de Raïs Hamidou (Alger) organise, le vendredi 21 février , à 9h, devant la maison de jeunes, une exposition de voitures et de motos.

 

Sports Divers

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