L'éditorial
Search
Jeudi 20 Février 2020
Journal Electronique

Un ordre démocratique nouveau

Le tempo est donné. La locomotive du changement démocratique conformément aux engagements pris par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est lancée pour concrétiser les attentes des citoyens aspirant à une meilleure gouvernance politique et économique en rupture totale avec l’ère du despotisme et du règne oligarchique qui ont mis en péril les fondements de l’Etat national. La refonte totale de l’Etat s’impose pour favoriser de nouvelles méthodes de gouvernance exprimées par le gouvernement de compétences et de performance. Placé à la «tête des priorités», le chantier de la révision constitutionnelle est entamé pour permettre l’édification de la nouvelle République porteuse d’un «ordre démocratique fondé sur le pluralisme politique et l’alternance au pouvoir, une réelle séparation et un meilleur équilibre des pouvoirs». L’urgence est décrétée par le président de la République. «Elle est nécessaire, car seule une révision profonde de la Constitution est à même de permettre la rénovation des modes de gouvernance à tous les niveaux de responsabilité et particulièrement au niveau des plus hautes institutions de la République. Dans ce cadre, je me suis engagé clairement pour mettre en place une nouvelle Constitution qui prémunira le pays contre toute forme d’autocratie, garantira la séparation des pouvoirs, assurera leur équilibre, confortera la moralisation de la vie publique et protégera les droits et libertés du citoyen», a souligné le président Tebboune dans une lettre de mission adressée au président du comité d’experts. Ledit comité est donc chargé de formuler des propositions dont les axes ont été clairement définis. Il s’agit en l’occurrence d’œuvrer au renforcement des droits et libertés des citoyens, à la moralisation de la vie politique, à la consolidation de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, à la mise en place des mécanismes de contrôle et d’évaluation de l’action du gouvernement par le Parlement, à la consolidation de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de l’égalité des citoyens devant la loi, et à la consécration constitutionnelle des mécanismes d’organisation des élections. Le chantier est certes immense. Mais la mission est chargée de promesses de renouveau. 

 Horizons

La feuille de route de la nouvelle République

La nouvelle République se déploie pour consacrer les vertus du changement dans tous les domaines de la vie politique, économique, sociale et culturelle. Dans son intervention prononcée en Conseil des ministres, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ainsi appelé à «redresser la situation générale du pays à travers le rétablissement de l’autorité de l’Etat et le recouvrement de la confiance des citoyens». De «nouvelles méthodes de gouvernance» structurent la quête de la performance et de l’exemplarité pour tourner définitivement la page de la gestion chaotique, la marginalisation, la bureaucratie et la médiocrité. Elles constituent le socle de la nouvelle République à l’écoute des citoyens, engagée à traduire dans les faits leurs aspirations à une vie meilleure et assurément «aux côtés des classes moyenne et vulnérable de la société». Erigée en «priorité absolue», la dimension sociale privilégie la défense du pouvoir d’achat, à travers notamment la suppression de l’imposition des faibles revenus, la mise en place d’un «plan sanitaire intégré» garantissant des soins adéquats, la construction de nouveaux hôpitaux aux standards mondiaux et la révision du système éducatif. Dans la nouvelle vision, le renouveau porte sur tous les aspects qui concourent à l’édification de la nouvelle République, attachée à promouvoir l’Etat de droit, garantir l’indépendance de la justice et instaurer une «véritable démocratie participative». Au cœur du système de gouvernance, le «profond amendement de la Constitution», est un chantier révélateur de la marche en avant de la nouvelle République. Comme l’est également le nouveau modèle économique affranchi des entraves bureaucratiques. Il s’agit fondamentalement de favoriser une économie diversifiée et exportatrice pour rompre avec la dépendance pétrolière et valoriser les gisements de la croissance bien réelle dans les secteurs porteurs de l’agriculture et du tourisme. Le renouveau global est inséparable du retour de la nouvelle Algérie dans la scène internationale, à la lumière des «grandes manœuvres» et «des facteurs de menace et d’instabilité» dans la région. L’Algérie est appelée à «montrer au monde l’image de la nouvelle Algérie, une Algérie confiante en elle, en ses capacités et en son avenir, une Algérie fière de son passé et de ses réalisations et consciente des difficultés auxquelles elle est confrontée et déterminée à les surmonter». Le renouveau est enclenché.
 Horizons

 

Nouveau cap

L’Algérie inaugure certainement une nouvelle ère avec la tenue de ce premier Conseil des ministres sous la conduite du président de la République qui vient de fixer la feuille de route de l’Exécutif, avec comme objectif principal de nettoyer le pays des innombrables scories qui ont défiguré son image et restaurer sa vitalité afin de lui permettre de se projeter avec confiance dans un avenir plus serein. L’action, pour les membres du gouvernement, commence d’abord par l’adoption d’une posture plus proche des préoccupations des citoyens, de privilégier le dialogue et la concertation, de préserver l’argent public, de bannir les comportements bureaucratiques et de respecter les engagements de l’Etat afin de redresser la situation du pays. Chaque ministre s’est vu notifier sa mission sectorielle par le chef de l’Etat, dont les grandes lignes ont été précisées dans son programme électoral. Tebboune a surtout défini les chantiers principaux auxquels s’attellera le nouveau gouvernement. Sur le plan politique, il s’agit de procéder à la refonte de la Constitution et de la loi électorale, condition impérative à la construction d’une nouvelle République, de moraliser la vie politique en séparant distinctement le monde des affaires de celui de la politique, d’instaurer l’indépendance de la justice, de promouvoir la démocratie participative qui garantisse l’égalité des chances à tous les citoyens. Sur le plan économique, cap est mis sur l’édification d’une économie diversifiée, libérée des multiples contraintes, tournée vers la création de richesse et d’emplois et la réduction du chômage. Sur le plan social, le président de la République a affirmé que l’Etat se tiendra aux côtés des classes moyenne et défavorisée, en améliorant leurs conditions de vie et leur pouvoir d’achat. Le gouvernement doit également travailler à aider la communauté des hommes d’affaires à reprendre confiance dans leur pays et contribuer à cet objectif d’une économie prospère. Sur le plan diplomatique, le Président a réaffirmé les principes qui fondent l’action de l’Algérie et assigné à l’appareil diplomatique la mission de soutenir la stratégie économique du pays, d’œuvrer à rehausser son image au plan international et entourer la communauté algérienne installée à l’étranger des conditions les meilleures pour sa contribution à l’effort national.
 Horizons

 

A la hauteur des attentes

Le visage de la nouvelle République prend forme pour initier de nouvelles «méthodes de gouvernance» aux antipodes de la logique des quotas qui a jusque-là prévalu. En totale symbiose avec l’esprit du hirak, la démarche transpartisane a été abandonnée pour donner toutes ses chances à la nouvelle Algérie des cadres et des compétences scientifiques, techniques, culturelles et sportives. Une nouvelle Algérie plurielle, bannissant toute forme de revanche et de discrimination dans le choix de l’élite dirigeante. Des jeunes du hirak, des hommes politiques issus de l’opposition, des femmes, des chercheurs éminents et des universitaires connus ont rejoint le gouvernement de compétences confié à l’universitaire de renom, le diplomate et l’homme politique sans attache partisane, le Premier ministre Abdelaziz Djerad. Cette rupture se traduit fondamentalement par le retrait de l’Armée nationale populaire (ANP) du champ politique, après avoir réussi brillamment la mission de sauvegarde de l’Etat-nation. L’histoire retiendra pour longtemps l’engagement résolu de l’ANP qui a mené l’Algérie à bon port et contribué efficacement à la constitution de la nouvelle République qui peut converger, en toute sécurité, vers des lendemains prometteurs. Cet acquis inestimable conforte l’appel à l’union sacrée lancé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, délivrant des gestes d’apaisement. La main tendue au hirak est concrétisée par la libération de détenus, saluée comme il se doit par les réseaux sociaux et unanimement perçue comme «une démarche dans le bon sens». Elle participe à l’instauration d’un climat de confiance pour amorcer «un dialogue sérieux au service de l’Algérie et seulement de l’Algérie», et tourner «la page des différends de la discorde et des divisions», lorsque les défis sécuritaires à nos frontières et les chantiers de la relance socioéconomique l’exigent. Dans un gouvernement technocratique, l’esprit d’innovation et le savoir-faire commandent des solutions à la hauteur des enjeux et des mutations de la société algérienne. De nouvelles missions ont été ainsi confiées au secteur novateur de l’agriculture saharienne et des montagnes, de la microentreprise, de la start-up et de l’économie de la connaissance, de l’industrie cinématographique et des activités sportives. Aujourd’hui, au menu du Conseil des ministres présidé par le président de la République, les attentes de la nouvelle République sont profondément ancrées dans le renouveau politique et économique.
Horizons

Fermer définitivement la parenthèse

C’est avec beaucoup de curiosité que les Algériens ont attendu l’annonce de la composition du nouveau gouvernement. Le suspense est désormais levé, mais surtout cela parachève de fermer définitivement la parenthèse qui a plongé pendant de longs mois l’Algérie dans un flou institutionnel porteur de tous les dangers. C’est désormais au tour des analystes de décortiquer la composante de cette équipe qui hérite de la délicate charge de présider aux destinées d’un pays auquel se posent de multiples défis. Chacun en fera lecture à travers son prisme pour en déceler à travers les figures, nouvelles et anciennes, qui le composent, une inclinaison régionale ou idéologique, y lire l’empreinte d’un rapport de force ou une volonté de concrétisation des promesses du candidat à la présidentielle, dévoiler des indices de changement ou le contraire... Le porte-parole de la présidence de la République a, en fait, déjà qualifié ce nouveau gouvernement en indiquant que sa composition exprime «le lancement du changement économique en Algérie, conformément aux promesses faites par le président de la République lors de la campagne électorale et affirmées dans son discours à la nation lors de la prestation de serment». La feuille de route du gouvernement Djerad est donc claire : sortir le pays de son ornière financière et relancer une machine économique qui patine dans la gadoue où l’ont précipitée les décisions éhontées des Exécutifs précédents. Ce gouvernement, large tout de même de 39 membres (dont 5 femmes), 7 ministres délégués et 4 secrétaires d’Etat, avec des missions tout à fait nouvelles pour certains, n’aura pas la tâche facile dans le nettoyage des écuries d’Augias et devra faire preuve d’un sens de l’innovation dans les solutions qu’il adoptera. Inutile de faire dans la spéculation, on en sera fixé très vite puisque dès demain, le nouvel Exécutif devra présenter son plan d’action au premier Conseil des ministres que présidera le chef de l’Etat. Nul ne doute, toutefois, que le gouvernement Djerad bénéficiera d’un climat politique plus clément pour déployer son action. En effet, la plupart des manifestants incarcérés, y compris les figures de proue du hirak, ont été affranchis, et il est attendu que tous les détenus d’opinion retrouvent leur liberté. Une mesure d’apaisement politique et une ouverture au dialogue auquel avait appelé le président Tebboune, qui avait fait promesse d’œuvrer à l’instauration d’une nouvelle République, conforme aux aspirations du peuple algérien.

Horizons

  • tebboune-investiture008
  • tebboune-investiture007
  • tebboune-investiture006
  • tebboune-investiture005
  • tebboune-investiture004
  • tebboune-investiture003
  • tebboune-investiture002
  • tebboune-investiture001
  • tebboune-investiture009
  •  tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture010
  • tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture011

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

    • Conférence-débat sur Larbi Tébessi

      Les participants à une conférence historique consacrée à cheikh chahid Larbi Tébessi, tenue lundi dernier à l’université de Tébessa, ont appelé à consacrer davantage d’études et de recherches à cette figure emblématique du réformisme et du nationalisme algérien contemporain. «L’association des oulémas algériens, dirigée par Larbi Tébessi à une époque cruciale de l’histoire nationale, a contribué à la formation de la génération des moudjahidine artisane de la Révolution de Novembre,

Sciences et Technologies

L'agenda

 

Ministère du Travail

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Chawki Acheuk Youcef, préside, le 20 février  à 9h, à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale, les travaux de la journée d’information sous le thème «Un dialogue social inclusif pour une Algérie nouvelle».

Ministère de la Communication

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, procédera, le 20 février, à l’Ecole supérieure du journalisme et des sciences de l’information d’Alger, au lancement des travaux de la rencontre nationale sur la presse électronique algérienne.

 

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Nassira Benharrats, présidera, en présence de membres du gouvernement et d’acteurs de la société civile, le 20 février à Sidi Abdellah (Alger), une vaste campagne de reboisement.

 

Commune d’Alger-Centre La commune 

d’Alger-Centre célèbre, jeudi 20 février , à 16h, à la cinémathèque d’Alger, la Journée nationale de La Casbah.

  

HCA 

Le Haut-Commissariat à l’amazighité célébrera, les 21 et 22 février, à Ghardaïa, la Journée internationale de la langue maternelle.

MDN
La 1re Région militaire organise, jusqu’au 20 février, à l’Ecole nationale des techniques aéronautiques, le championnat national militaire de boxe.

 HCI

Le Haut-Conseil islamique organise, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed-El-Arabi-Ben-Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

HCLA
Le Haut-Conseil de la langue arabe organise, les 19 et 20 février, à 9h, à la Bibliothèque El Hamma (Alger), une rencontre nationale sur les écoles coraniques et leur rôle dans le développement de la langue arabe.

 

Opéra d’Alger

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh accueillera,le   jeudi 20 février à 16h, une exposition de l’artiste-peintre Fatma-Zohra Bouaouni, intitulée 
«Inspirations», et à 19h30, un concert des traditions lyriques féminines de la Saoura, intitulé «Lemma de Béchar», animé par Hasna El-Bacharia et Souad Asla.

Chu Mustapha

Le centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha et le laboratoire de microbiologie médical organisent, jeudi 20 février , à 8h30, au CHU Mustapha, la 1re Journée de microbiologie, sous le thème «Coronavirus, gestion et surveillance du risque infectieux».

Commune Raïs Hamidou

La commune de Raïs Hamidou (Alger) organise, le vendredi 21 février , à 9h, devant la maison de jeunes, une exposition de voitures et de motos.

 

Sports Divers

Hebergement/Kdhosting : kdconcept