L'éditorial
Search
Lundi 17 Février 2020
Journal Electronique

L’épreuve de l’instabilité régionale

Le Sahel et toute l’Afrique subsaharienne, gagnés par la contagion terroriste, grondent des incertitudes provoquées non seulement par l’intervention étrangère mais aussi par l’échec cuisant des opérations françaises Serval et Epervier, l’enlisement de Barkhane, malgré les renforts de certains pays européens et l’apport du G5 Sahel. Il y a péril en la demeure. Il suscite légitiment une préoccupation grandissante des pays de la région livrée à l’instabilité et à l’insécurité à l’heure du redéploiement de Daech, chassé de son terrain de prédilection du Moyen-Orient et campant dans le désordre libyen, de la montée en puissance des marchands de la terreur hantant le Mali, la Somalie, le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Le Sahel, confronté au déplacement forcé des populations et à la famine (3,3 millions de personnes ont besoin d’une assistance immédiate), paie le prix fort de l’ingérence étrangère dénoncée au Mali et dans certains pays sahéliens. La situation est aussi compromettante en Afrique de l’Ouest menacée par une insécurité alimentaire touchant près de 15 millions de personnes. En acteur incontournable de la promotion de la paix et de la stabilité dans la région, l’Algérie, de retour sur la scène internationale, ne ménage aucun effort pour mettre fin aux crises régionales à travers son rôle actif dans la relance du processus de dialogue inter-Libyens, qu’elle est prête à accueillir à Alger, et la conclusion de l’accord de paix et de réconciliation au Mali. Reçu par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, porteur d’un message du président Ibrahim Boubacar Keïta, a souligné le «rôle d’accompagnement de l’Algérie et sa contribution aux efforts visant à ramener la paix et la stabilité au Mali». Il dira, à cet effet, que «nous devons avancer ensemble, nous consulter et nous concerter régulièrement pour faire en sorte que tout se passe bien». Face à cette situation, le devoir de «vigilance et de veille» s’impose, a affirmé, en visite à Tamanrasset, le général-major Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire par intérim, mobilisée pour faire échec à «toute tentative susceptible de porter atteinte à l’unité nationale». En rempart infranchissable, a souligné le général-major, l’ANP est déterminée à combattre comme elle l’a toujours fait «le phénomène d’instabilité que vit notre voisinage proche et lointain», sans aucun danger sur notre territoire national, à la faveur de la mobilisation des enfants de cette terre de résistance à jamais préservée de la menace des déstabilisations régionales.
Horizons

La nouvelle gouvernance

La nouvelle République lance les chantiers de la gouvernance destinée fondamentalement à redonner vie aux valeurs de justice sociale laminées par le règne de la corruption et d’une oligarchie faisant main basse sur les ressources nationales au détriment d’une vie digne et décente pour le peuple. Précisément, les droits citoyens constituent le socle du changement, inscrit dans le programme ambitieux du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, déterminé à en finir avec la crise du logement avec la création d’un million de logements entre 2020 et 2024, à donner un nouvel essor à l’Ecole érigée en «pionnier dans l’édification de la nouvelle République», à favoriser l’émergence d’une santé performante et de qualité, à développer le monde des nouvelles technologies et de la numérisation, et à jeter les bases du développement local notamment dans les zones enclavées et déshéritées. Toutes ces priorités, recensées lors du Conseil de gouvernement tenu sous la présidence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, sont au centre du Conseil des ministres tenu hier. La feuille de route demandée, faut-il le rappeler, par le président de la République, porte sur les «projets de plan d’urgence» en locomotive de la croissance imposée par l’ère des start-up et de la microentreprise, dédiés aux compétences juvéniles assurées du soutien total de l’Etat. Au cœur de toutes les préoccupations, la relance du développement local dans les régions montagneuses, les Hauts-Plateaux, le Sud et les régions périphériques des grandes villes est l’objet d’un plan sectoriel, soutenu par des mécanismes de «solidarité de proximité» pour pallier les déficiences récurrentes. Il est conçu pour permettre une amélioration des conditions de vie en matière d’alimentation en eau potable, en électricité, de raccordement au gaz, de transport et de restauration scolaire. En fléau majeur, l’hécatombe sur les routes suscite également un intérêt particulier pour garantir la sécurité des citoyens, exigée par le président de la République et traitée en Conseil interministériel le 27 janvier dernier. En marche, la nouvelle République pose les jalons du renouveau socioéconomique et éducatif.
 Horizons

Un modèle de partenariat maghrébin

La promesse de campagne a été tenue. Trois mois seulement après son investiture, le président tunisien, Kaïs Saïed, a consacré sa première visite officielle à Alger, à l’invitation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ce choix stratégique est dicté par l’excellence des relations entre deux pays frères, érigées en modèle de coopération dans la région maghrébine et forgées à l’aune d’une solidarité historique jamais démentie et de la communauté de destin pleinement assumée. Cette convergence se traduit par la conviction, évoquée avec force par le président Kaïs, selon laquelle «l’Algérie fait partie des Tunisiens» et que la «Tunisie fait partie des Algériens». Elle se renforce par le renouveau démocratique marqué par l’élection des deux candidats indépendants à la présidentielle, à deux mois d’intervalle, et le basculement dans une ère de stabilité perçue comme acquis inestimable dans la région de toutes les turbulences. Les fondements d’un partenariat privilégié appellent nécessairement au renforcement de la coopération dans tous les domaines, notamment en matière d’énergie, de commerce, d’investissement, de transport et de tourisme. En 6e exportateur vers la Tunisie, essentiellement des hydrocarbures et des produits alimentaires, l’Algérie importe de la Tunisie des huiles végétales, des machines, du fer et de l’acier, et accueille quelque 700 entreprises tunisiennes qui occupent la 5e position sur le marché algérien. L’afflux de 3 millions de touristes algériens vers ce pays voisin, qui constitue une bouée de sauvetage pour un secteur stratégique durement touché par les attentats terroristes, le Trans-Mediterranean Pipeline à destination de l’Italie et l’accord commercial préférentiel boostent un partenariat aux opportunités encore plus grandes. Unies par un destin commun, l’Algérie et la Tunisie, en rempart contre le terrorisme barbare et les tentatives de déstabilisation régionale, partagent inévitablement une perception commune des enjeux de la crise libyenne qui imposent de «parler d’une seule voix». A une semaine de la réunion des pays voisins et des chefs d’Etat africains, Alger, prête à accueillir un dialogue inter-Libyens, et Tunis, acquise à «une approche commune», sont sur la même longueur d’onde. La Palestine est également au centre des préoccupations des deux pays qui ont réaffirmé leur soutien inconditionnel au peuple palestinien privé de son droit inaliénable à un Etat indépendant avec pour capitale El Qods annexée.
 Horizons

Le monde arabe à l’épreuve de la forfaiture du siècle

La Palestine a rompu «toutes les relations», y compris sécuritaires, avec l’Etat hébreu et les Etats-Unis, appelant Israël à «prendre ses responsabilités en tant que puissance occupante» des territoires palestiniens. Cette décision historique est confortée par la «réponse ferme» annoncée par le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abul Gheit, à la veille de la réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères tenue au Caire, dénonçant l’«accord du siècle» unilatéral et exprimant le refus de toute forme de coopération dans la mise en œuvre du plan américain. Le divorce est consommé. Il se légitime par la violation des accords d’Oslo, signé à Washington en septembre 1993 et complété, 8 mois plus tard, par l’accord de Ariha-Ghaza instituant l’Autorité palestinienne. La fin d’une des plus grandes avancées de paix dans la région, évoquée par l’ancien président Jimmy Carter et l’artisan du traité de paix israélo-égyptien, a été décrétée par l’«accord du siècle» en violation totale de la légalité internationale, au mépris de l’opposition de la communauté internationale et de son engagement en faveur d’une solution à deux Etats. La logique de la force a sapé les fondements d’un consensus porteur d’espoir de règlement de la question palestinienne, en minant les perspectives d’une paix juste et définitive. Plus que jamais englué dans les méandres du projet du Grand-Moyen-Orient à feu et à sang, le monde arabe des divisions stériles et des guerres fratricides menées en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et en Libye est à la croisée des chemins. Le destin collectif et le devenir de la Palestine, vouée à une annexion pure et simple et à la judaïsation
d’El Qods, sont en jeu. Etre ou ne pas être est la question incontournable qui se pose au monde arabe, à l’heure de la plus grande forfaiture du siècle. Historiquement liée par le devoir de solidarité avec la Palestine, l’Algérie, représentée par le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale et des Compétences à l’étranger, Rachid Bladehane, a réaffirmé son soutien «absolu et inconditionnel» au peuple palestinien injustement privé de ses droits inaliénables à un Etat indépendant avec El Qods pour capitale. Le temps des compromissions et des tergiversations est terminé.
Horizons

Espérances nouvelles

Claire, constante et ferme, la position de l’Algérie sur la crise libyenne ne souffre aucune ombre. Elle préconise son règlement par la voie politique et pacifique à travers un dialogue inclusif entre toutes les factions libyennes, loin du fracas des armes et des ingérences étrangères auxquels les récents et dangereux développements de la situation ont failli les mener irrémédiablement, si ce n’était la réaction vigoureuse des adversaires de la solution radicale. Réactivant sa diplomatie non seulement pour écarter les dangereuses dérives d’un affrontement fratricide notamment sur ses voisins immédiats, mais également et surtout pour faire prévaloir la raison sur la passion et les intérêts étroits, l’Algérie a participé à la conférence internationale sur la Libye à Berlin où le président Tebboune a insisté sur l’impératif d’un cessez-le-feu entre les deux parties belligérantes, d’imposer un embargo sur les armes et d’œuvrer à la reprise du dialogue sous l’égide des Nations unies. Elle a, quelques jours plus tard, organisé sur son sol la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye afin d’accompagner les Libyens dans la redynamisation du processus de règlement politique de la crise à travers un dialogue inclusif. L’offensive diplomatique algérienne ne s’est pas arrêtée en si bon chemin et travaille à démailler le jeu des puissances étrangères, principale pierre d’achoppement dans la cristallisation d’une solution pacifique. «L’Algérie continuera de jouer un rôle moteur dans la résolution le plus rapidement possible de la crise en Libye», a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, à Brazzaville à l’occasion du 8e sommet du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye. L’Algérie a, en effet, toujours œuvré pour une implication plus grande de l’UA dans le traitement du dossier libyen. De son côté, le Premier ministre Abdelaziz Djerad à déclaré à l’ouverture des travaux du CHN de l’UA qu’«il n’est pas logique de marginaliser l’Afrique dans une question qui touche un Etat membre de l’UA et qui connaît une guerre fratricide». La stratégie algérienne, dont l’objectif est d’éloigner les affres de la guerre et préserver l’unité et la souveraineté de la Libye, est aussi limpide que sa position, dorénavant mieux appréciée par les différents acteurs. «Les gens nous écoutent maintenant, beaucoup mieux qu’avant», a ainsi constaté Boukadoum pour mieux souligner les espérances nouvelles pour une solution pacifique.
 Horizons

  • tebboune-investiture008
  • tebboune-investiture007
  • tebboune-investiture006
  • tebboune-investiture005
  • tebboune-investiture004
  • tebboune-investiture003
  • tebboune-investiture002
  • tebboune-investiture001
  • tebboune-investiture009
  •  tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture010
  • tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture011

Santé

    • Plus d’un Algérien sur deux en surpoids :: Un mal qui épargne de moins en moins les jeunes

      Des spécialistes de la santé ont, de nouveau, tiré la sonnette d’alarme sur les dangers de l’obésité à l’origine de l’apparition de maladies cardio-vasculaires et de cancers.

      Lors de la deuxième journée de la formation médicale continue, organisée, jeudi dernier, au Centre familial de Ben Aknoun (Alger) par l’Association de médecine interne (Sami) d’El Biar, le Pr Amar Tebaibia a tiré la sonnette d’alarme sur le problème d’obésité. Selon ce praticien, chef du service médecine interne à l’EPH d’El Biar et président de la Sami, «le surpoids et de l’obésité concernent 55,6% des Algériens dont 30,1% de femmes».

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

    • Bombardement de Sakiet Sidi Youcef : Une action désespérée

      Entretenir la mémoire des chouhada algériens et tunisiens tombés au champ d’honneur lors du bombardement, le 8 février 1958, de Sakiet Sidi Youssef, est une occasion qui s’offre pour renforcer une relation exceptionnelle qui unit les deux peuples voisins et frères. C’est ce qu’a soutenu, jeudi dernier, le secrétaire général du ministère des Moudjahidine, lors d’une conférence au Centre national d’études et de recherches sur le mouvement national et la révolution du 1er Novembre 1954, à Alger.

Sciences et Technologies

L'agenda

APN

Le groupe parlementaire algérien au Conseil de la choura de l’Union du Maghreb arabe organise, le 17 février , à 8h30,  à l’Assemblée populaire nationale, une journée à l’occasion de la célébration du 31e anniversaire de la création de l’UMA.

 

 Ministère  de la Solidarité

La ministre de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaoutar Kirikou, préside, le 17 février à 15h, au siège du ministère, la célébration de la Journée de l’enfant maghrébin.

Ministère des Moudjahidine

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, présidera, les 17 et 18 février  dans la wilaya de Saïda, la cérémonie de célébration de la Journée nationale du chahid.

Marketing touristique

L’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration d’Aïn Benian (Alger ) abritera, les 19 et 20 février, les 13es journées de marketing touristique, organisées par RH International Communication.

MDN

La 1re Région militaire organise, à partir de 17 février jusqu’au 20 février, à l’Ecole nationale des techniques aéronautiques, le championnat national militaire de boxe.

 

UGCAA

Le SG de l’Union générale des commerçants et artisans algériens, Hazab Ben Chahra, organise, le 17 février , à 10h, au siège de l’Union, une conférence de presse sur les marchés de gros et leur organisation à l’approche du mois de Ramadhan.

HCA

Le Haut-Commissariat à la langue amazigh célébrera, les 21 et 22 février, à Ghardaïa, la Journée internationale de la langue maternelle.

HCLA

Le Haut-Conseil de la langue arabe organise, les 19 et 20 février, à 9h, à la bibliothèque El-Hamma (Alger), une rencontre nationale sur les écoles coraniques et leur rôle dans le développement de la langue arabe.

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed-El-Arabi-Ben-Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

Salon de la logistique

Le 4e Symposium international sur la trans-logistique, le transit et l’entreposage des marchandises se tiendra le 29 février à Alger.

TNA
Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi organise, le 17 février , à 10h30, une conférence de presse pour présenter la pièce «Bellezza», produite par l’association SOS Bab El Oued, en présence de sa réalisatrice, Di Marco Chiara.



Exposion d’arts plastiques
L’Office Riadh El-Feth (Alger) organise, jusqu’au 29 février, au Centre des arts, une exposition d’arts plastiques d’Amel Kamila Hamidou et Samira Merabet.

ONCI
L’Office national de la culture et de l’information et le Centre algérien du développement du cinéma prganisent, demain, à l’occasion de la Journée nationale du chahid, la projection du film «Le Puits» et le film documentaire intitulé «Maâraket el chabaka el kobra».

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

Football

Sports Divers

Hebergement/Kdhosting : kdconcept