L'éditorial
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Mardi 11 Août 2020
Journal Electronique

Le socle de la relance

La messe de l’après-Covid-19 est dite. Elle se fonde sur les urgences de la relance qui ne saurait attendre davantage lorsque le nouveau monde, aussi 
impitoyable que la mondialisation en lambeaux de triste période, dicte la loi de la concurrence et de la compétitivité. Il suffit seulement d’observer la férocité de la logique protectionniste prônée par les chantres du marché libre, la guerre des laboratoires pour l’acquisition du vaccin et la mise en marche de la locomotive économique quelles qu’en soient les contraintes de la pandémie en rebond dans toutes les capitales. Le défi de la relance est donc primordial
pour la nouvelle Algérie. L’opportunité est bien réelle pour lancer les chantiers de la rentrée sociale, au coeur des travaux du Conseil des ministres présidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. La rentrée de tous les enjeux, placée sous le sceau des impératifs sécuritaires et sanitaires, interpelle la communauté universitaire qui renoue,  le 23 août prochain, avec la vie des campus et les amphithéâtres. Il s’agit de veiller à l’achèvement de l’année précédente et de lancer la rentrée 2020-2021 dans les conditions idoines d’enseignement, de transport et d’hébergement. Les portes sont grandes ouvertes pour lesporteurs de projets de l’Ansej et des start-up locaux ou établis à l’étranger. Dans les meilleurs délais, des textes réglementaires verront le jour pour garantir les conditions d’implantation et de développement des incubateurs et des accélérateurs. Le socle de la relance est solidement ancré dans la voie de l’assainissement du secteur industriel et commercial de toutes les pratiques de l’ostracisme et de la fraude dans toutes ses manifestations. L’élaboration d’un cahier des charges a été ordonné pour garantir une gestion transparente et effectuer un contrôle rigoureux dans le  domaine de la sous-traitance et de l’importation des véhicules neufs pour les opérateurs nationaux, en attendant la promulgation d’un texte régissant l’activité des partenaires étrangers. La remise en ordre du secteur sensible du commerce, livré auparavant à l’incurie et à l’anarchie, est indissociable de la moralisation de cette activité, de la lutte contre la fraude et la contrebande sévissant aux frontières. Les bases de la relance sont posées pour réussir le virage de l’intégration dans le nouveau monde en mutation accélérée.

Horizons

La normalisation en marche

La vie économique, sociale et culturelle reprend progressivement son cours. A l’instar des pays du monde entier, contraints au déconfinement malgré la prolifération de nouveaux clusters, l’Algérie, au bilan nettement plus favorable, s’inscrit dans une démarche progressive et flexible dans la lutte contre la pandémie et elle a les moyens et l’opportunité de tourner la page sombre d’une épidémie aux effets dévastateurs. Des lueurs d’espoir sont perceptibles dans la relative décrue observée ces dernières semaines marquées par la baisse sensible du taux d’occupation des lits de réanimation, selon le directeur des structures de proximité du ministère de la Santé, Faouzi Benachenhou. Et même dans les wilayas d’Alger, Sétif, Constantine et Oran, en tête de classement du nombre de cas de contamination, on respire. La saturation et les tensions quotidiennement subies par le corps médical ont diminué. Dans ces conditions sanitaires des plus prometteuses, le temps d’un déconfinement graduel s’impose. Des mesures ont été édictées par le gouvernement visant un allégement des horaires de confinement pour les 29 wilayas les plus touchées, portés de 23h à 6h du matin, la levée de l’interdiction de la circulation routière des véhicules particuliers en provenance et en direction de ces wilayas, l’ouverture des mosquées dotées d’une capacité de 1.000 places et l’accès libre aux plages, aux espaces récréatifs et de détente, des hôtels, des cafés et des restaurants. L’étau de la pandémie se desserre au bénéfice du citoyen qui profite d’un élargissement des espaces de vie et de liberté, impactées par la pandémie. A la veille de la rentrée sociale, les Algériens vont goûter aux plaisirs de la plage et des veillées nocturnes. Mais les acquis de la normalisation en marche ne signifient nullement la fin de la pandémie qui exige une vigilance accrue et le sens des responsabilités pour conforter les avancées enregistrées. Tout manquement est sévèrement réprimé. La fermeture pure et simple des commerces, des espaces publics et même des mosquées est envisagée. Les walis sont tenus de veiller au suivi de la situation sanitaire et à l’application rigoureuse des mesures de déconfinement partiel. En attendant le maintien ou la levée du confinement, tributaire de l’évolution de la pandémie et de la disponibilité du vaccin prévu à la rentrée, la balle est désormais dans le camp des citoyens confrontés au défi de la normalisation.
 Horizons

L’Etat au service du citoyen

Le pire a été évité. Le barrage de Béni Haroun, l’un des plus grands ouvrages hydrauliques en Afrique, a résisté à la double secousse tellurique qui a ébranlé, au matin du 7 août, la wilaya de Mila. Il y a eu plus de peur que de mal dans cette catastrophe naturelle survenue en pleine conjoncture épidémiologique qui mobilise toutes les énergies et les capacités de l’Etat. Aucune victime n’a été enregistrée dans cette tragédie qui n’a pas également connu de gros dégâts matériels recensés dans les bâtisses du vieux Mila, de Ksar El Ma, de Kherba et de Grarem. Comme c’est le cas, en temps de pandémie, l’Etat au service des citoyens a réagi pour assurer une «prise en charge immédiate» des besoins des citoyens. Des instructions ont été données par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a chargé le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, et la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaoutar Krikou, de se rendre sur les lieux du drame pour effectuer une évaluation rigoureuse des pertes et apporter une «réponse adéquate» à hauteur du sinistre. Le «soutien consistant» de l’Etat marque son attachement résolu à concrétiser les engagements en faveur d’une nouvelle Algérie de la justice sociale et de la citoyenneté. «L’Etat ne ménagera aucun effort pour assurer les besoins nécessaires», a affirmé à la télévision publique le Premier ministre Abdelaziz Djerad. Un programme d’urgence a été lancé pour la restauration des routes endommagées et la prise en charge des familles sinistrées. Cette mobilisation de tous les instants nécessite une implication des autorités locales et une large coopération des comités de quartier pleinement associés à la gestion de la catastrophe. Le bon exemple de l’intervention prompte d’une entreprise spécialisée est à relever. Elle s’est proposée pour mener bénévolement l’opération de sécurisation de la Route nationale 27, reliant les wilayas de Mila, Skikda et Constantine, menacée par la chute des roches. C’est dans les dures épreuves que l’Algérie révèle ses capacités de résilience et de solidarité.
 Horizons

Le temps de la solidarité

Le Liban martyr ne sera pas seul dans cette terrible tragédie provoquée par une double explosion au bilan très lourd : 137 morts et 5.000 blessés, la destruction de la moitié de la capitale déclarée sinistrée et maintenue en état d’urgence pour deux semaines renouvelables, des dommages matériels estimés entre 3 et 5 milliards de dollars, la perte des silos de stockage de céréales et de médicaments, la saturation des hôpitaux durement éprouvés par la pandémie. Face à ce drame, l’Algérie aux traditions de solidarité bien ancrées et consacrées par la signature des accords de Taef, qui a mis fin à la guerre civile (1975-1990) dans ce pays, ne pouvait rester indifférente au triste sort d’un pays confronté aux épreuves les plus dures. Sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en contact permanent avec son homologue libanais Michel Aoun, quatre avions ont quitté jeudi dernier Alger pour prêter main forte à la ville enlisée dans une crise politique, sanitaire, économique et sociale aiguë. Des équipes de la Protection civile, constituées de médecins et de techniciens spécialisés, sont arrivées à Beyrouth dévastée. Dans un environnement régional, soumis aux aléas du «printemps arabe» de l’éclatement du monde arabe chaotique, le devoir de solidarité s’impose pour la nouvelle Algérie sortie victorieuse de tant d’épreuves aussi difficiles et naturellement attachée au renforcement de la relation historique algéro-libanaise. Les impératifs de solidarité sont également au cœur du sommet des présidents des parlements, prévu du 19 au 20 août, auquel participera le président de l’Assemblée populaire nationale, Slimane Chenine, pour contribuer au soutien indéfectible au peuple libanais endeuillé. Une réunion préparatoire est organisée, ce week-end, pour élaborer un plan d’urgence qui sera entériné lors du sommet parlementaire. Le fardeau est lourd à porter pour un pays au bord de l’effondrement, victime de la paralysie institutionnelle et des querelles intestines. Aux scènes apocalyptiques de la capitale éventrée et soufflée par le «stockage criminel de 2.700 tonnes de nitrate d’ammonium déposées depuis 2013 au port, désormais pulvérisé, se greffent le poids de la crise multiforme sans précèdent, marquée du sceau de l’instabilité politique, la paupérisation grandissante et la montée de la contestation sociale. Dans le silence assourdissant du monde arabe, affairé aux guerres impérialistes par procuration, le Liban a besoin, plus que jamais, d’une aide à la mesure du désastre subi et fondamentalement éloigné des conditionnalités et de toute ingérence.
Horizons

De la modernité du système bancaire

Voilà, c’est fait, la finance islamique vient de se faire une place dans le paysage bancaire public, après le lancement officiel de la commercialisation par la BNA de produits répondant à ses critères. Car il faut bien préciser que deux banques privées proposaient déjà ce genre de service à la clientèle algérienne, alors que les banques publiques restaient réticentes à investir le créneau, en dépit d’une demande avérée et d’appels de nombreux experts à développer ce segment de la finance qui a connu une croissance phénoménale à travers le monde. Bureaucratie, tabou idéologique et kleptocratie se sont toujours alliés pour ligoter la modernisation et l’expansion des services financiers proposés aux Algériens dont la défection vis-à-vis de la bancarisation de leurs avoirs n’a fait que croître de manière exponentielle, au point qu’aujourd’hui ce sont plusieurs dizaines de milliards de dollars qui circulent en sacs-poubelles lors de transactions commerciales, ou sont entassés dans les sous-sols des villas huppées. On sait au moins depuis l’empereur romain Vespasien, qui devait trouver un moyen rapide de renflouer les caisses de l’Etat, vidées par son prédécesseur, que «l’argent n’a pas d’odeur», ni de religion d’ailleurs, sinon qu’il est lui-même une religion pour certains ! C’est donc de bon augure que la banque algérienne, quel que soit son statut juridique, renoue avec ce qui constitue son essence même, fructifier la ressource monétaire, pour le plus grand bien de l’économie nationale. Mais il ne s’agit pas de rester au simple stade de la symbolique et penser que le mot «islamique» est le sésame qui drainera magiquement toute la manne financière qui échappe aux circuits bancaires. Beaucoup d’Algériens seront certainement sensibles à l’argument religieux et, pour un banquier, il est de bon aloi de le satisfaire du moment que cela ne contrevient à aucune règle de rentabilité. Mais, pour la plupart, cela restera insuffisant tant que le système bancaire n’entre pas dans la modernité, tant dans ses moyens technologiques qu’en matière de qualité des prestations fournies à la clientèle. Plus que proposer quelques nouveaux produits, la banque doit s’atteler à gagner la confiance des Algériens. Tous les experts financiers vous le diront, la confiance est une valeur nodale et est au cœur de toute réussite.
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L'agenda

Ministère de la Justice

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, présidera, le 11 août , à 9h30, la cérémonie d’installation du président de la cour de justice d’Alger, Mokhtar Bouchrit, au siège de la cour.

Sonelgaz
Le groupe Sonelgaz organisera le 13 août, à 15h, à l’Institut de formation de l’électricité et du gaz de Ben Aknoun (Alger), la cérémonie de signature des traités de fusion absorption des sociétés filiales du groupe Sonelgaz (Case, Credeg, SMT et Sat Info).

 

MDN
La Direction des industries mécanique militaires procèdera le 11 août, à 11h, au niveau de la société algérienne de l’industrie lourde à Rouiba (Alger), à la distribution des camions Mercedes Benz au profit de la direction centrale du matériel et aux différents organismes publics et privés.

AFIC 2020

Le Forum africain sur l’investissement et le commerce AFIC 2020 aura lieu les 10 et 11 octobre à l’hôtel Sheraton d’Alger, sous le thème «Transformation énergétique, l’économie alternative».

 

Exposition  virtuelle

Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès Kouider sur la page facebook

 

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Direction de la culture de Tizi Ouzou
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou fait part du report du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours du Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. Le délai de dépôt des candidatures à ces deux manifestations est donc prorogé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

Fédération algérienne de voile 
Le premier stage des sélections algériennes de voile se déroulera la mi-août à l’Ecole nationale des sports nautiques et subaquatiques d’Alger-Plage (Est).

Football

Sports Divers

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