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L'éditorial
Mercredi 18 Juillet 2018
Journal Electronique

La solidarité à l’africaine

La sortie rassurante, tout en objectivité, du Niger a été du plus bel effet. Elle exprime la solidarité africaine portée par des valeurs historiques et une communauté de destin inscrites en vérités immuables dans l’Algérie du soutien inconditionnel aux peuples africains en lutte contre la barbarie coloniale, de l’engagement indéfectible dans la renaissance de l’Afrique du Nepad, dont elle est la promotrice, et la lutte contre le terrorisme pleinement consacrée par la désignation du président Abdelaziz Bouteflika par ses pairs africains coordonnateur de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent. Le socle africain résiste à toutes les tentatives de déstabilisation qui ont lamentablement tourné court à la faveur de la 6e session du Comité bilatéral algéro-nigérien. Le démenti cinglant est à la mesure de la campagne honteuse orchestrée par des ONG et relayée par des médias occidentaux connus, hier, pour leur adhésion aux thèses désormais surannées du «qui-tue-qui» et investis aujourd’hui dans l’instrumentalisation de la question humanitaire. La solidarité à l’africaine a fait valoir son droit régi par l’excellence de la coopération bilatérale pour endiguer légalement et souverainement le phénomène de la migration clandestine. L’union sacrée algéro-nigérienne est l’antidote aux agissements sans lendemain d’ONG dont l’engagement prête à équivoque en raison de leur silence coupable sur le déni humanitaire consacré au cœur de l’Europe proclamant la chasse aux migrants, érigeant les barrières de l’indifférence et tentée par l’installation de «camps de rétention» dans le sud de la Méditerranée pour se débarrasser de la «misère du monde» qu’elle n’entend plus accueillir chez elle. Face à la crise des valeurs occidentales, le niet de l’Algérie, du Niger et de la Libye pointe la responsabilité de l’Occident dans cette tragédie provoquée par l’interventionnisme aux conséquences chaotiques et la manipulation de la nébuleuse terroriste. Paradoxalement, c’est cette Algérie décriée par des ONG et des médias aux ordres qui a été intronisée dans son rôle «stratégique et central», réitéré par le coordonnateur européen, lors de la réunion préparatoire à la 2e session du dialogue stratégique prévue en octobre et coprésidée par le ministre algérien des Affaires étrangères et la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini.
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Moins cher et plus rapide

Longtemps, aller d’un endroit à un autre dans notre vaste pays, voire d’un quartier à un autre, n’était pas une mince affaire. Le manque de bus, qui relevaient pour l’essentiel de l’Etat, et la vétusté des réseaux routier et ferroviaire nourrissaient l’insatisfaction et parfois la colère des citoyens et des professionnels des transports. Aujourd’hui, se rendre d’Alger à In Guezzam ou Tindouf, rallier El Tarf à partir de Tlemcen par route ou par train ne s’apparente plus à un exploit. L’Algérie est devenue un réseau dense de liaisons. En une vingtaine d’années, la transformation a été radicale. Pas seulement dans la capitale ou dans des villes importantes comme Sétif, Sidi Bel-Abbès, Constantine ou Oran. Même dans le sud du pays, comme à Ouargla où fonctionne désormais un tramway moderne, les soucis liés au transport public ne hantent plus, comme un cauchemar, le travailleur ou l’étudiant. Les pouvoirs publics ont axé leurs efforts sur son développement. Outre sa fonctionnalité, le soutien dont il bénéficie le rend accessible à la majorité des citoyens qui apprécient un gain de temps et des conditions de voyage qui se sont nettement améliorées. Cette amélioration s’est accompagnée de la modernisation des voies routières et du rail qui n’a jamais bénéficié d’autant d’intérêt. Le train siffle à nouveau dans des villes comme Saïda, Béchar et M’sila et bientôt Hassi Messaoud et Touggourt. Les retombées sur la vie quotidienne des citoyens et la vie économique sont évidentes. L’acquisition par la SNTF de matériels modernes lui a permis de satisfaire davantage sa clientèle. Toutefois, des efforts restent à faire en termes de ponctualité pour assurer un service public performant. Longtemps «asservi» à sa voiture, l’Algérien redécouvre les avantages et le plaisir de voyager en train, en tramway et en bus. C’est moins cher, plus rapide dans des villes saturées où l’on roule à la vitesse de la tortue. C’est mieux pour rallier des villes lointaines que le train a considérablement rapprochées. C’est quelque part le signe éclatant d’une mutation nécessaire. Celle-ci rend de plus en plus vivables nos villes qui se mettent à l’heure des transports modernes. Sans avoir atteint un niveau idéal, ils rendent plus aisés et plus rentables les déplacements.
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Dans la bonne entente

Dans la vision algérienne, si les frontières doivent être clairement délimitées pour fermer la voie à un contentieux très souvent dommageable aux relations entre pays, elles ne constituent assurément pas une barrière inamicale vis-à-vis du voisin. Bien au contraire, pour les autorités algériennes, la zone frontalière est «un pont pour la promotion de l’amitié, de la fraternité, de la coopération et de la complémentarité». Cela découle du principe général de bon voisinage qui distingue la politique de l’Algérie, surtout avec les pays limitrophes, convaincue que dans le serein échange, chacun trouvera entièrement matière à satisfaction. Mais voilà, toutes les circonstances ne sont pas aussi favorables à cette louable disposition. C’est justement le cas, présentement. La présence de groupes terroristes, de réseaux de trafiquants d’êtres humains, de narcotiques et autres, dont les activités sont d’ailleurs inextricablement imbriquées, jette une ombre dangereuse sur la stabilité des pays de la région. Aussi, l’Algérie, qui a à cœur de sauvegarder la paix chez elle, si durement retrouvée, porte un intérêt particulier aux zones frontalières et à leur sécurisation, une condition impérative pour que cet échange osmotique soit propice à leur valorisation au profit, d’abord, des populations qui y vivent. C’est dans cet objectif que le Comité bilatéral frontalier algéro-nigérien se réunit à Alger, qui a sur la table plusieurs dossiers à faire avancer, pour renforcer la coopération sécuritaire entre les services de sécurité des deux pays dans leur lutte contre le terrorisme, la criminalité et l’immigration clandestine, pour faciliter la circulation des personnes et des biens dans un cadre légal. La promotion économique de ces régions tient une place tout aussi importante dans ces discussions. Les deux parties ont ainsi exprimé leur satisfaction des progrès accomplis dans l’exécution des recommandations de la 5e session du Comité bilatéral frontalier. Elles ont également loué la coopération en matière d’entretien des bornes frontalières et de la cartographie de ces zones, ainsi que le bon état d’esprit qui anime les gendarmeries et les polices des deux pays, sans omettre la coopération dans le domaine de la santé, de l’assistance prodiguée par la partie algérienne aux populations vulnérables ou les bourses octroyées aux étudiants nigériens. Qu’il reste encore beaucoup à faire est tout à fait naturel. Ce qui compte, c’est que cela se fasse dans la bonne entente. C’est le cas entre l’Algérie et le Niger.
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Tous concernés

Le baby boom s’invite dans l’Algérie des acquis sociaux et des réformes, appelée à trancher l’équation démographique. A la faveur d’une amélioration de la qualité de vie, générée par des avancées sociales et économiques indéniables, et d’une espérance de vie plus longue, la courbe des naissances, jugée excessive et considérée comme la plus élevée au monde, a atteint la cote d’alerte que plus personne ne peut plus ignorer. Le taux d’«accroissement net» de la population (2,2% entre janvier 2016 et janvier 2017, contre 2,1% en juillet 2015) pose de véritables défis en matière de santé, d’éducation, de formation et d’habitat. Pour la troisième année consécutive, le seuil fatidique de plus de un million de naissances (contre 580.000 dans les années 2000) a été franchi, en raison du fléchissement «assez significatif» du taux de mortalité infantile et de la hausse du nombre des mariages, selon l’Office national des statistiques. En conséquence, à la fin de l’échéance des objectifs du développement durable, prévue en 2030, l’Algérie comptera 51 millions d’âmes. Le temps est déformais compté pour maîtriser la croissance démographique qu’il urge d’en faire un levier de croissance économique et non un handicap. La qualité de vie et la poursuite du développement économique et social sont en jeu, notamment en cette conjoncture financière contraignante. Opportunément, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, a mis le doigt sur la plaie pour provoquer une prise de conscience collective sur cette question sensible érigée en priorité de l’heure. Le choix du planning familial est incontournable. Il vise, a-t-il affirmé, à «créer l’équilibre entre la croissance démographique et la croissance économique» et conduit dans un contexte de faible fécondité à encourager l’épargne et créer des opportunités pour le développement économique et social durable en investissant dans les domaines de la santé, la nutrition, l’éducation et la formation pour tirer pleinement profit du dividende démographique. La mise en œuvre du planning familial 2017-2020 repose évidemment sur une implication de tous les acteurs concernés, notamment les jeunes, les mourchidate, les imams et les médias. L’Algérie de demain est l’affaire de tous.
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Des relations à toute épreuve

Les relations entre Alger et Tunis ont toujours été empreintes de sérieux et de respect mutuel. Durant la guerre de Libération, Tunis n’a pas été avare de soutien au peuple algérien et à l’ALN. Cela aurait pu n’être qu’une singularité favorisée par une conjoncture historique. Cependant, durant les années de feu de la décennie 1990, l’Algérie n’a pas eu à se soucier de tentatives de déstabilisation du côté de sa frontière Est. En effet, contrairement à d’autres pays, s’illusionnant sur un reniement par l’Algérie de ses principes, la Tunisie a fait une analyse pertinente de la situation, comprenant que sa sécurité intérieure était intimement liée à celle de l’Algérie. Conséquemment, les groupes terroristes algériens, malgré moult essais de faire la jonction avec les cellules tunisiennes, n’ont jamais pu s’aménager une zone de repli et d’approvisionnement sûre, et ce, grâce à une coopération efficace entre les deux pays. Evidemment, la solidarité a joué dans les deux sens. Quand les troubles, dans la foulée de la «révolution du Jasmin», jetèrent Tunis dans le désordre, Alger ne se fit pas prier pour lui prêter main-forte et empêcher que le pays sombre corps et âme. Son soutien fut politique, économique et, bien sûr, sécuritaire. L’internationale terroriste n’a pas lésiné sur les moyens pour mettre le grappin sur ce pays, et le chaos libyen n’était pas fait pour arranger les choses. Certes, la Tunisie a dépassé la grosse crise, mais tous les ingrédients sont encore là. La sournoise menace terroriste n’est pas moindre, et l’attentat perpétré le 8 juillet contre une patrouille de la Garde nationale à Aïn Soltane (gouvernorat de Jendouba) est venu sortir de sa torpeur une élite politique que ce léger mieux a rendu somnolente. Les déclarations du ministre algérien de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, viennent rappeler la nécessité d’éviter de baisser la garde devant ce danger rampant et de mener de concert cette implacable lutte, comme elles soulignent le caractère permanent de la coordination algéro-tunisienne en matière de sécurité et d’échange d’informations, assurant que les deux pays œuvrent à «relever le défi sécuritaire ensemble et en étroite collaboration».
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L'agenda

 

 

Ministère des Ressources en eau

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, effectuera, jeudi, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj.

Ministère de la Formation professionnelle

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise, jusqu’au 15 septembre, une caravane de sensibilisation autour de son secteur.

Ministère de l’Enseignement supérieur

L’Université Abdelhamid-Ibn-Badis de Mostaganem accueille, jusqu’à jeudi, le 70e colloque de la conférence internationale pour l’étude et l’amélioration de l’enseignement des mathématiques (CIEAEM).

Ministère du Commerce

Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, présidera, mercredi à 13h30, au niveau de l’Agence nationale de la promotion du commerce extérieur, une rencontre d’évaluation des propositions du club des exportateurs algériens relatives à la promotion des exportations agricoles.

APN

La Commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté nationale à l’étranger, présidée par Abdelhamid Si Afif, achèvera mercredi ses visites d’inspection dans certains ports et aéroports.

HCI

Sous le haut patronage du Haut-Conseil islamique et avec la collaboration de l’association Saafi, spécialisée dans la finance islamique, un colloque international sera organisé les 24 et 25 novembre au palais de la culture, à Alger, sur le thème  «L’assurance takâfoul et son rôle dans le développement économique global».

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