Karima Benrabah, directrice générale de la Société d’ingénierie de management et de développement des entreprises – Sarl SIMDE
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Jeudi 04 Mars 2021
Journal Electronique

«L’entreprise algérienne est largement dépassée par les évènements»

Propos recueillis par Amokrane H.




Dans cet entretien, la directrice générale de la Société d’ingénierie de management et de développement des entreprises – Sarl SIMDE, Karima Benrabah, a exposé un modus operandi pour permettre à l’entreprise de brandir le drapeau du dynamisme industriel et pour donner plus d’efficacité à son action. Elle propose, entre autres, une organisation centrée sur le client qui permettra de tracer les objectifs nécessaires à court, à moyen et à long termes pour se détacher et dépasser la gestion classique qui a montré ses limites. Elle estime que l’entreprise algérienne n’a pas opté pour une organisation et une gestion traditionnelle, mais la pauvreté de l’économie nationale en matière d’outils de performance et de compétences requises ne peut lui permettre de jouer un rôle clé dans le développement économique et social du pays, jusqu’alors assuré par l’exportation des richesses naturelles.
 
Le monde de l’entreprise réclame    souvent des réformes économiques en profondeur afin d’améliorer la compétitivité. N’est-il pas nécessaire et urgent de réformer également le mode de fonctionnement de l’entreprise ? Le problème n’est-il pas aussi celui du management ?
Effectivement cette question qui resurgit souvent dans le milieu des opérateurs de tous les secteurs d’activité et particulièrement depuis l’apparition de cette pandémie Covid-19 dont les conséquences de son impact ne sont pas encore évaluées. Cette situation impose une nouvelle stratégie pour l’économie nationale qui ne peut être effective sans la mutation de l’entreprise. Cette réforme de l’entreprise ne peut être qu’un «must» incontournable aussi bien pour les opérateurs que pour les parties prenantes en particulier les institutions chargées de l’investissement et de la  production des richesses devant un risque d’une faillite économique imminente. Cette situation défavorable vient mettre la «performance» des dirigeants des entreprises à l’épreuve d’une réalité où les objectifs commerciaux à long terme et la conception de nouvelles stratégies dans un environnement instable et incertain en l’absence de visibilité commerciale par rapport à un marché anarchique et informel où l’entreprise subit les effets pervers de l’absence d’une planification. L’effet «positif» de cette crise est son offre d’une opportunité de revoir fondamentalement la gestion de notre économie en mettant l’entreprise au cœur de la problématique. L’équation semble difficile, si la compétence n’est pas érigée en leadership.
 
Peut-on réellement comprendre ce qu’est l’entreprise, aujourd’hui,  sans la relier à l’émergence d’une nouvelle forme de management ?
L’entreprise algérienne aujourd’hui est largement dépassée par les évènements. A l’exception de celles qui font dans l’alimentaire, dont l’importation des intrants ne peut être vraiment perturbé par les effets de la crise en bénéficiant du caractère névralgique du produit alimentaire; les autres entreprises luttent quotidiennement pour survivre. La menace est plurielle, le management ne peut être antidote par rapport à un marché squatté quasi totalement par le produit d’importation.
Justement, en Algérie le passage forcé vers une économie de marché, comptant sur le «miracle» de la concurrence, le management et marketing, n’a pas eu d’effet escompté. C’est donc un retour à la case départ. Les entreprises d’aujourd’hui vont devoir se réorganiser autour des productions afin de surmonter les impacts de la crise en priorité et se réformer par rapport au marché mondial. Une organisation centrée sur le client est la seule stratégie qui permettra de souligner les objectifs nécessaires à court, à moyen et à long termes pour se détacher et dépasser la gestion classique qui a montré ses limites. Pour mener à bien des activités de planification, dans un cadre organisé autour de chaînes de valeurs, il y a donc lieu de revoir le profil des dirigeants aux fonctions clés à la lumière des besoins de la performance et de définir des stratégies de communication tout azimut qui puisse servir de management dans le vrai sens du mot.
 
Comment est organisée, aujourd’hui, l’entreprise algérienne ? Sa structure actuelle lui permet-elle d’atteindre ses objectifs de croissance et surtout d’ être capable d’assumer son rôle de pilier de l’économie nationale ?
L’entreprise Algérienne n’a pas opté pour une organisation et une gestion traditionnelle, mais la pauvreté de l’économie nationale en matière d’outils de performance et de compétences requises ne peut lui permettre de jouer un rôle clé dans le développement économique et social du pays, jusqu’alors assuré par l’exportation des richesses naturelles. Afin de surmonter les différents problèmes dans les différents secteurs et de tirer parti des avantages de la diversité des ressources de richesses dont dispose le pays, il est nécessaire de reconnaître l’existence et l’ampleur de la problématique et d’accepter d’adopter le changement qui s’impose. L’entreprise publique se dérobe par rapport à ses responsabilités tandis que l’entreprise privée se dérobe par rapport à ses obligations. Un constat que nul ne peut ignorer. Presque dans tous les cas le mérite n’est pas rémunéré et la qualité aussi. Le développement est une entreprise sérieuse de longue haleine. L’entreprise candidate à tenir un rôle significatif dans le développement global doit être elle-même sécurisée durablement, donc à l’abri des effets pervers de l’environnement. C’est donc le tout qui doit évoluer pour que l’entreprise évolue à son tour.
 
Justement faut-il redéfinir son rôle ?
L’entreprise algérienne doit connaître d’abord son emplacement et son rôle direct et indirect par rapport à l’économie nationale et le niveau de sa contribution dans le développement de l’économie du pays. Lui redéfinir son rôle, c’est possible à condition de la doter d’un marché fidèle et durable qui lui permettrait d’agir pour un programme. Elle doit fonctionner au sein d’une toile active où le produit national génère le produit national, tandis que le produit importé est acquis avec l’exportation du produit national. C’est un schéma idéal, mais qui n’est pas impossible, à condition de reconfigurer tous les mécanismes de gestion d’une économie de rente en outils de rentabilité de l’entreprise.
 
Qu’est qu’un bon chef d’entreprise ? Quelle est la clé du succès d’une entreprise  pour atteindre le niveau d’excellence ?
C’est celle ou celui disposant d’une capacité d’analyse des risques et des opportunités. Investir dans les affaires c’est maîtriser la gouvernance de l’entreprise dont les procédures de gestion de risques et d’opportunités qui s’y présentent. Il n’existe pas de niveau d’excellence absolu, car il y toujours quelque chose à faire. «Qui veut aller loin ménage sa monture» dixit un proverbe latin. À présent, l’économie développée s’est inventée la normalisation et le management. Deux concepts incontournables, non pas pour entretenir une best stories, mais pour maintenir l’existence de l’entreprise qui risque de céder à tout moment par rapport à des marchés hyper compliqués. 

        A. H.

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Santé

Destination Algérie

    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

Sciences et Technologies

L'agenda

Ministère de la Santé
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Pr Abderrahmane Benbouzid, présidera, le 04 mars à partir de 8h30, à l’hôtel Sofitel, la célébration de la Journée mondiale contre l’obésité qui aura pour thème «L’obésité, un facteur de risque redoutable, notamment avec la Covid-19».

Radio DGSN
L’émission Li Amnikoum de l’espace radio de la Sûreté nationale, diffusée sur les ondes de la Chaîne 1 à 15h, sera consacrée le 04 mars au «danger de l’angle mort et l’importance de l’usage des rétroviseurs externes».

Palais de la culture
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, le Palais de la culture, Moufdi-Zakaria organisera, le 6 mars à 13h, deux expositions, l’une artisanale et, l’autre, de beaux-arts féminins.


Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh lance des ateliers d’initiation au chant ouverts dans les répertoires traditionnels et universels. Les inscriptions auront lieu jusqu’au 15 mars 2021.


DGF
La Direction générale des forêts célébrera, le 3 mars à 9h30, à la réserve de chasse de Zéralda, la Journée mondiale de la vie sauvage.

UGCAA
L’UGCAA organisera, le 3 mars à 9h30, au siège de l’Union, une conférence sur l’impact de la Covid-19 sur les crèches et les maternelles.

Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

Sports Divers

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