Le directeur de l'Observatoire des armements en France : «Stora a ignoré les conséquences sanitaires»
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Dimanche 28 Février 2021
Journal Electronique

Le directeur de l'Observatoire des armements en France, Patrice Bouveret, a regretté, dans un entretien accordé à l'APS, que l’historien Benjamin Stora n'ait pas accordé une «grande importance» aux conséquences sanitaires sur les populations de Reggane et de Tamanrasset, victimes des essais nucléaires effectués par la France en Algérie. «Nous regrettons que la place consacrée aux conséquences des 17 essais nucléaires, réalisés par la France pendant la Guerre d’Algérie et les cinq premières années de l’indépendance, ne soit pas plus importante. Benjamin Stora n'aborde que la question des déchets laissés par la France sur place, sans souligner l'importance des conséquences sanitaires pour les populations du Sahara», a déploré Bouveret.
Il a estimé que ces conséquences sanitaires «ne peuvent pas être considérées comme un problème dont la gestion reviendrait uniquement au service de santé algérien, mais l’inquiétude vient surtout dans la mise en œuvre des nombreuses recommandations du rapport». Le cofondateur et directeur de l'Observatoire des armements a rappelé que des propositions pour le règlement des conséquences des essais nucléaires ont été annoncées à deux reprises au moins, en 2008 et en 2012, par les responsables politiques des deux pays, «sans qu'elles soient suivies d’une mise en œuvre concrète», relevant que la mission confiée par le président Emmanuel Macron à l’historien Benjamin Stora «brassait un spectre très large couvrant toute la période de la colonisation et la Guerre d’Algérie». Le co-auteur, avec Jean-Marie Collin, de «Sous le sable, la radioactivité ! Déchets des essais nucléaires français en Algérie», a également noté, en enchaînant sur l’absence d’indemnisation des victimes algériennes de ces essais nucléaires, que cette question «ne concerne pas seulement les victimes en Algérie, mais bien l'ensemble des personnes affectées».
Citant les dernières données publiées par le Comité chargé d’examiner les dossiers (Civen, Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires), il a révélé «qu'une seule indemnisation a été accordée à une personne habitant en Algérie, contre 63 indemnisations à des personnes résidant en Polynésie et 299 à des membres du personnel civil ou militaire». Il a indiqué que «plusieurs raisons expliquent cette situation anormale», faisant observer que «si le gouvernement français a adopté une loi d'indemnisation, c'est avant tout le résultat des actions menées durant de nombreuses années par les populations, les personnels militaires et civils des essais nucléaires avec le soutien des associations, tout particulièrement de l'Observatoire des armements, de l’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires) et de l'association Moruroa et nous, regroupant les anciens travailleurs polynésiens». A cela s'ajoutent des «actions menées au niveau des médias, des parlementaires y compris devant la justice», a-t-il dit, estimant qu’en Algérie «la constitution d’associations de victimes a été plus tardive et rencontre encore beaucoup de difficultés pour se faire entendre». Soulignant que la loi Morin pose le principe de réparation du préjudice subi pour toute personne souffrant d'une maladie radio-induite résultant des essais nucléaires, Bouveret a noté que «les démarches pour bénéficier de cette la loi ne sont pas des plus simples, notamment pour les populations vivant dans la zone des essais». «Outre que tout se passe en français dans un pays où la langue officielle est l’arabe, il faut rassembler nombre de pièces administratives et pouvoir se déplacer si besoin en France.
Il faudrait, par exemple, que la France, en concertation avec l'Algérie, dépêche des équipes socio-médicales sur place pour aider à la constitution des dossiers. Nous en sommes loin», a-t-il encore regretté. Bouveret a expliqué que parmi «les mesures rapides qui pourraient être prises concernant particulièrement les populations en Algérie, c’est, d’une part, élargir les zones où les personnes doivent avoir séjourné et, d'autre part, compléter la liste des maladies ouvrant droit à l'indemnisation».

Le secret défense toujours en vigueur
Pour ce qui est des opérations de décontamination des sites du Sahara (Reggane et Tamanrasset), Bouveret a relevé que cela nécessite «obligatoirement un accord entre les deux gouvernements et une volonté politique».
Au sujet du refus de la France de fournir à l'Algérie les archives et la documentation liées à ces essais nucléaires, il a précisé que «la principale raison dépasse le cadre des relations parfois tumultueuses entre les deux pays et se trouve dans cette culture du secret particulièrement bien ancrée dans la tradition française, tout particulièrement concernant le domaine militaire».

  • reboisement  barrage Douira
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    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

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L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) organise le 3 mars à 9h30 au siège de l’Union, une conférence de presse qui sera animée par la présidente de la Fédération des crèches et maternelles, Mme Nouara Ben Kharouf,  sur l’impact de la Covid-19 sur ces établissements.


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La Palais de la culture d’Alger organisera, le 27 février à 14h, la cérémonie de récompense des lauréats des concours de calligraphie arabe et de mosaïque.


Musée du moudjahid
Dans le cadre de la célébration des manifestations du 27 février 1962 survenues à Ouargla, le Musée national du moudjahid organisera, le  25 février , à 14h, une conférence intitulée «Le Sahara algérien dans la stratégie coloniale française».

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La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

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