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Les événements se suivent et se ressemblent au niveau de l’équipe nationale senior hommes de handball. L’arrêt du championnat et la confusion qui entoure sa reprise a poussé récemment le coach national, le Français Alain Portes et son adjoint Tahar Labane à revenir en France. Les deux entraîneurs n’auraient pas apprécié, selon nos sources, le silence de la Fédération algérienne, qui aurait dû intervenir auprès des autorités pour permettre à la sélection de reprendre ses stages.

Le maintien également du gel du championnat national a été aussi l’une des raisons du dépit des deux coaches. Ces derniers avaient souhaité à maintes reprises que les joueurs locaux puissent avoir du rythme en jouant des matches sur le plan national. Bien que certains joueurs aient été atteints par le coronavirus, l’interruption des stages jusqu’à nouvel ordre a mis le staff technique national dans l’embarras. Mais, le coach français et son assistant n’ont pas jeté l’éponge selon une source fédérale. Leur retour à Alger est prévu avant le coup d’envoi du prochain stage programmé du 2 au 9 décembre. Sans salaire depuis le mois de juillet 2019, les deux coaches semblent déterminés à aller jusqu’au bout de leur mission, notamment faire le meilleur parcours possible durant le Mondial 2021 en Egypte. Toutefois, les deux techniciens auront du pain sur la planche. Avec des joueurs en manque flagrant de préparation et de compétition, Portes est face à un déficit à moins de deux mois du coup d’envoi du Mondial 2021 en Egypte. Face à des équipes mieux préparées comme le Portugal, l’Islande et d’un degré moindre le Maroc, le Sept national devrait être confronté à d’énormes difficultés d’ordre physique et technique. Sans un volume de matches recommandé pour le haut niveau, à savoir 20 rencontres au minimum, les coéquipiers de Berkous appréhendent déjà le fait d’avoir les jambes lourdes. Ce qui pourrait leur coûter de sortir prématurément de la course de l’événement mondial. Pour rattraper ce qui est rattrapable, la fédération espère éviter l’annulation du prochain regroupement, avant le déplacement vers la Pologne ou un autre stage sera programmé. Au menu des Hadj Sadok and co quatre matches amicaux, dont deux face à la sélection polonaise A. Deux rencontres seront également programmées du 8 au 10 janvier à Al Manama face au Bahreïn. Toutefois, plusieurs spécialistes de la petite balle s’interrogent si six matches de préparation vont suffire pour faire le poids face à des sélections qui ont dépassé la barre des 20 matches amicaux.

Quelques joueurs déjà en forme
Le seul aspect positif est le fait que plusieurs joueurs évoluant à l’étranger sont actuellement au top de leur forme. On cite à titre d’exemple le gardien Khelifa Ghedbane qui a commencé à avoir du temps de jeu avec son club employeur espagnol Ademar Léon. De son côté, l’arrière droit Abdi Ayoub est plein regain de forme avec le club français phénix de Toulouse, alors que le demi-centre de l’US Dunkerque Abdelkader Rahim est sur la même lancée. Outre le visage séduisant affiché par les professionnels, les deux stages effectués à Seraidi en présence uniquement des joueurs issus du championnat, ont permis d’apprécier le niveau stable du capitaine Messaoud Berkous. Ce dernier n’a pas perdu de puissance, prouvant qu’il est le joueur modèle non seulement du championnat, mais de la sélection nationale depuis des années. Néanmoins, les individualités vont-elles suffire pour colmater les brèches sur le plan collectif que ce soit en défense ou en attaque durant le premier mondial de l’histoire avec 32 équipes et un tour préliminaire.
 Adel K.