Le Dr SABRINA GAHAR, Enseignante Chercheuse En Psychologie : «Ecouter et répondre aux interrogations de l’enfant»
Search
Jeudi 03 Décembre 2020
Journal Electronique

La Journée mondiale des droits de l’enfant, célébrée le 20 novembre de chaque année, rappelle l’importance de garantir et de faire respecter ces droits. Face à la crise de la Covid-19, ceux-ci prennent l’aspect d’une urgente exigence. Certes, depuis plus de 30 ans, des progrès sont réalisés en termes d’éducation, de santé, de nutrition et de protection dans certaines régions du monde, toutefois, la crise sanitaire est venue bouleverser la vie de ces mineurs et des familles en mettant un frein à l’éducation, aux loisirs, fragilisant les liens familiaux et sociaux. Interrogée, à propos, sur la perception par les enfants du virus corona, le Dr Sabrina Gahar, enseignante chercheuse en psychologie à l’Université Alger 2 et vice-présidente de la Forem, rappelle que cette frange est curieuse et attentive à son environnement. «L’enfant capte, perçoit et traite toutes les informations recueillies dans les discussions entre adultes et dans le flux médiatique et les assimile selon ses capacités cognitives», explique-t-elle. Mais la psychologue observe que ce processus cognitif est dépourvu de rationalité et de logique qui caractérisent les adultes. Aussi, le risque d’amplification du danger est présent et l’enfant peut se faire une image aggravée de la situation. «Les parents et les enseignants doivent être, dans ce contexte, disponibles pour écouter et répondre aux interrogations de l’enfant en respectant son âge. Les enfants posent beaucoup de questions, nous devons à ce moment leur expliquer en matérialisant les données. Il est exigé de tenir un langage simple en donnant des exemples», fait-elle savoir. L’enfant dans son développement passe par plusieurs phases. Un adolescent n’est ni un enfant ni un adulte. Cette étape de la vie est difficile pour lui et sa famille, car il est en pleine affirmation de soi et est confronté à une multitude de contradictions et de conflits intérieurs. «La rébellion contre l’autorité et les règles établies accentue le refus et le déni chez l’adolescent. La non-application des mesures préventives fait partie justement du comportement contestataire. A ce titre, l’approche à entreprendre avec lui doit être souple et cohérente», ajoute-t-elle. Evoquant le port du masque par les écoliers, le
Dr Gahar ne cache pas sa préférence pour le respect de la distanciation physique. «Cela suffit à protéger les enfants gênés par le port du masque», soutient-elle. S’agissant de la propagation de la pandémie, la psy rappelle qu’au début de la crise, les enfants ont été montrés du doigt comme étant des porteurs sains. «Nous avons passé cette période. Le discours actuel ne se concentre plus sur les enfants comme porteurs ou diffuseurs du virus. La population a bien assimilé cet aspect. Les enfants ont été empêchés de s’approcher de leurs grands-parents pour éviter de les infecter. Ils l’ont bien assimilé et compris», constate la psychologue.

Quelles séquelles à l’avenir ?
Une question s’impose : les enfants qui ont subi cette pandémie garderont-ils des séquelles psychologiques ? Pour le Dr Gahar, «le coronavirus n’est qu’un début, selon certaines thèses scientifiques. Les mesures préventives seront peut-être dans quelques années appliquées contre un autre virus, d’où la nécessité d’élever cette nouvelle génération dans le respect de ces consignes et les introduire dans notre culture comme cela se fait en Asie. Autrement dit, c’est un acte de civisme qui permet de se protéger et de préserver la vie des autres. La pandémie de la Covid-19 a l’avantage de préparer toute une génération à faire face aux futurs virus», explique-t-elle. Quant au traumatisme que ces enfants traîneront dans leur vie d’adulte, la psychologue insiste sur un élément clé, la résilience de la personne et sa capacité à dépasser peur et angoisse. «Notre pays est passé par des moments difficiles, notamment durant la décennie noire avec son lot de violences. Des études ont montré que 35 à 40 % de la population confrontée directement aux actes abominables a eu du mal à se relever, entre autres les militaires, les forces de l’ordre et les familles endeuillées. Mais dire que c’est toute une génération qui est traumatisée, ce n’est pas vrai», souligne-t-elle. Pour la pandémie de la Covid-19, le Dr Gahar estime que «nous sommes toujours en plein dedans». «Il est tôt pour confirmer ou infirmer cette hypothèse. Il faut du recul et des études poussées pour estimer les dégâts causés par ce virus sur les enfants, sans oublier la résilience humaine aux catastrophes. En bref, la vie continue malgré tout», conclut-elle.
 Karima Dehiles

  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira
  • reboisement  barrage Douira

Santé

Environnement

Destination Algérie

    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 

 

Cinémathèque algérienne
La Cinémathèque algérienne rend hommage sur son site web et sa page facebook aux grands cinéastes du cinéma mondial qui ont dans le passé fréquenté sa salle obscure dans le cadre des cycles et festivals qu’elle a organisés.

 

 Assemblées virtuelles au TNA
Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi organise, durant le mois de novembre, des «assemblées virtuelles» (Al-Majaliss al-Iftiradhiya) animées par le journaliste et écrivain Abderrazak Boukkeba. Il s’agit de rencontres hebdomadaires, qui se tiennent tous les samedis du mois .

 

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz 
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

 

Hebergement/Kdhosting : kdconcept