Hausse du prix des pâtes  : Les fabricants pointés du doigt
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Jeudi 03 Décembre 2020
Journal Electronique

A l’instar de plusieurs produits comestibles, les pâtes ont connu une hausse significative, mettant à rude épreuve le pouvoir d’achat des consommateurs déjà fragilisés en raison de l’impact de la crise sanitaire et économique. Certaines marques prisées ont carrément disparues des étals des commerces, habituellement garnis d’un florilège de variétés. Les commerçants imputent cette envolée des prix à la crise sanitaire, qui s’accompagne d’une poussée de fièvre de stockage de produits de première nécessité. «Le déséquilibre entre l’offre et la demande dans le marché des pâtes alimentaires sèches, élément de base pour la plupart des Algériens, ont eu pour conséquence une flambée des tarifs et une perturbation», explique Khaled Fekairi, commerçant de détail. Une perturbation «anarchique», à laquelle l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca) n’a pas encore trouvé d’explication «plausible». Selon Hadj Tahar Boulenouar, « l’Oaic et les minoteries publiques détiennent actuellement une quantité de farine et ses dérivés pouvant couvrir les besoins du marché jusqu’au premier semestre de l’année 2021, outre les quantités devant être importées et produites ajoutant qu’ «aucune augmentation n’est possible sans l’aval des fabricants qui se murent dans le silence». Les fabricants de pâtes alimentaires qui sont composées à 90 % de blé dur ont, estime-t-il, «anticipé une hausse des prix de vente aux consommateurs, après que le gouvernement ait acté la fin de la subvention du blé tendre et dur destinés à la fabrication d’autres types de farines, de pâtes alimentaires et de couscous. Le décret exécutif publié le 7 septembre dernier au Journal officiel n°52 a été suspendu avant même de prendre effet «mais son impact a perduré», s’indigne Boulenouar. Il rappelle que le décret signé par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, avait pour objet de modifier et de compléter certaines dispositions du décret exécutif n° 07-402 du 25 décembre 2007 fixant «les prix à la production et aux différents stades de la distribution des semoules de blé dur». Dans le détail, il précise que le différentiel entre le prix de revient réel, toutes charges et taxes comprises, du blé dur destiné à la production des semoules courantes et des semoules extra pour le consommateur et le prix entrée semoulerie fixé devait être pris en charge par l’Etat, tandis que le blé dur destiné à la production des pâtes, couscous et autres dérivés, est cédé par l’Oaic aux semouleries au prix non subventionné». Accusant les producteurs malintentionnés, il indique que «la forte tension sur les pâtes alimentaires sèches constatée, suite à cette annonce, mais également « la colère» manifestée par les fabricants de pâtes ont poussé le gouvernement à lever ledit décret. Une décision, qui ne s’est malheureusement pas traduite sur le terrain, notamment par une reprise de la totalité des chaînes de production et le retour aux prix initiaux. Ce fut le contraire qui arriva, puisque les spéculateurs ont profité de la situation pour imposer leur loi et prix. Boulenouar pointe du doigt les fabricants et appelle à une vérification intensifiée pour détecter les «initiateurs» de cette démarche irraisonnable dans une conjoncture propice aux rumeurs. Pour lui, «les commerçants n’ont fait que maintenir leur marge bénéficiaire, ce qui est tout à fait légitime» Pour sa part, Mustapha Zebdi, président de l’Association nationale pour la protection et orientation des consommateurs (Apoce), explique ce déséquilibre par le manque d’approvisionnement des minoteries et producteurs économiques. Soulignant que son association a alerté sur la crise qui se profilait, Zebdi précise que «le gel de la production a profité aux spéculations et aux grossistes qui ont écoulé leur marchandise stockée à des prix revus à la hausse. Plus explicite, le président de l’Apoce avance que l’annonce du décret, qui devait être exécutable à partir du mois de décembre, a suscité moult réactions de la part des producteurs. Même s’ils avaient temporisé pour prendre des décisions, ils avaient tout de même commencé à réduire leur production, au moins, de moitié afin que l’écart des bénéfices réalisés ne soit pas trop élevé. «La suspension de la subvention allait diminuer les bénéfices des producteurs», selon un fabricant, voulant garder l’anonymat, qui ajoute que l’annonce a fait ses effets, même si elle n’a jamais pris effet.
 Samira Azzegag

  • reboisement  barrage Douira
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    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

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Cinémathèque algérienne
La Cinémathèque algérienne rend hommage sur son site web et sa page facebook aux grands cinéastes du cinéma mondial qui ont dans le passé fréquenté sa salle obscure dans le cadre des cycles et festivals qu’elle a organisés.

 

 Assemblées virtuelles au TNA
Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi organise, durant le mois de novembre, des «assemblées virtuelles» (Al-Majaliss al-Iftiradhiya) animées par le journaliste et écrivain Abderrazak Boukkeba. Il s’agit de rencontres hebdomadaires, qui se tiennent tous les samedis du mois .

 

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz 
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

 

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