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Confinés chez eux en raison de la pandémie du coronavirus (Covid-19) qui est en train de faire des ravages dans le monde entier, les footballeurs internationaux algériens appliquent soigneusement les consignes pour se prémunir de la contamination et de la propagation tout en continuant à s’entraîner individuellement dans l’espoir de reprendre la compétition le plus tôt possible pour terminer ce qui reste de la saison. Si cette situation est celle de la majorité des joueurs algériens évoluant à l’étranger, celle des deux joueurs Djamel Benlamri (Al-Shabab/Arabie saoudite) et Faouzi Ghoulam (Naples/Italie) diffère un peu. En effet, ces défenseurs de grande classe traversent des moments difficiles au sein de leurs clubs respectifs et risquent, de ce fait, de ne pas rejouer en cas de reprise de la compétition. En rupture de ban avec les responsables d’Al-Shabab depuis le début de l’actuelle saison, Benlamri s’est durement attaqué à la direction de son club, vendredi dernier, sur son compte Instagram. Le défenseur central des Verts a fait étalage de sa colère en indiquant que lorsqu’il a contracté une blessure à la cheville, il dit avoir déboursé de sa poche les frais liés aux soins. En plus de cela, la période de son indisponibilité a été comptabilisée comme absence et, de ce fait, la direction d’Al-Shabab a opéré des retenues sur le salaire de l’international algérien. Ce dernier a également expliqué que le président du club, Khaled Al-Baltan, use de tout son pouvoir sur Benlamri pour que ce dernier mette fin à la collaboration avec son actuel agent pour pouvoir ensuite évoquer un éventuel transfert. L’ancien joueur du NA Hussein-Dey, la JS Kabylie et de l’ES Sétif sous contrat avec le club jusqu’en 2021 est vraiment dans une situation délicate et fera tout pour changer d’air en dépit de l’estime que lui vouent les supporters d’Al-Shabab. Pour sa part, le latéral gauche, Ghoulam, ne semble pas lui non plus soulagé par sa situation au SSC Naples. Après avoir passé deux très grosses saisons sous la conduite de l’entraîneur Maurizio Sarri, voilà qu’une blessure est venue tout remettre en cause alors qu’il était prédestiné à atterrir chez une très grosse cylindrée puisque Manchester City, le Real Madrid, Manchester United, FC Barcelone, Chelsea, l’Inter Milan et la Juventus étaient sur ses traces. Ghoulam a joué de malchance puisqu’il a contracté deux sérieuses blessures au genou entre novembre 2017 et février 2018. Depuis, l’ex-joueur de l’AS Saint-Etienne peine à retrouver son meilleur niveau et reprendre sa place de titulaire indiscutable au Napoli. Cette situation dure depuis plus de deux saisons, ce qui n’arrange pas la direction du club qui n’arrive plus à supporter les salaires faramineux de Ghoulam d’où la probable décision de se séparer de lui. Le président du club napolitain souhaite une séparation à l’amiable et, de fait, il faudra s’attendre à des négociations très serrées entre les deux parties en sachant que Ghoulam est sous contrat jusqu’au 30 juin 2022. En dépit de tout ce qu’il a enduré et endure toujours, Ghoulam demeure intéressant pour le sélectionneur national, Djamel Belmadi. Ce dernier ne lui a jamais fermé les portes de la sélection mais attend que le joueur retrouve toute la plénitude de ses moyens pour le rappeler. «Le jour où tout sera réuni pour rejoindre l’équipe nationale, ce jour où j’estimerais qu’il est utile et que Ghoulam est prêt physiquement, il reviendra avec plaisir», avait t-il déclaré lors d’une conférence de presse animée le mois de novembre dernier.
 Khaled H.