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Barrage de Taksebt: hymne au calme et à la beauté
Mercredi 18 Juillet 2018
Journal Electronique

Le barrage de Taksebt est devenu une destination touristique prisée des habitants de la wilaya de Tizi Ouzou et d’ailleurs. Depuis l’achèvement des travaux de ce grand projet hydraulique, les estivants envahissent ses rives, en quête de fraîcheur et de calme. Ils convergent vers ce plan d’eau agréable dès que le printemps pointe son nez. Entouré d’un couvert végétal verdoyant, il est devenu un lieu de villégiature très apprécié notamment des habitants de la ville des Genêts et des villages alentour qui viennent y passer des moments de détente en famille ou entre copains, à défaut de plage de sable fin. Certains font des pique-niques et d’autres se promènent le long de ses rives.

Reportage réalisé par Karima Dehiles

L’on y vient de partout, comme en témoignent les plaques d’immatriculation indiquant Alger, Bouira, Bejaïa, Boumerdès et même Ouargla. Conséquence : la RN30 reliant Tizi Ouzou aux régions des Ouacifs, Ouadhias et Ath Yenni, connaît une circulation automobile inhabituelle depuis le début de l’été. Installé sur un tapis, un couple partage des friandises avec ses deux enfants, les yeux rivés sur la verdure. «Nous venons de Lyon, en France. Je fais découvrir à mes filles les sites paradisiaques dont regorge notre pays», confie Ali, qui raconte ses souvenirs d’enfance dans la région. Sa femme, Salima, note une amélioration de la salubrité des lieux.

«Nous constatons une nette amélioration concernant la propreté et la protection de l’environnement. Des fois, au passage, je vois des jeunes bénévoles ramasser les détritus, munis de sachets-poubelles», indique-t-elle, saluant «les efforts et l’engagement de ces citoyens en faveur de la nature». Quelques pas plus loin, un jeune homme, la trentaine bien entamée, est assis sur une chaise, contemplant les eaux vertes. «Je suis architecte. Chaque soir, je passe ici faire un break en sortant du bureau. Je prends un café ou une boisson rafraîchissante. Je me repose», dit-il, s’exprimant longuement sur la beauté de la nature. «Le calme incite à la méditation. Des familles viennent en nombre notamment le week-end. Il y a de la place pour tous», ajoute-t-il. Il y a dix ans, cet endroit appelé Takhoukht, une forêt verdoyante traversée par l’oued Sébaou, était presque sauvage et inaccessible. Hormis la saison de la cueillette des olives et l’extraction illégale du sable, les habitants des Ath Aïssi, Ath Ouacif, Ath Irathen, qui se partagent les parcelles de terre notamment les oliveraies, ont abandonné les lieux. «Personne ne s’aventurait par là. Une seule route y menait en partance de Tizi Ouzou. Elle longeait l’oued Sébaou, et donnait sur les villages qui jonchent les flancs du Djurdjura», relève Rabah, pour qui la forêt n’a aucun secret. Selon lui, un changement radical s’est opéré dans la région avec l’achèvement du barrage.

«Sur le plan climatique, la brume qui monte adoucit l’atmosphère et apporte une fraîcheur aux villageois. Auparavant, les jeunes issus des villages venaient nager dans l’oued et profiter des après-midi paisibles. Maintenant, il est la destination prisée de centaines d’estivants qui cherchent le calme et la sérénité. Ce qu’ils ne trouvent pas sur les plages», explique ce retraité de l’Algérienne des eaux. «Même dans les années les plus sombres de notre histoire, le service public de l’eau n’a pas cessé. Mes anciens collègues et moi-même tenions dur comme fer à continuer à travailler et à assurer l’alimentation en eau potable. Ce fut un défi contre la mort», se souvient-il, ne cachant pas sa joie de voir les gens réinvestir la forêt et le barrage.

                                                                  Exploitation des rives du barrage: les pour et les contre

Cet afflux donne des idées. Déjà le ministère des Ressources en eau compte encourager le lancement de projets de tourisme. Et si certains s’enthousiasment à cette idée, d’autres y sont rétifs. «Nous aurons des restaurants, des hôtels, des espaces aménagés. C’est une initiative louable», se réjouit Fateh. Son ami Sofiane est plus sceptique. «Ce sera une agression contre cet écosystème. Un envahissement du béton», prévoit-il. Et d’ajouter : «Ces projets sont sensibles. Il faut une étude et expertise qui veillent au respect de la faune et de la flore. Sinon, le désastre est assuré». Un autre s’en mêle, mettant en exergue la notion de l’écotourisme. «La protection de l’environnement et l’activité économique peuvent faire ménage, à condition d’adapter les investissements à la nature alentour et non le contraire», lance Amir, très au fait du sujet. «Il existe des modèles à travers le monde. Il faut juste apporter les changements en rapport avec les sites naturels dans notre pays», ajoute-t-il. Sur une bifurcation qui va droit vers Takrart, une localité relevant de la commune d’Aït Mahmoud, des adolescents, vêtus de gilets fluorescents, de gants, écument le bas-côté de la route, les rives du plan d’eau, pour désherber, collecter les bouteilles vides et autres ordures qui amochent la forêt.

«Notre collectif regroupe des jeunes volontaires. Nous organisons des sorties pour effectuer des actions de nettoyage, ici et ailleurs», indique Lounès, qui fait signe à ses amis de se dépêcher. «Nous profitons de la fraîcheur du soir pour avancer. C’est le meilleur moment de la journée pour ce genre d’entreprise», explique-t-il.   Une balade sur les rives de Taksebt en dit long sur le danger qui guette les baigneurs. Des panneaux de signalisation avertissent les personnes qui sont tentées de mettre les pieds dans l’eau. En rouge et jaune citron, on peut les apercevoir de loin.

Tous les moyens sont mis à contribution pour dissuader les jeunes de se baigner. Des agents de l’Agence nationale des barrages et transferts font eux aussi des patrouilles pédestres pour faire de la sensibilisation et informer sur les incidences tragiques de la baignade dans le barrage. «Nous avons reçu des instructions pour inspecter les rives. Certains jeunes s’entêtent et prennent des risques. Ceux-là, il faut les prendre avec beaucoup de tact», souligne un agent dont son gilet jaune est frappé du sigle de l’ANBT.

«La vase et la profondeur des eaux sont incontrôlables. Le meilleur des nageurs peut être en danger et on est sans moyen pour l’aider», martèle l’agent, soulignant «l’enregistrement de cas de noyade les années précédentes à Taksebt».

K.D

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Ministère des Ressources en eau

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, effectuera, jeudi, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj.

Ministère de la Formation professionnelle

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise, jusqu’au 15 septembre, une caravane de sensibilisation autour de son secteur.

Ministère de l’Enseignement supérieur

L’Université Abdelhamid-Ibn-Badis de Mostaganem accueille, jusqu’à jeudi, le 70e colloque de la conférence internationale pour l’étude et l’amélioration de l’enseignement des mathématiques (CIEAEM).

Ministère du Commerce

Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, présidera, mercredi à 13h30, au niveau de l’Agence nationale de la promotion du commerce extérieur, une rencontre d’évaluation des propositions du club des exportateurs algériens relatives à la promotion des exportations agricoles.

APN

La Commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté nationale à l’étranger, présidée par Abdelhamid Si Afif, achèvera mercredi ses visites d’inspection dans certains ports et aéroports.

HCI

Sous le haut patronage du Haut-Conseil islamique et avec la collaboration de l’association Saafi, spécialisée dans la finance islamique, un colloque international sera organisé les 24 et 25 novembre au palais de la culture, à Alger, sur le thème  «L’assurance takâfoul et son rôle dans le développement économique global».

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