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Alger by night : un projet devenu réalité
Samedi 21 Juillet 2018
Journal Electronique

Alger, en ces longues nuits estivales s’anime. Il suffit de mettre le nez dehors à partir de 21h pour constater qu’une vie nocturne est possible, du moins en ces soirées d’été.

Même après 21 heures, il n’est plus  pas aisé de trouver une table vide sur une  terrasse ou  un banc dans un  jardin public. Les Algérois sortent de chez eux pour profiter de la brise de marine. Beaucoup  apprécient les petits plaisirs qu’offre El Mahroussa, la nuit venue. Les uns  sirotent  un thé, dégustent   une pizza. D’autres prennent  une glace en famille ou entre amis, flânent  dans les quartiers rénovés ou marchent  simplement  le long du front de mer.

 

A l’avenue Asselah-Hocine, la circulation automobile est dense. Un restaurant est toujours en service. « Nous ouvrons tard dans la nuit. Des ouvriers, issus de l’intérieur du pays, se sentent chez eux ici. Nous essayons de préparer des menus qui  plaisent  aux petites gens tout en tenant compte  de leur modeste  bourse », confie le gérant. Dans la petite boutique mitoyenne, des jeunes  frères de Timimoune se sont installés et proposent du thé, des fruits secs ainsi que des gâteaux orientaux et des boissons fraîches. A l’intérieur, des clients discutent autour d’un breuvage marron.

L’Etusa contribue à la vie nocturne

A la station de bus, sur l’autre trottoir de la rue, les bus d l’Etusa, assurent le service. « Nous travaillons jusqu’à 1h du matin. Nous suivons un système de brigade », nous confie un conducteur. Il est 21h30 et  le trolley, qui assure la ligne place des  martyrs-Place du 1er Mai, est plein à craquer. Des jeunes, des  enfants, des femmes se déplacent de nuit. « Je pars rendre visite à une parente à Gharmoul. Je profite de la fraicheur du soir pour y aller », soutient une mère de famille, une boîte de pâtisseries sur ses genoux. L’autre usager, assis à côté, explique : « Grâce au retour de la stabilité et de la paix dans notre pays, les Algériens réapprennent à vivre, à sortir la nuit. Les magasins sont ouverts, les transports assurent plusieurs lignes, la vie reprend son cours normal. » « Les gens profitent et s’amusent durant ces longues nuits estivales », ajoute-t-il le regard braqué sur deux garçons qui se chamaillaient.  Poursuivant sa route, le bus passe par la rue Hassiba-Ben-Bouali. Là également, les trottoirs sont noirs de monde. Les magasins de chaussures, d’habillement connaissent un grand rush, approche de l’Aid oblige.

 Par contre le long des  raccourcis qui mènent au boulevard Didouche-Mourad, le nombre de badauds est insignifiant. Quelques échoppes et cafétérias sont restées ouvertes.

A la quête d’un rafraichissement  

En haut de l’artère principale d’Alger-Centre, au Sacré Cœur, un magasin de glaces et boissons est bondé. Les serveurs n’arrivent pas à gérer les commandes. « Nous sommes vraiment dépassés. Notre établissement a une bonne réputation, et attire de nombreuses personnes désireuses de déguster une bonne coupe  », souligne Hakim. Il était en train de  préparer  une belle coupe, ornée de pistaches en lamelles, sirop de framboises et de crème chantilly,  à une jeune fille en admiration devant « cette œuvre ».

Au « Nadi el koutab » appartenant à  l’union des écrivains algériens, à quelques mètres, l’établissement est éclairé et des clients sillonnent les rayons à la recherche d’un livre. « Je cherche ‘’Le printemps’’ de Rachid Boudjedra. J’aimerai le revisiter », clame Hamid, mordu de lecture. « Je lis deux romans par semaine en ces longues nuit d’été. Je n’aime pas la foule. Je sors seulement pour m’approvisionner en livres. Je suis à la retraite et je profite de mon temps pour découvrir les merveilles de la littérature algérienne et universelle »,  dit notre interlocuteur heureux à la vue de « son roman » exposée sur une table.

Fillettes managers

A dix minutes de marche, sur  la placette qui donne sur le marché Meissonnier, des chapiteaux  y sont installés. Des objets artisanaux et  des colifichets  y sont proposés.

« Les petites filles sont nos fidèles clientes. Aucune ne passe sans  une halte. Les parents sont ‘’déplumés » ne pouvant refuser un bracelet, une épingle, ou toute  autre bijou à leur princesse. Elles participent activement à l’essor de notre petit commerce », indique un vendeur qui montre des chopes imprimées de personnages de dessin-animé. « Barbie et Dora sont les plus demandées », ajoute-t-il en arborant un grand sourire. A la fin du boulevard Didouche, vient la place Audin pleine de boutiques et vendeurs à la sauvette. Des deux côtés de la chaussée, des terrasses sont   installées. Thé, café, soda, et  glaces de toutes couleurs et aux arômes différents défilent au dessus des tètes.

Attablés pour se rafraichir, Omar, accompagné d’amis, nous présente  son ami  Mouh. Un plateau dans un bras, tiré à quatre épingles, le serveur est de toute ouïe. Engageant une discussion avec lui, il dira qu’il est « dur de rester propre avec la sueur. Je prends une douche chaque heure. La présentation est importante dans notre métier ». « Mouh est toujours élégant. L’élégance est son deuxième prénom », affirme  le client content d’être servi par un  ami.

La rue Larbi Ben M’hidi grouille de monde. On ne trouve pas où poser  pied. La marche est à haut risque. On se piétine, on s’excuse, et ça repart.  Au Milk Bar, notre virée nocturne prend fin. En face de la statue de l’Emir, le  salon de thé est très fréquenté.  Sa terrasse est archicomble et déborde. On y sert des glaces de « grande notoriété ». « Les Algérois préfèrent notre établissement. Des nostalgiques de la vieille ville viennent en famille », relève le caissier. « J’habite à deux pas d’ici. Chaque soir, je viens prendre une glace. C’est agréable et conviviale », s’exclame  Zina, la trentaine, savourant  comme beaucoup d’autres une  coupe.

Karima Dehiles

    

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Ministère de l’Agriculture

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, effectue, samedi et dimanche, une visite de travail dans la wilaya de Laghouat.

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Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise, jusqu’au 15 septembre, une caravane pour faire connaître le secteur.

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Le ministre du tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, présidera, dimanche, à   9h30, à l’hôtel El Djazaïr, une rencontre qui regroupera les acteurs du tourisme, les cadres de l’administration centrale et des institutions sous tutelle.

Ministère de la Santé

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière organisera, le 23 juillet à 9h30, à l’Institut national de la santé publique (El Biar, Alger), une conférence de presse sur le moustique tigre.

Ministère des Travaux publics

Le ministre des Travaux publics et des Transports et le wali d’Alger effectueront, dimanche, à partir de 7h30, une visite de travail dans la wilaya d’Alger.

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