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Les paramédicaux et des agents de l’établissement hospitalier public (EPH) de Sebdou observent depuis une semaine des sit-in pour dénoncer certaines irrégularités au sein de l’établissement sanitaire et exiger le départ du directeur.

«Le directeur ne travaille que deux jours par semaine, le reste du temps est assuré par des intérims», martèle un paramédical. Un autre syndicaliste a rappelé que le premier responsable de cet hôpital se fait rare. «On ne le voit presque pas», a-t-il ironisé. En outre, plusieurs carences ont été soulevées par les manifestants, entre autres la mauvaise gestion, les absences répétées des médecins spécialistes, le laisser-aller et le manque d’équipements ainsi que les lits et autres couvertures. A cela s’ajoute la non-régularisation des employés recrutés dans le cadre des «5 heures». «Nous sommes 36 personnes non régularisées depuis 15 ans», a affirmé un ouvrier. Les contestataires ont également soulevé les comportements indignes du directeur envers des employés. Ils estiment dans ce cadre un minimum de respect.

De son côté, le directeur de l’hôpital, Fodil Bouchaour, reconnaît l’existence de certaines carences au niveau de son établissement. «Certes, l’on enregistre des insuffisances mais pas au point de s’alarmer», a-t-il indiqué. Concernant les absences et retards des médecins spécialistes, le responsable a souligné que plus de dix mises en demeure ont été transmises aux   concernés. «J’ai saisi les concernés non seulement par des correspondances mais j’ai également mis les points sur les i lors d’une réunion pour mettre fin à la débandade», a-t-il ajouté.

Evoquant le problème des urgences médico-chirurgicales (UMC), Bouchaour a indiqué que seuls les services des urgences et celui de la radiologie fonctionnent. L’inauguration a été partielle en attendant la mise en service des autres services, tels que la pédiatrie. Selon le responsable de l’EPH, une commission présidée par le directeur de la santé de la wilaya , inspectera les lieux ce jeudi.

Malgré un important budget qui a été destiné à sa modernisation et à sa réhabilitation, l’hôpital nécessite d’autres équipements, de la literie, un incinérateur. Les paramédicaux estiment cependant la nécessité de plus de rigueur pour la prise en charge de tous les problèmes y compris l’achat des équipements pour faire face aux flux des patients.

Mohamed Medjahdi