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La semaine passée, ils avaient observé un sit-in devant le siège du groupe agroalimentaire Cevital, sis au niveau du port de Bejaia, et mercredi ils ont organisé un autre rassemblement devant le siège de la wilaya pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la situation qu'ils endurent et dénoncer le mutisme de leur employeur et des autorités, estimant qu'il ne leur restent plus que la voie de la protestation et du soutien de l'opinion publique.

"Ils", ce sont un groupe d'employés qui travaillaient à l'origine pour Cevital avant d'être "affectés", en 2013, chez un sous-traitant que le groupe venait d'engager. Une décision que ces employés ont du accepter sous peine de licenciement, avec l'assurance toutefois que ce sous-traitant, PROSMI pour le nommer, bénéficiera toujours de contrats avec Cevital et, dans le cas contraire, ils seraient réintégrés dans leurs postes chez leur employeur initial. Mais, la relation contractuelle entre Prosmi et Cevital finit par être rompue. "Le protocole de 2013 est de fait reconduit et l'ancien employeur est tenu de respecter ses engagements", arguent ces travailleurs en prenant référence sur la convention signée cette année là. Ils demandent donc aussitôt leur réintégration à Cevital qui, oublieux de sa promesse passée, s'en lave les mains et les renvoie présenter leur cas au patron de Prosmi.

O. M.