11e anniversaire de la disparition de Mahmoud Darwich : deux recueils du poète réédités aux éditions Barzakh
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Lundi 16 Décembre 2019
Journal Electronique

Pour marquer la commémoration du 11e anniversaire de la disparition de Mahmoud Darwich, l’éditeur algérien Bazakh a réédité deux recueils tirés de l’œuvre du grand poète palestinien mort le 9 août 2008. Les deux ouvrages, l’un en français, l’autre en arabe et français, constituent un florilège de poèmes proposé par deux grands poètes et traducteurs- le Palestinien Elias Sanbar et le Marocain Abdellatif Laâbi- parmi les textes les plus marquants de la poésie arabe contemporaine et dont Darwich est une des figures de proue.    Le premier volume, une anthologie intitulée «Rien qu’une autre année», titre d’un ses poèmes et qui donne un aperçu de l’itinéraire de Darwich sur près de 20 ans (1966-1982) avec neuf recueils, qu’Abdellatif Laâbi a choisi de rendre en français. L’anthologie s’ouvre sur les poèmes tirés du recueil «Un amoureux de Palestine», publié en 1966. C’est par ces poèmes chantés, que les lecteurs arabes découvrent «A ma mère», et «Poèmes sur un amour ancien». Avec d’autres textes, ces deux poèmes constituent, s’il en est, l’acte de naissance d’un grand poète qui allait vite confirmer son envergure internationale. Du deuxième recueil de Dawich, «Fin de la nuit, 1967», Laâbi a choisi six poèmes dont l’emblématique «Rita et le fusil», texte à la charge poétique intense où le chagrin, le questionnement, la colère et l’amour se mêlent au sentiment d’échec et d’impuissance. «Les oiseaux meurent en Galilée, 1970», un troisième recueil composé de neuf poèmes marque une évolution dans l’expression poétique de Darwich. Les textes qui le composent trouvent, par la profondeur et la puissance du verbe, une résonance particulière chez le lecteur de Darwich: «Pluie douce et un automne lointain», «Rita, aime-moi», «Chute de la lune», autant de poèmes qui célèbrent l’amour et l’humain, sans cesser de pourfendre l’injustice et la tyrannie. De «Ma bien-aimée se réveille, 1970», Laâbi a choisi de traduire trois poèmes dont «Passeport» -interprété par le chanteur engagé libanais Marcel Khalifé- «Chronique de la douleur palestinienne», sur la débacle des armées arabes en 1967, ou encore «Ecriture à la lueur d’un fusil», un poème narratif par excellence où Darwich convoque l’histoire et ses héros tragiques. Du recueil «T’aimer ou ne pas t’aimer» (1972), Laâbi propose «Cantiques», «Le guitariste ambulant», «Le passager» et surtout l’incomparable «Sirhan boit le café à la cafétéria», un poème où le personnage de Sirhan se donne une destinée, possible pour chaque Palestinien. «D’essai numéro 7 «(1975), le traducteur a sélectionné «Comme si je t’aimais», «La sortie du littoral méditerranéen», «Le fleuve est étranger et tu es mon amour» et «Gloire à cette chose qui n’est pas arrivée». Par le choix du titre donné à ce recueil, Mahmoud Darwich a voulu, symboliquement, signifié les changements opérés dans sa précédente expérience et souligné la transition vers une autre expression poétique dont «Noces», un recueil publié en 1977, porte déjà les prémices. Ce recueil dont l’anthologie rassemble sept poèmes parmi lesquels le poème-titre, regroupe entre autres «Il était ce qu’il adviendra», «Ainsi parla l’arbre délaissé», et «Le poème de la terre», un des textes les plus aboutis de Dawich. Dans «Ahmad Azzatâr» ou Tel Azatar -du nom d’un camp des réfugiés au Liban rendu tristement célèbre après le massacre de milliers de Palestiniens en 1976- la tragédie est cette fois déclamée en vers par la voix du poète. Pour clore l’anthologie, Abdellatif Laâbi propose en Français «Souterrains», «Rien qu’une autre année» et surtout l’éternel «Beyrouth», le long poème écrit rn 1981 et gravé à jamais dans la mémoire de milliers d’admirateurs de Darwich pour qui «Beyrouth (reste) notre unique tente, Beyrouth notre unique étoile».  

Dans un deuxième ouvrage réédité concomitamment par Bazakh, Elias Sanbar, traducteur et ami intime de Dawich, propose sept recueils et longs poèmes représentant l’itinéraire du grand poète palestinien entre de 1992 à 2005.

Cette anthologie bilingue, en arabe et français, a été choisie et présentée par l’homme de culture et éditeur franco-syrien, Farouk Mardam-Bey, comme «une œuvre majeure, un important jalon dans l’histoire de la poésie arabe contemporaine». Cette compilation d’extraits de l’œuvre de Darwich, traduits par les soins de Sanbar, comporte entre autres «Onze asres», «Discours de l’homme rouge», six poèmes tirés du recueil «Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude», outre «Murale», «Etat de siège» ainsi que des poèmes extraits de «Ne t’excuse pas» et «Comme des fleurs d’oranger et plus loin». Mahmoud Darwich est décédé en 2008 à l’âge de 67 ans. Considéré comme une des voix majeures de la poésie au XXe siècle dans le monde, il laisse une œuvre monumentale traduite dans une vingtaine de langues. «En mêlant l’individuel au collectif, le quotidien à l’éternité, (...) le poète y réussit le pari de toute une vie : opposer la fragilité humaine à la violence du monde et élever la tragédie de son peuple au rang de métaphore universelle», dira Mardam-Bey à propos du legs poétique de Darwich.

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La 28e Foire de la production nationale ouvrira ses portes le 19 décembre au Palais des expositions des Pins Maritimes, Alger.

 

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Le Salon national des équipements et du matériel pour handicapés, qui se tient à la Bibliothèque nationale du Hamma (Alger), prendra fin le 16 décembre.

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L’Office national de la culture et de l’information et le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique organiseront, le 17 décembre à 9h au complexe culturel de Chenoua (Tipasa) «l’Atelier du jeune astronome».

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L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel organise une exposition de peinture de Yasmine Siad, qui se tiendra jusqu’au 19 décembre à Dar Abdellatif (Alger).

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L’Agence nationale de promotion et de développement des parcs technologiques (ANPT) organisera,  les 16 et 17 décembre  à l’incubateur de Sidi Abdellah (Alger), l’évènement «Les technologies IoT & LoRaWan».

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Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih présentera, le 21 décembre à 16h, le café littéraire de l’Opéra, qui accueillera Abdelhafid Hamdi Chérif qui interviendra sur le thème «Aiyai, chant de l’ouvert».

Agence nationale des ressources en eau
L’Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau, à travers l’Agence du bassin hydrographique algérois Hodna Soummam, procédera, le 15 décembre, à la signature du contrat de captage El Hamiz, au siège de l’Office national de développement et de promotion de la formation continue.

 

CAAR
La Compagnie algérienne d’assurances et de réassurance organisera, le 15 décembre, au CIC d’Alger, à partir de 9h, une journée portes ouvertes sous le thème «la CAAR à l’écoute de ses partenaires».

Ambassade de la RASD

L’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique organisera, du 19 au 23 décembre, les travaux du 15e congrès du Front Polisario.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

 

Agenda culturel

Café littéraire de l’Opéra d’Alger

La chanson bédouine en débat

Le café littéraire de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïeh organisera, le 21 décembre à 16h, une rencontre-débat autour de la chanson bédouine «Aiyai, le chant de l’ouvert», animée par le professeur Hafid Hamdi Cherif.

Galerie d’art Aïcha-Haddad
Mourad Foughali expose ses toiles

Au grand bonheur des passionnés des arts plastiques, l’artiste peintre Mourad Foughali expose à la galerie d’art Aïcha-Haddad, à Alger, une série de toiles sous le thème «Rayonnement des sens». Organisée par l’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger, l’exposition se poursuivra jusqu’au 20 décembre.

 

 AARC

L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel organise une exposition de peinture de Yasmine Siad jusqu’au 19 décembre à Dar Abdellatif, Alger.

 

Université de Blida
L’Université Saâd-Dahlab de Blida organise, aujourd’hui dans son auditorium, la compétition inter-universités algériennes en aéronautique «Rocketry Edition 2019».

Galerie Ezzou’art
La galerie Ezzou’art du Centre commercial de Bab Ezzouar (Alger) organise, jusqu’au 26 décembre, une exposition intitulée «L’Algérie, la protégée de Dieu», de l’artiste plasticien Sofiane Dey.

Palais de la culture d’Alger
Le Palais de la culture d’Alger organisera, le 19 décembre à 18h30, un gala de variétés avec Lyès Ksentini, Karima Essaghira et Yazid Oumoussa.

Hôtel Sofitel d’Alger
Le marché artistique de fin d’année «L’art & la matière», avec un roulement de 25 artistes par semaine, se tient jusqu’au 31 décembre de 13h à 19h à l’hôtel Sofitel d’Alger.

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L’Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau, à travers l’Agence du bassin hydrographique algérois Hodna Soummam, procédera, le 15 décembre, à la signature du contrat de captage El Hamiz, au siège de l’Office national de développement et de promotion de la formation continue.

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