Amin Zaoui : «Je suis pour la provocation et la subversion»
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Jeudi 18 Avril 2019
Journal Electronique

L’écrivain Amin Zaoui était, samedi dernier, l’invité des éditions Barzakh à la librairie «L’arbre à dire» à Alger, pour une rencontre autour de son dernier roman, «L’enfant de l’œuf». L’animatrice des débats, l’universitaire Afifa Brerehi, relève que la littérature d’Amin Zaoui puise sa matière dans la société et son fonctionnement sociopolitique. L’auteur, dans ce sens, répond qu’un intellectuel créatif ne peut être séparé de l’action sociale. «C’est quelqu’un qui se trouve dans l’action et qui se doit d’être quotidiennement dans la société» dit-il. Et de s’en expliquer : « La plus grande source d’inspiration est justement cette société et la rue». Zaoui souligne que même si l’acte d’écriture est de nature solitaire et d’isolement, la vie quotidienne est le terreau principal de toute inspiration. Entre l’écrit journalistique et romanesque, l’auteur de  « Festin de mensonges» affirme que seul le style d’écriture diffère, mais pour ce qui est des thématiques, elles se rejoignent, c’est toujours de la société qu’elles s’inspirent. Auteur bilingue, il alterne entre l’écriture en français et en arabe. A ce sujet, Afifa Brerehi pose la question sur la complémentarité entre les deux langues pour l’auteur et ce qu’apporte cette interaction linguistique à l’écriture d’Amin Zaoui. «J’ai écrit pour la première fois au collège, dans une revue dirigée par Malek Haddad et c’est grâce à ses encouragements que j’ai plongé dans le monde de l’écriture et que j’ai aimé la langue française». Mais, dit-il, j’aime aussi langue arabe, les grands noms de la littérature arabe et de la pensée arabo-islamique. «Je me sens comme un oiseau qui vole avec ses deux ailes, lire et écrire dans deux langues, c’est avoir deux imaginaires. Les langues sont magiques», ajoute-t-il. Amin Zaoui note aussi que lorsque qu’on lit les textes en arabe dialectal comme ceux de Benguitoune, El Khaldi ou Ben Khlouf, on ressent un autre plaisir et une autre magie. Pour cela, ajoute-t-il, «se retrouver entre toutes ces langues est une véritable aventure et un plaisir». Mais le romancier précise aussi qu’il ne passe d’une langue à une autre pour faire passer un message à telle ou telle frange de lecteurs. « Je m’adresse à mes lecteurs arabophones avec les même propos qu’à mes lecteurs francophones.» Concernant le roman «L’enfant de l’œuf», Afifa Brerehi relève un décalage entre le titre et le contenu de l’œuvre. «Le titre est un travail à part, il peut être le déclic pour une œuvre, il peut venir au milieu comme il peut venir à la fin, mais il y a toujours un lien entre l’œuvre et le titre. C’est un travail qui nous accompagne tout au long de l’œuvre», note l’auteur.

En fait, l’enfant de l’œuf est un questionnement sur la création de l’univers. Pour Zaoui, l’idée que la femme soit issue de la côte de l’homme est un mythe. Alors pour le battre en brèche, il en a choisi un autre celui d’un homme qui vient de l’œuf pour sauver l’humanité. « Un autre début de la vie». Dans «L’enfant de l’œuf», il y a deux principaux personnages, Arris, un chien, et Mouloud son maître. Arris ne cesse d’interroger son maître sur diverses questions sur la religion, le sacré, le sexe et autres sujets de la vie. «C’est un chien philosophe», déclare Zaoui. Il y a dans ce roman un questionnement sur la violence et la bestialité. «Nous les retrouvons plus chez l’homme que chez l’animal, représenté par le chien», rappelle l’écrivain. Mais l’auteur est également connu sur ses positions vis-à-vis de l’obscurantisme religieux et toutes les tares de la société. «L’écriture est avant tout un acte courageux. Sans courage, la littérature est mort-née. Je suis pour la provocation et la subversion, mais assises sur un savoir ». «Quand je parle de l’intégrisme, c’est de toute la violence qui en découle que je parle. On parle de guerres saintes, mais on oublie que toute guerre est sale et violente et les plus féroces sont les guerres saintes. C’est de cela que je parle dans mes écrits.»

Hakim Metref 

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L'agenda

 Forum de la mémoire
Le forum d’El Moudjahid et l’association Machaâl Echahid organisent, le 17 avril à 10h, une rencontre-débat sur le rôle des sportifs algériens durant la lutte de Libération, commémorant un double anniversaire, celui de la mort du chahid Souidani Boudjemaâ et celui de la  création de l’équipe de football du FLN.

HCLA
Le Haut-Conseil de la langue arabe organise le 18 avril à 9h30, à l’hôtel d’El Biar, Ben Aknoun, la cérémonie de mise en place de la commission algérienne du dictionnaire historique.

Musée national du moudjahid    

Le Musée national du moudjahid organise,  le 17 avril à 10h, la 205e rencontre au lycée des frères Draoui de Boumerdès, autour de l’enseignement pendant la guerre de Libération nationale.

 

 Sicom-2019
Le 28e Salon international de l’informatique, de la bureautique et de la communication aura lieu,  le 13 avril à 13h30, au Palais des expositions de la Safex (Pins Maritimes, Alger).

 

 

ONCI
A l’occasion de la Journée nationale du savoir Youm El Ilm, l’Office national de la culture et de l’information offre un programme varié au niveau de ses espaces.

Protection civile
Dans le cadre du développement et de la modernisation du secteur de la Protection civile, particulièrement dans le domaine des ressources humaines, la Direction générale organise, le 18 avril, dans la wilaya de Jijel, un cycle de formation sur les techniques de plongée subaquatique au profit de 24 officiers formateurs.
 USTO
Un workshop international dédié à la cryptologie et ses applications est prévu les 22 et 23 avril à l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran, à l’initiative de son laboratiore de codage et de la sécurité de l’information.

Musée de l’enluminure
Une exposition collective composée d’une vingtaine d’œuvres, intitulée «Charme et gaîté de la miniature algérienne», se tient jusqu’au 18 avril au Musée national de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie à La Casbah d’Alger.

Galerie Espaco
L’artiste peintre Denis Martinez présentera, jusqu’au 4 mai, sa nouvelle exposition de peinture intitulée «Bahaz Khouya Gnaoui Blidi Hkayet aâchra» (histoire d’une complicité), à la galerie Espaco.

 

 

TNA
La scène du Théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi  accueillera, le mercredi 21 novembre à 18h,  une représentation de «Macbett», la pièce originale d’Eugène Ionesco, adaptée par le metteur en scène algérien Ahmed Khoudi.

 Institut français d’Oran
L’Institut français d’Oran organise, tous les samedis jusqu’au 27 juillet prochain, de 14h à 16h, des ateliers de slam.

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