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Ali Benflis, président du parti Talaie El Hourriyet, a été, hier, l’invité du forum du quotidien Liberté. Pour l’ex-chef du gouvernement, «la population est sortie dans la rue pour demander un nouveau contrat social dont elle sera l’initiatrice». «Les slogans et les discussions sur les réseaux sociaux sont bien au-dessus de tous les programmes», a-t-il reconnu. Qualifiant la situation de «critique mais pas désespérante», il a estimé qu’il est n’est pas judicieux de tourner le dos à cet appel. «Le peuple s’est montré mature avec une grande conscience politique et a montré sa volonté de sauvegarder la paix sociale», a-t-il ajouté. «C’est au peuple de décider de son destin politique», a-t-il renchéri tout en précisant qu’il n’a nulle prétention de représenter l’opposition ou intention de vouloir faire dans la récupération. Il dit s’inscrire dans une démarche qui aura pour objectif «de construire un projet d’avenir pour l’Algérie en associant toutes les tendances politiques, sociales et syndicales». Dans le débat, Benflis a également évoqué l’indépendance de la justice. Pour lui, on ne peut combattre la corruption sans l’indépendance des juges. A la question de savoir que peut-on attendre du dernier message du président sortant, il a répliqué que l’urgence est dans le changement du gouvernement pour préparer des élections transparentes supervisées par une commission indépendante. «Nous sommes à un tournant décisif. C’est une révolution civile et pacifique qui a révélé un changement dans les mentalités et la fin du fatalisme», a-t-il conclu.

Assia Boucetta