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La situation politique dans notre pays nécessite une solution pacifique. C’est la conviction du président du parti AHD 54, Ali-Fawzi Rebaïne, qui a animé, mercredi, une conférence de presse au siège du parti à Alger. «La situation n’est pas normale. Nous sommes à la croisée des chemins et pour sortir de l’impasse, la solution ne peut être que pacifique», a-t-il soutenu. Il s’est dit convaincu que le changement ne peut s’opérer qu’à travers des élections, même s’il se dit persuadé que celle du 18 avril prochain ne sera pas libre et transparente. Evoquant les manifestations dans la rue, il a estimé que les Algériens ont prouvé au monde entier que le peuple est l’unique protecteur du pays. «Désormais, il faut tourner la page et en ouvrir une nouvelle. Toutes les forces vives doivent s’inscrire pleinement dans cette nouvelle dynamique enclenchée par le peuple», a-t-il clamé. Il a qualifié de «légitimes» les revendications exprimées par les manifestants qui réclament un changement profond. Pour lui, «la jeunesse est en train de reprendre son destin en main». Rebaïne qui a déposé son dossier de candidature au Conseil constitutionnel a ensuite rappelé que son parti a été le premier à réclamer un nouveau contrat social, en 2016, pour instaurer une nouvelle relation entre gouvernants et gouvernés.

Pour lui, l’idée de la transition est «dépassée parce qu’actuellement, seule la voix, la voix du peuple, compte». Serait-il prêt à renoncer à sa candidature si celle du président de la République est maintenue par le Conseil constitutionnel ? «Il est encore trop tôt d’en parler. Je suis à l’écoute du peuple. Si ce dernier décide qu’il n’y aura pas d’élection, je prendrais alors toutes mes responsabilités. Je n’ai aucun complexe pour m’aligner dans le sens du peuple», a-t-il expliqué. Pour lui, le retrait de la course électorale ne doit pas émaner des partis. Il a réaffirmé, toutefois, son refus de la politique de la chaise vide. «Cela n’est pas le bon choix.  Notre souci est de participer à la construction du pays, le doter des meilleures institutions», a-t-il renchéri. Rebaïne s’est enfin dit opposé à une candidature unique de l’opposition. «Il faut donner le choix au peuple. Je suis contre le principe de l’unicité», a-t-il conclu.

Amokrane H.