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Contrairement à 2004, 2009 et 2014, Louisa Hanoune ne sera pas candidate à la magistrature suprême du pays. Après une session de deux jours du comité central et du bureau politique, réunis en assemblée extraordinaire, la décision de la non-participation à l’élection présidentielle a été annoncée samedi.

La secrétaire générale du PT a indiqué, lors d’un point de presse tenue à la bibliothèque communale d’El Harrach (Alger), a que les membres du comité central ont à l’unanimité approuvé la décision.

«Suite aux développements de la situation politique, après les manifestations de vendredi, la question a été tranchée sans aucune pression», a ajouté Mme Hanoune. «Notre parti est une émanation des classes populaires. Nous ne pouvons pas aller à l’encontre de la volonté du peuple qui s’est exprimé lors des manifestations qui ont secoué les villes et les villages du pays, à commencer par la capitale», a déclaré la SG du PT. Toutefois, elle a précisé que les conditions juridiques requises pour le dossier de candidature ont été réunies « en dépit des contraintes rencontrées sur le terrain ». «Le parti se devait de prendre en compte le processus révolutionnaire en cours en Algérie. Des millions d’Algériens réclament le départ du système et cette élection présidentielle ne peut pas répondre à cette aspiration réelle au changement», a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, elle n’a pas manqué de dénoncer les troubles qui se sont produits aux abords de la place du 1er-Mai et en face de l’hôtel El Djazaïr (ex-Saint-Georges), à Alger. «Ces fauteurs de troubles n’ont rien à voir avec les manifestants qui se sont exprimés dans un climat serein, pour ne pas dire festif», a ajouté la SG du PT.

Karima Dehiles