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Abdelkader Messahel et Djamel Ould-Abbès ont présidé, ce mercredi , au siège du FLN, une cérémonie de commémoration de la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne.

«La création du GPRA, le 19 septembre 1958, fut une étape décisive dans l’histoire de la Révolution algérienne.

Cet évènement très significatif constitue un acte majeur», selon le secrétaire général du FLN. «Un sursaut national», s’est exclamé Ould-Abbès. «La mise en place de ce gouvernement signifiait le renforcement du sentiment national reflétant l’existence d’un gouvernement algérien représentant toutes ses tendances politiques, unies derrière un seul objectif. Soixante après, des 34 membres du GPRA, Mohamed-Lamine Khène est le seul qui reste encore en vie», a-t-il ajouté. Le moudjahid n’a pu malheureusement assister à la cérémonie et n’a pas pu récupérer son trophée honorifique. Le ministre des Affaires étrangères a, pour sa part, mis l’accent dans son intervention sur l’importance de cet acte fondateur de l’Etat algérien. «La création du GPRA fut un choix inévitable avec le développement de la lutte de Libération nationale et le retentissement qu’elle a trouvé au plan international, à travers l’émergence de courants favorables à l’indépendance». Pour Messahel, «si le GPRA a joué un rôle éminent, c’est qu’il a su tirer profit de la riche expérience accumulée par le Mouvement national et s’est acquitté avec efficacité de ses missions, notamment une plus grande mobilisation du peuple, et fait entendre la voix de l’Algérie combattante de contrecarrer les manœuvres coloniales». Messahel a estimé que la contribution du GPRA est inestimable et qu’il est impossible de lui rendre l’hommage qu’il mérite. «Sa création a réaffirmé avec éclat l’enjeu de la lutte de Libération qui était la restauration de l’Etat national et le rétablissement de la souveraineté nationale, en préservant l’unité du peuple algérien et l’intégrité de son territoire conformément à la déclaration du 1er Novembre», a-t-il soutenu. «Les valeurs patriotiques qui ont constitué les fondements de notre Révolution n’ont cessé de guider la politique nationale et ont permis d’accomplir des progrès considérables au triple plan politique, économique et social», a-t-il clamé. Ould-Abbès a, en marge de la cérémonie, évoqué la lutte contre la corruption menée par le président de la République. Elle vise, selon lui,  «à nettoyer le pays de cette gangrène et de ce mal».
Samira Azzegag