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Le secteur du tourisme est l’un des premiers à avoir enclenché un processus de décentralisation, d’après le premier responsable de ce département. Plusieurs décrets exécutifs sont entrés en vigueur ces derniers temps dans ce secteur pour alléger, notamment, les paperasses administratives et simplifier les procédures.

«Maintenant, il s’agit d’appliquer ces décrets sur le terrain. Passer à la mise en œuvre avec le concours de toutes les parties concernées. Car la finalité, c’est de rapprocher davantage l’administration aux citoyens et aux intervenants du tourisme et de l’artisanat comme instruit pas le gouvernement et le Premier ministère», a indiqué, jeudi à Alger, le ministre du tourisme et de l’artisanat (MTA), Abdelkader Benmessaoud, à la rencontre nationale sur la mise en œuvre des mécanismes de la décentralisation dans ce secteur. Lors de cette rencontre, qui s’est tenue à l’école nationale supérieure du tourisme, Benmessaoud a signalé que le secteur est entrain de lancer un chantier pour une révision révolutionnaire de la loi du tourisme, et ce, avec la tenue d’ateliers au niveau central et local avec la participation de tous les acteurs, y compris la société civile. Dans le cadre de la décentralisation donc, poursuit-il, le but est de donner plus de prérogatives aux collectivités locales dans la prise de décisions. «Nous attendons de cette rencontre des propositions claires et pragmatiques de mise en œuvre mais aussi pour la décentralisation d’autres procédures qui bloquent toujours les initiatives», précise-t-il. Le directeur du tourisme au MTA, Sofiane Zoubir, a rappelé, qu’aujourd’hui, plusieurs actions touristiques sont décentralisées, dans la planification des destinations et les schémas directeurs d’aménagement, dans le foncier, la mise en concession, les agréments, l’exploitation et  la classification des infrastructures d’accueil… «La classification des restaurants touristiques et les concessions relatives à l’activité thermale seront également décentralisées. Idem pour l’octroi des agréments aux guides touristiques qui, actuellement, sont délivrés par le ministère du tourisme et de l’artisanat et non au niveau local», fait-il savoir. Le directeur de l’artisanat au MTA, Choukri Benzaarour,  a assuré que la décentralisation dans  ce domaine remonte à de nombreuses années. «Le décret exécutif relatif à l’activité artisanale de 1996 est une réglementation futuriste qui a permis la décentralisation de ce secteur. Aujourd’hui, le création des activités artisanales est simplifiée, de même que le gestion, l’exploitation, la conception, la formation et la qualification», affirme-t-il. Les locaux dédiés aux artisans pour la commercialisation de leurs produits, par ailleurs, ne sont plus attribués par l’administration centrale mais au niveau local. De même que le fonds d’aide et de soutien aux artisans. «Ce qui nous préoccupe actuellement, c’est d’être sûrs que les artisans sont autorisés à prendre part à toutes les activités économiques sur le territoire national, comme l’a recommandé le ministre du tourisme. Les événements qui se tiennent, notamment, au palais de expositions à Alger», conclut-il.

 

Farida Belkhiri