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Un enfant âgé de 8 ans, Kaddouri Ilyés, est décédé mercredi au service infectieux de l’hôpital pédiatrique d'El Menzeh (ex Canastel) suite à une ancéphalopatie d’origine rabique (rage humaine) après avoir été mordu le 16 juin dernier à Oran par un chien errant atteint de rage, a indiqué mercredi le directeur de la santé et de la population de la wilaya d’Oran, Boudaa Abdenacer

L’enfant habitait un bidonville, dit "CUMO", situé près de l’Université d’Oran à Es-Sénia, a indiqué dans une point de presse le directeur de la santé, précisant que le chien en question a mordu deux autres enfants et deux adultes, soit cinq personnes au total, occasionnant aux victimes des morsures à différents degrés de gravité, notamment à l’enfant Kaddouri Ilyés qui avait subi des morsures très graves au visage. Boudaa Abdenacer a affirmé que les médecins du service d’épidémiologie de l’EPSP d’Es-Sénia ont pris en charge les cinq victimes à qui ils ont administré les soins nécessaires aux morsures, ainsi que les vaccins obligatoires dans ce type de situation.

Parallèlement aux actions médicales, les autorités compétentes ont procédé à la recherche du chien enragé qui a été retrouvé et abattu et sa tête a été transférée à l’Institut Pasteur pour effectuer les analyses nécessaires comme le prévoit la procédure dans ce type d’incident, a précisé le DSP d’Oran.

L’Institut Pasteur a confirmé que le chien était atteint de rage, a jouté le même responsable, soulignant que les services médicaux compétents n’ont pas perdu de temps et l’enfant a été transféré à l’EHU "1er novembre" où il est resté hospitalisé durant 10 jours puis vers l’hôpital pédiatrique de Canastel pour y poursuivre son traitement.

"L’enfant a commencé à reprendre peu à peu, mais hier (mardi) vers 20 heures, des signes neurologiques accompagnés de fièvre sont apparus et il était donc nécessaire de lui effectuer une ponction lombaire, mais le liquide retiré s’est avéré être purulent", a expliqué M. Boudaa, ajoutant que l’évolution de la maladie chez l’enfant Kaddouri Ilyés a été foudroyante, l’infection ayant atteint son cerveau.

"Une morsure d’un chien enragé au niveau du visage ou de la tête en général est toujours problématique, en raison de la présence des nombreux vaisseaux qui s’y trouvent et, surtout, du cerveau et c’est pour cela que l’évolution de cette infection a été si foudroyante, surtout que les lésions chez l’enfant étaient très profondes", a souligné le DSP d’Oran, rassurant que les quatre autres victimes n’ont pas eu de complications particulières.