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Le nombre de transferts à l’étranger de cas de pathologies cardiaques et cardiovasculaires a baissé de manière significative, a indiqué mardi à Alger, le directeur général adjoint auprès de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas), Mahieddine Ouaguenouni. Lors d’une journée nationale sur la prise en charge des malades souffrant de ces maladies, il a précisé que le nombre de transferts est passé de 8.000 à 230. Selon lui, cette baisse traduit l’amélioration de la prise en charge dans les hôpitaux algériens. C’est dans cette optique, d’ailleurs, que la Cnas a renforcé son réseau de collaborateurs, avec le secteur privé. Actuellement, elle est conventionnée avec 25 cliniques privées spécialisées dans le domaine.

Le nombre de malades pris en charge dans le cadre de ces conventions est passé de 3.471 en 2009 à 10 666 en 2018, année durant laquelle la Cnas à couvert des dépenses de plus de 4 milliards de dinars. Pour le coordinateur de la cellule des conventionnements auprès de la Cnas, le Dr Khaled Khedim, «un niveau exceptionnel de collaboration entre la Cnas et les prestataires de soins sera nécessaire, dans les prochains mois, pour mieux prendre en charge des pathologies plus lourdes et coûteuses pour satisfaire les besoins de nos assurés sociaux et leurs ayants droit». Il a fait savoir que la Cnas revoit des conventions déjà signées en intégrant de nouveaux actes médicaux, entre autres, le remplacement des valvulaires métalliques par d’autres biologiques, la cardiopathie congénitale compliquée  qui nécessite du matériel biologique… Le responsable a fait savoir que la Cnas dispose d’un portail de conventionnement. Il permet aux assurés d’inscrire une demande de prise en charge et aux cliniques privées de s’inscrire dans une démarche gagnant-gagnant. Pour  le professeur Bougharbal le recours aux structures de soins privées dénote des difficultés structurelles et d’organisation des structures sans parler de manque de moyens. «Le grand problème reste la chirurgie cardiaque pédiatrique et néonatale», a-t-il fait remarquer. S’il reconnaît que la prise en charge est, de manière générale, en nette amélioration, le professeur recommande d’augmenter les budgets alloués à cette pathologie. «L’évolution épidémiologique en Algérie fera de la pathologie cardiovasculaire la première cause de mortalité.»

Wassila Ould Hamouda