Les Algeriens face confienement :On s’ennuie, on se serre, mais on gère
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Samedi 28 Mars 2020
Journal Electronique

Confinement contre Coronavirus.C'est le seul choix offert en Algérie et ailleurs . Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1,8 milliard de personnes sont en confinement à travers le monde.

Comment les familles gèrentelles cet «emprisonnement» volontaire ? Les conditions changent-elles d’une famille à une autre et en fonction des régions ? Contactées via le téléphone ou les réseaux sociaux, des familles racontent leur quotidien. Dans les quartiers populaires de la capitale, les logements parfois étroits ne favorisent pas le respect du confinement. A Bab El-Oued, Wassim, jeune étudiant en commerce, parle «d’un total chamboulement du quotidien». Avant, c’était un confinement volontaire, mais depuis mardi 24 mars, il est obligatoire. «Quand on connaît les difficultés auxquelles sont confrontés nos quartiers en temps normal, qu’en sera-t-il dans les prochains jours ?», s’interroge-t-il. «Tout est chez nous patience et solidarité», ajoute-t-il, sur un ton philosophe, faisant remarquer au passage que «nous sommes chanceux par rapport à nos voisins blidéens». Des quartiers populaires comme Bab El-Oued, Belcourt et les mégacités de la banlieue d’Alger, où il est déjà difficile de vivre, vont-ils devenir un enfer ? «Nous avons l’habitude de passer du temps avec nos amis dehors, après le dîner. Maintenant, nous sommes obligés de rester cloîtrés dans un F3 pour 6 personnes. Pas facile», reconnaît Halim, distributeur de journaux dans la capitale.

Pour certaines familles nombreuses, être confiné dans des appartements parfois exigüs est angoissant. «Je suis issu d’une famille de 7 personnes dont des adolescents, la grand-mère et les parents. Nous vivons dans un F3. Je n’ai pas une chambre individuelle, je la partage avec mamie, qui est malade. Pour la télé, nous n’avons pas la même préférence pour les programmes. Ce n’est pas le paradis», soupire Nadia, lycéenne à Belcourt. Elle précise que la salle de séjour sert de dortoirs pour ses trois frères. «Ma mère et moi-même veillons sur les conditions d’hygiène, en vain. Les adolescents sont incontrôlables, leurs va-et-vient peuvent accentuer la transmission du virus», craint la jeune fille, qui exprime sa terreur et prie que corona soit stoppé bientôt. Comment dans de telles conditions de promiscuité se concentrer sur ses révisions ou faire du télétravail ? «Si vous avez un ordinateur, une tablette ou un smartphone, la connexion laisse à désirer», dit Sihem, étudiante en architecture. Il n’est pas étonnant que, dans la journée, les ados fuient les appartements. On les retrouve en bas des immeubles. «Il y a le couvre-feu de 19h à 7h. Pour l’instant, on fera avec, du moment que corona est toujours en mouvement», lance Amine d’un air sarcastique. A Blida où le confinement est total, les services de sécurité surveillent toutes les ruelles et interrogent les gens qui n’ont rien à faire dehors. «Nous sommes obligés de rester chez nous. Ce n’est rien par rapport à ceux qui font face à cette pandémie dans les hôpitaux. Aidons-les en stoppant corona», dira Fathi, résidant dans la ville de Blida, à la fois fataliste et réaliste. 

Karima Dehiles

 

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La direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report, à des dates ultérieures, du Festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight. Le dépôt des candidatures à ces deux manifestations a été, donc, prolongé.

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