Le Président Tebboune : «Rétablissez la confiance avec les citoyens»
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Lundi 06 Avril 2020
Journal Electronique

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a appelé les cadres et les agents de l’administration centrale et locale à mettre en œuvre un nouveau mode de gouvernance en rupture avec les pratiques du passé pour rétablir la confiance perdue des citoyens. Le chef de l’Etat a appelé à une synergie des efforts pour prendre en charge les aspirations des citoyens et leurs attentes en matière de développement, à travers l’adoption d’un nouveau mode de gouvernance assaini de la corruption et de l’autoritarisme. Il a mis l’accent dans ce sens sur la nécessité de poursuivre la lutte contre la corruption et l’abus de fonction.

Présidant, dimanche , la cérémonie d’ouverture des travaux de la rencontre gouvernement-walis placée sous le thème «Pour une Algérie nouvelle : développement humain, transition énergétique et économie numérique», le président de la République a usé d’un langage franc et direct. Il a insisté sur la nécessité de revoir le mode de fonctionnement et de gestion locale afin d’améliorer le cadre de vie des citoyens et leur pouvoir d’achat. Abdelmadjid Tebboune a saisi l’opportunité de la rencontre, organisée à Club-des-Pins (Alger), en présence de hauts cadres de la nation, à leur tête le Premier ministre, accompagné par les membres du gouvernement, pour évoquer le mouvement populaire pacifique qui commémore, dans quelques jours, son premier anniversaire. Il a mis en relief «le rôle de l’ANP qui a évité les dérives». «La voix du peuple réclamant le changement a été entendue», a lancé Abdelmadjid Tebboune, réitérant son engagement à satisfaire ce qui reste des revendications populaires. Le grand défi, a-t-il poursuivi en s’adressant aux walis, est le rétablissement de la confiance entre gouverneurs et gouvernés.
Pour ce faire, les autorités locales sont appelées à rompre avec les anciennes pratiques de gestion et de fonctionnement. Il a recommandé une approche de proximité  pour la prise en charge des problèmes de la population. Il les a instruit de multiplier les sorties sur le terrain et de rester à l’écoute des citoyens. Sans se référer à un discours écrit, le Président a pointé du doigt les problèmes qui nécessitent des solutions rapides, voire urgentes. Avant de poursuivre son intervention, le Président a voulu mettre les premiers responsables de la gestion devant une réalité qu’il qualifie d’«amère». Un reportage de 35 minutes intitulé «Les souffrances des régions de l’ombre» a mis à nu des défaillances dans plusieurs secteurs. Une partie de la population du fin fond du pays souffre cruellement du manque de commodités élémentaires. Le déséquilibre entre les régions en termes de distribution de richesse est net. Pour le premier magistrat du pays, «les images parlent d’elles-mêmes et ne nécessitent pas de commentaires». Pour lui, «c’est le temps des actions pour venir en aide à ces Algériens qui souffrent en silence». Abdelmadjid Tebboune a, de ce fait, donné une période d’une année pour apporter les changements nécessaires et répondre aux préoccupations les plus récurrentes. «Les premiers résultats devront être ressentis d’ici à trois mois», a-t-il déclaré.

100 milliards de dinars supplémentaires aux communes
Les walis ont été appelés à mettre en place des mesures d’urgence pour booster le développement local. «Rendez-vous dans une année», a déclaré Tebboune qui a soutenu que le pays a les moyens de régler les problèmes. Il a annoncé, à ce propos, que 80 milliards de dinars puisés dans le fonds de solidarité du ministère de l’Intérieur ont été octroyés aux communes en deux tranches. La première à la fin de l’exercice écoulé et 100 milliards au mois d’avril prochain. Le chef de l’Etat a demandé aux responsables locaux de cesser de faire des promesses mensongères ou irréalistes et de respecter les délais de leurs engagements. «Le temps des allégeances est révolu, place à la compétence», a-t-il ajouté. 

Lutter contre le gaspillage
La première instruction du président de la République concerne la rationalisation des dépenses et la lutte contre le gaspillage. Pour lui, «les dépenses publiques doivent être affectées au règlement des problèmes de développement et non pas gaspillées et utilisées pour la réfection des trottoirs tous les six mois alors que des citoyens attendent l’alimentation en gaz ou électricité».
Le Président a décrié l’absence de contrôle  technique des travaux. «Ce que nous réalisons est refait trois ou six mois après, et ce, en toute impunité», s’est-il écrié, tout en appelant à réhabiliter les directions techniques relevant de différents départements ministériels. Celles-ci, a-t-il renchéri, «doivent assumer la responsabilité du contrôle de la qualité des investissements afin d’éviter le gaspillage et d’adopter des normes internationales pour éviter la rénovation perpétuelle des travaux». «Il est impératif d’accepter le contrôle populaire», a-t-il ajouté. Les responsables devront également limiter les dépenses.
«Basta les grands cortèges. Les visites doivent avoir un ordre du jour et apporter des solutions aux problèmes. Elles ne sont pas synonymes d’ostentation et de festin. Nous devons éviter les cortèges de  20 à 30 voitures et d’opter, si nécessaire, pour les transports en commun et se contenter des personnes concernées», a déclaré le chef de l’Etat qui a appelé à lutter contre le laisser-aller. La lutte contre la corruption et l’abus de pouvoir sont d’autres priorités.

Vers une nouvelle loi criminalisant le faux et usage de faux
Evoquant le secteur de l’habitat, le Président a déploré le recours, pour bénéficier d’un logement à Alger, à la falsification de documents où on a enregistré 16.800 certificats de résidence au prix de 1500 Da l’unité. «C’est plus dangereux que la grande corruption», a-t-il indiqué, ajoutant qu’aucun corrompu ne sera protégé. Une loi-cadre sera élaborée pour criminaliser l’acte de falsification de documents administratifs. La solution réside dans la numérisation de l’administration qu’Abdelmadjid Tebboune a mis en avant.  

Les grands axes de la décentralisation connus à la fin de l’année
D’ici à la fin de l’année, les grands axes du projet relatif à la décentralisation seront définis. Pour le chef de l’Etat, «le but sera de rompre avec le mode de gestion actuel qui a montré ses limites». «Certains textes qui remontent à plus de 30 ans sont inadaptés et caducs en raison de l’évolution de la démographie», a-t-il reconnu. Le nouveau mode de gestion permettra aux communes de générer plus de ressources et de favoriser la participation de tous les acteurs pour «instaurer une démocratie solide et réelle et non une démocratie conjoncturelle et sur mesure». 

Création d’une cour constitutionnelle
Evoquant la Constitution dont la révision est qualifiée de «grand et important chantier», il a promis de soumettre la première mouture pour enrichissement afin d’avoir une Constitution «consensuelle». «Le dernier mot reviendra au peuple qui tranchera par référendum», a souligné le Président pour qui «toutes les critiques sont les bienvenues». Le feu vert a été donné à la commission d’experts pour apporter tous les changements nécessaires, mais, a-t-il insisté, «sans toucher aux lignes rouges que sont l’unité et l’identité nationales». Le Président a ensuite évoqué l’éventualité de créer une cour constitutionnelle qui viendra en appoint au Conseil constitutionnel. Son autre souci est la révision de la loi électorale pour mettre fin à l’intrusion de l’argent sale dans la politique. «L’Algérie nouvelle aspire à une classe politique nouvelle et à des élections transparentes et crédibles», a-t-il dit, en réaffirmant que «la démocratie se construit sur la base de la justice et d’élections crédibles». 

Des dettes de 1.216 milliards de dinars
Au chapitre économique, le chef de l’Etat a fait savoir que des réformes globales vont être introduites pour donner un véritable élan à notre économie, «totalement désarticulée». «Nous avons appris à acheter, gaspiller et frauder et nous avons un grand problème de surfacturation», a déploré le Président, estimant que faute d’une industrie de transformation, le surplus de production agricole s’est révélé un problème.
«Ce qui n’est pas normal», a-t-il assené. Le chef de l’Etat a ordonné l’interdiction d’importation des produits fabriqués localement afin de protéger la production nationale. «Nous ne savons pas ce que nous produisons. Ce n’est pas normal d’importer du sable alors qu’il est disponible» , a-t-il fait remarquer, rappelant que dans l’accord d’association avec l’Union européenne, des clauses ont été introduites dans ce sens. Il a également recommandé de mettre en place «un nouveau modèle industriel». Il a révélé que les dettes des investisseurs auprès des banques s’élèvent à janvier 2020 à 1.216 milliards de dinars. Le recouvrement des impôts devra être renforcé et une loi sera mise en place pour criminaliser le non-paiement d’impôts.
 Wassila Ould Hammouda 

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L'agenda

 

Ministèrede la solidarité
Dans le cadre de la prise en charge des familles démunies, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme organise, le 01 avril à 10h, avec la participation de plusieurs secteurs ministériels, des caravanes de solidarité. Le coup d’envoi sera donné par la ministre Madame Kaoutar Kirikou, et le ministre de l’Agriculture, Cherif Omar

 Protection civile

La direction de la Protection civile de la wilaya d’Alger organise, en collaboration avec les associations des vétérinaires et des maitres assistants, le 31 mars, deux opérations de désinfection à l’hôpital d’El Kettar (10h) et de Zemerli (14h).

Algérie Télécom

Algérie télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algérietelecom.dz. Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements directement sur le site web sans déplacement.

Djazagro

Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais
des expositions des Pins-Maritimes (Alger).

Urbanisme

La revue Vies de Villes organise, le 8 avril prochain à l’Ecole d’hôtellerie et de restauration d’Alger, une journée d’étude sous le thème «Concevoir l’habillage architectural : Esthétique, couleurs, métabolisme et durabilité».

Salon import-export

Le Salon import-export inter-africains Impex 2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Culture

La direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report, à des dates ultérieures, du Festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight. Le dépôt des candidatures à ces deux manifestations a été, donc, prolongé.

Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé pour faire
don de sang.

 

Centre d’études diocésain
Le centre d’études diocésain Les Glycines ferme ses portes et annonce la suspension de toutes ses activités culturelles et scientifiques jusqu’à nouvel ordre, et ce, en raison de la pandémie du coronavirus.

 

Radio DGSN
L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale émise sur les ondes de la radio Chaine I sera consacrée, le 01 avril  à partir de 16h, aux questions de l’utilité du confinement pour éviter la propagation de coronavirus.

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