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Plusieurs mesures ont été annoncées pour accompagner et encourager la création de nouvelles start-up à l’occasion de la conférence nationale sur les start-up (Algeria Innov) ouverte, Samedi, à Alger. Dans son allocution, lue en son nom par son chef de cabinet, le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a exprimé sa « gratitude à l’Armée Nationale Populaire garante de notre sécurité et de notre protection», ainsi qu’ « a son commandement pour avoir préservé notre pays et protégé sa stabilité et accompagné nos institutions vers la sécurité ». Bedoui a invité, dans ce cadre, la jeunesse à « poursuivre le processus de construction et de développement de son pays ». Et en vue de concrétiser les mesures de développement des start-up, encourager leur création et accompagner leurs promoteurs, il a annoncé la création de trois zones technologiques (Zone tech) au niveau national et d’un fonds national d’appui aux initiatives de ces entreprises. Mais aussi la mise en place de l’Agence Nationale de Numérisation avant la fin de 2019. Celle-ci devrait, dit-il, « définir les grandes lignes stratégiques pour la promotion de l’utilisation des technologies modernes et l’émergence d’une économie numérique reposant sur les Start-up qui sera l’acteur principal », ajoutant que « le cadre juridique de cette agence a été élaboré en consultation avec les associations et les start-up ». Il s’agit, également, de l’installation d’un Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, qui sera opérationnel avant la fin du mois courant. Ce dispositif devra, précise t-il, « superviser la définition de la stratégie nationale dans ce domaine innovant, à même de constituer un environnement idoine et un incubateur pour nos start-up ». Bedoui a, également, fait savoir qu’ « un programme visant à optimiser les avantages apportés par la carte d’identité nationale biométrique et électronique à travers des solutions et des services électroniques au profit des citoyens sera lancé avant la fin de l’année en cours, avec la participation des Start-up innovantes ».

Le Premier ministre promet par ailleurs de généraliser « l’utilisation des terminaux de paiement électroniques (TPE) au niveau de l’ensemble des Annexes du Centre national du Registre de Commerce et des autres administrations et services publics ». Bedoui a, dans ce sillage, souligné que  l’émergence de ces entreprises et la consécration de la culture entrepreneuriale parmi les jeunes suscitent un intérêt et une priorité dans tous les dossiers étudiés et que va étudier le Gouvernement, notamment en mettant à disposition les conditions nécessaires à la création et à la pérennité des Start-up et même au développement ultérieur de leurs activités ». Il a, à cet effet, affirmé que « la jeunesse entrepreneuriale et les jeunes porteurs d’idée font l’objet d’un suivi et d’un   accompagnement particulier », soulignant que la démarche du gouvernement vise à « impliquer et à écouter les jeunes porteurs de projet à travers en premier lieu des mécanismes institutionnels mis en place au niveau du ministère du commerce, du Travail et de l’industrie ». 

                 8.000 locaux non exploités pour les porteurs de projets

Outre l’encouragement de la création de nouvelles Start-up en les exemptant de toutes charges procédurales et financières, le Premier ministre a évoqué la consécration de plus de 8.000 locaux non exploités, au niveau national, au profit des jeunes porteurs de projets, ainsi que la tenue l’année prochaine en Algérie, de « Smart Africa 2020 », un évènement continental dédié aux nouvelles technologies.

Le ministre du Commerce a, pour sa part, estimé que « les technologies modernes et la numérisation sont un facteur clé de la transformation économique et l'Algérie ne sera pas à l'abri de cette transformation ». Saïd Djellab a, ainsi, rappelé « la mise en place du cadre juridique relatif au commerce électronique depuis mai 2018 ». Pour le ministre,  les autorités réfléchissent à la manière d’intégrer « ce pouvoir intelligent » et de lui donner un rôle de premier plan pour faire progresser l’économie nationale. L’objectif principal d’Algeria Innov « est de rassembler toutes ces compétences novatrices au niveau national dans le domaine des technologies modernes et de la numérisation et impliquer toutes les institutions publiques pour l'intégration de la Start- up dans l'économie nationale », a indiqué Djellab. Il s’agit, selon lui, de « consacrer un climat de dialogue constructif entre les institutions tous secteurs confondu et les start-up ». « Cette conférence n’est pas une fin en soi », fait-il remarquer avant d’insister sur l’importance de « créer un écosystème dans le but de définir une stratégie nationale à long terme permettant à l'Algérie de figurer parmi les pays qui ont réussi à utiliser les nouvelles technologies grâce aux efforts des jeunes ». L'Algérie devrait, selon lui, jouer un rôle de premier plan sur le continent africain dans le domaine du numérique après la décision du Premier ministre de rejoindre Smart Afriqua.

A noter qu’un manifeste a été signé entre le directeur général de Smart Africa et le ministre du commerce pour l’adhésion de l’Algérie à cette organisation qui compte désormais 27 membres. Dans une déclaration à la presse, Lacina Koné a mis en avant les objectifs de Smart Africa qui visent, dit-il, «  à accélérer le développement socio-économique et faciliter l’accès aux TIC qui devront être au cœur de ce développement ». Organisée par le ministère du Commerce, sous le parrainage du Premier ministère, cette conférence a été une occasion pour les jeunes porteurs de projets d'évoquer les difficultés rencontrées sur le terrain. La présence de plusieurs ministres et du directeur général de Smart Africa a permis aux jeunes start-up d’exposer leurs projets et de proposer des solutions à même de promouvoir la diversification et le développement de l'économie algérienne. Les participants sont, à cette occasion, invités à participer aux différents ateliers liés à la contribution des start-up aux développements économiques du pays.
Assia Boucetta