Des experts analysent la situation économique: «Pas de relance sans stabilité politique»
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Samedi 24 Août 2019
Journal Electronique

La crise économique aggravée au fil des jours par la crise politique que connaît le pays commence à inquiéter les économistes pour qui les répercussions de cette impasse politique ont été immédiates sur le climat des investissements.

«Les opérateurs économiques appréhendent l’instabilité politique du pays. Cela ne leur n’inspire pas confiance pour s’aventurer dans des projets économiques», soutient l’économiste et ex recteur de l’Université de Dély Ibrahim, Houari Tigharsi. Selon lui, cela a déjà poussé de nombreux investisseurs à bloquer leur argent et à spéculer dans des opérations foncières. La crise a aussi généré, affirme-t-il, «une instabilité du marché suivie d’un ralentissement de la production au sein d’entreprises partenaires d’opérateurs étrangers».

Certains auraient même procédé au transfert de leurs argent à l’étranger, d’où cette demande croissante sur la devise, selon Tigharsi. Et pour ne rien arranger, l’économiste estime qu’il existe un réel danger sur le secteur des hydrocarbures qui a connu une baisse de la production de près de 25% depuis le début du hirak, ajoutant que «certaines entreprises étrangères ont même refusé de s’impliquer dans les opérations d’investissement que Sonatrach allait engager. « Ce qui a poussé le groupe pétrolier et gazier à se diriger vers des sociétés nationales pour poursuivre ses opérations de prospection ».

Devant cette situation, l’économiste rappelle une règle universelle : la stabilité économique va de pair avec la stabilité politique. «Il est urgent de retrouver cette stabilité pour assurer la reprise économique», lance-t-il. Outre le règlement de cette problématique, il juge impératif d’avoir une législation stable et rassurante pour les investisseurs, « car l’absence d’une stratégie économique à court, à moyen et à long terme combinée à une mauvaise gestion a poussé notre économie à l’agonie». Pour sortir de ce dilemme, il propose la numérisation de tous les secteurs d’activités pour une meilleure transparence des transactions. Et pour cause, «50% des problèmes politiques du pays sont générés par l’absence de transparence, d’où la nécessité d’investir davantage dans la numérisation qui doit être généralisée». En pratique, «l’absence de transparence a sérieusement affecté le recouvrement fiscal qui ne dépasse pas actuellement les 20%, outre la surfacturation à l’importation et la sous-facturation à l’exportation». D’après Tigharsi, les gouvernements successifs n’ont jamais établi une base de données pour vérifier les prix appliqués à l’international, d’où cette sous et surfacturation. Autre avantage d’une numérisation : Le ciblage précis des catégories sociales dans le cadre du soutien aux produits de première nécessité pourrait réduire les 17 milliards de dollars que consacre chaque année l’Etat, de 50%.

                                             Pour des mesures urgentes

Hocine Amar Yahia, directeur de la société d’études économiques, de conseil, d’assistance et de formation, est du même avis. Il rappelle toutefois que «la situation économique n’était pas florissante même avant la crise politique qui secoue le pays». Aujourd’hui, «les investissements sont au ralenti car la situation politique n’est pas encore visible. Elle risque sérieusement d’influencer le comportement des investisseurs si celle-ci venait à perdurer», prédit-il. Pour Amar Yahia, les opérateurs économiques ont besoin de stabilité et de visibilité pour pouvoir se projeter, alors que la réduction des crédits à l’économie décidée par mesure préventive devrait avoir un sérieux impact. «L’exemple des investissements consentis dans le secteur du tourisme sans que le tourisme des affaires ne suive est édifiant», précise le consultant. Résultat : «On s’est retrouvé avec une surcapacité hôtelière non exploitée, ce qui n’a pas manqué d’influer négativement sur le rendement de ces infrastructures et l’économie d’une manière générale». Sentence: «La situation politique doit nécessairement trouver un dénouement rapide pour pouvoir relancer et diversifier l’économie», insiste-t-il, tout en saluant les mesures prises pour éviter le transfert de la devise à l’étranger. Cela devrait permettre à notre pays, selon lui, «de tenir le coup pour quelques années encore, à condition de ne pas continuer à importer les mêmes quantités de produits alimentaires et autres, sans investissement». «Il faut savoir que les réserves de change vont continuer à s’amenuiser si des mesures urgentes ne sont pas prises», renchérit-il. Il préconise, à cet effet, de libérer l’investissement à travers la mise en place d’une législation appropriée et l’installation d’un comité d’experts économiques et financiers. «Ce dispositif aura pour mission de superviser les décisions qui seront prises par les responsables du secteur économique qui seront appelés à établir une feuille de route avec une véritable stratégie de développement qui tienne compte de la réalité du terrain.»

Assia Boucetta

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    • Conférence sur Zighoud Youcef au Musée du Moudjahid : Le « sauveur» de la révolution

      Les événements du 20 août 1955 auraient «sauvé» la révolution, selon Mohamed Guechoud . Lors d’une rencontre, Mardi, au musée du Moudjahid, ce membre de l’ALN a rappelé qu’à cette période la révolution passait par une phase difficile, suite à la mort et l’arrestation d’un bon nombre de leaders du FLN, dont des membres du groupe des 22. «C’est ce qui a compromis la stratégie de lutte suivie jusque là. La France coloniale avait mobilisé toutes ses forces dans la région des Aurès, pensant que c’était le fief de la révolution», a-t-il expliqué. « Très vite, elle a mis la région sous- embargo, rendant difficile la communication entre les chefs de la révolution et l’acheminement du ravitaillement», a-t-il renchéri.

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Le Ministre de la formation et de l'enseignement professionnels M. Dada Moussa Belkheir effectuera le 25 et le 26 Aout à 8h30 une visite de travail et d'inspection dans les wilayas de Tiaret et Ain Defla .

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La fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, pour répondre en masse à l’appel du cœur.

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A l’occasion du 74e anniversaire de la fête nationale du vietnam, l’ambassade de la république socialiste du vietnam en Algérie organise le 27 Août à partir de 18h30, à la salle Ibn Zeydoun Riad El Feth, une exposition de photographies sur le vietnam et une projection d’un film documentaire intitulé » Vietnam, joyau de l’Asie ».

 FNA

Le président de front national Algérien M. Moussa Touati aujourd'hui à 10 une conférence de presse au siège de front.

 Mouvement el Binna

Le Mouvement El-Bina organise aujour'hui à 10h à Sétif un rassemblement populaire annimé par Le président du mouvement M. Abdelkader Bengrina .

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Le wali d'Alger M. Abdelkhalek Siouda effectuera aujourd'hui à 7h30 une visite d'inspection des projets de secteur de l'éducation national dans la wilaya.

 

 

 

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