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Développement de l’Intelligence Artificielle : entre menace et opportunité
Samedi 21 Juillet 2018
Journal Electronique

Depuis l’invention de l’ordinateur, un débat passionné et passionnant oppose les ‘’technophiles’’ convaincus  des apports de cette  technologie au profit de l’Humanité et les ‘’technophobes’’  qui voient le ‘’mal technologique’’ partout. Les progrès en matière de programmation informatique n’y échappent pas. Un petit tour d’horizons sur les  acteurs et enjeux de ce débat.

Les thèses les plus alarmistes reviennent sur le devant de  la scène ces derniers temps à la faveur des progrès enregistrés dans le recours par  l’Homme aux nouvelles machines et à leur puissance supposée pour se faire aider dans des tâches de plus en plus larges et différenciées. Cela fait partie de  ce débat qui remonte   à la nuit des temps de la technologie, depuis les temps où certains voyaient  en ces nouvelles inventions technologiques le salut de l’Humanité, là où d’autres  prédisaient le pire des scénarii pour le devenir de l’Homme. Les progrès de la recherche dans différents domaines de l’intelligence artificielle   sont effectivement au cœur de cet  échange de points de vue, faisant remonter les scénarii les plus pessimistes sur les conséquences supposées néfastes de ces innovations alors qu’en face d’autres se délectent des bienfaits de ces progrès.

« L'intelligence artificielle comme nous l'entendons aujourd'hui a été initiée par les philosophes classiques, dont Leibniz avec son calculus ratiocinator, qui essaient de décrire le processus de la pensée humaine comme la manipulation mécanique de symboles, sans pour autant vouloir fabriquer des spécimens, rapporte le site de l’encyclopédie en igne Wikipédia , ajoutant que la « réflexion s'est concrétisée avec l'invention de l'ordinateur programmable dans les années 1940. Cet instrument et les idées qu'il sous-tend ont inspiré les scientifiques qui ont commencé à évoquer sérieusement la faisabilité d'un « cerveau électronique».

Plus précisément, Wikipédia voit l’origine de tout cela comme ceci : « La recherche en intelligence artificielle a vraiment commencé après une conférence tenue sur le campus de Dartmouth College pendant l'été 1956. À la suite de cette réunion, certains participants se sont investis dans une recherche sur l'intelligence artificielle », peut-on y lire

1000 milliards de milliards de données numériques chaque semaine

« Ce tsunami de données, en retour, est la nourriture qui permet à l'IA de devenir plus puissante de jour en jour, et d'accroître la valeur de ses analyses. En 2020, l'humanité produira 1000 milliards de milliards de données numériques chaque semaine. Chaque voiture sans chauffeur produit 7000 milliards d'informations par jour », écrit le site de l’hebdomadaire français lexpress.fr   dans un article mis en ligne le 7 octobre dernier dans lequel  ajoute que pour être  « au rendez vous, nous devrons emprunter des bribes d'IA pour en barder notre cerveau. Avec des techniques invasives, c'est-à-dire pénétrant dans notre cerveau, ou non invasives: le débat éthique et philosophique ne fait que commencer. » 

Parmi les fervents défenseurs des nouvelles technologies et de leur utilité pour l’être humain, les grandes multinationales américaines de l’internet et des nouvelles technologies, en pointe dans la recherche sur l’intelligence artificielle et dont les dirigeants sont pour la plupart adeptes des théories d u transhumanisme.

Sur le site de la radio canadienne, http://ici.radio-canada.ca, un papier intitulé ‘’Intelligence artificielle : hier menace pour l’humanité, aujourd’hui majordome’’, mis en ligne le 21 décembre 2016, revient sur la démonstration publique faite par le patron de Facebook, Mark Zuckerberg qui, dans un texte posté sur son blog personnel,  « a dit avoir programmé une intelligence artificielle pour contrôler sa maison. Il l’a nommé affectueusement Jarvis, comme le majordome d’Iron Man », peut-on y lire. Le jeune patron vante les mérites de la programmation informatique qu’il dit à la portée de n’importe qui, sous réserve de contourner la principale difficulté à ses yeux : « Le plus long, écrit-il, ça a été de brancher physiquement tous les systèmes de la maison », ajoute le site canadien qui voit de son côté que de « menace pour l'humanité en 2015, l’intelligence artificielle est devenue un avantage concurrentiel en 2016. Il n'y a qu'à voir toutes les nouveautés technologiques qui se vantent d'utiliser l'IA maintenant. »

Il est vrai que les recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle sont devenues un terrain de prédilection pour la plupart des grandes sociétés de l’internet et du monde numérique  intéressées par le développement des capacités de leurs programmes et machines.

Des multinationales à l’assaut des petites Start up

Pas étonnant en effet de  voir ces multinationales prendre d’assaut les petites Start up de l’intelligence artificielle qu’elles s’arrachent parfois à prix d’or ; « Google, Facebook, Apple, Intel, Salesforce, Samsung, Uber… Depuis cinq ans, les startups de l’intelligence artificielle sont prises d’assaut par les géants du net, qui misent sur cette technologie pour poursuivre et étendre leur domination. La course redouble d’intensité depuis le début de l’année, avec un record de fusions-acquisitions entre janvier et mars », rapportait le site du quotidien économique français latribune.fr dans un papier daté d’avril dernier. Ce papier souligne le retard pris par l‘Europe, et notamment la France sur les entreprises américaines, en avançant que «Google, Apple, Facebook, IBM, Twitter, Intel ou encore Salesforce, ne lésinent pas sur les moyens pour mettre la main sur les pépites qui leur permettront de dominer les nouveaux services intelligents de demain. »

Ainsi Google a-t-il absorbé pas moins de trois petites entreprises innovantes dans différentes créneaux de ses champs de compétence qui lui ont permis de parfaire ses performances, particulièrement  son moteur de recherche d'images, ses exploits d'une intelligence artificielle au jeu de go et  la recherche visuelle.

 Très discrète sur ses recherches en la matière la firme à la pomme, Apple  n’est pas en reste avec notamment son assistant vocal virtuel Siri ;  avec cela, note latribune.fr, et depuis 2010, la firme « a mis la main sur pas moins de six pépites de l'IA : Perceptio, Turi et Tupplejump (machine learning), Vocalia (reconnaissance vocale), Emotient (reconnaissance faciale), et Realface (reconnaissance d'empreinte digitale) », écrit-il.

Depuis 2012, Facebook, le géant des réseaux sociaux s’est mis de la partie avec pas moins de cinq acquisitions de petites Start up innovantes dans différents domaines de spécialités de Facebook. En 2015, il a ouvert un laboratoire dédié à l’intelligence artificielle en France baptisé Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) ; sa gestion a été confiée à un prodige français de l’intelligence artificielle Yann Le Cun, qui expliquait alors : « L'intelligence artificielle doit permettre de trier toute l'information dont un utilisateur dispose afin d'améliorer les interactions sociales », déclarait-il selon latribune.fr.

Avec tous ces développements, l’intelligence artificielle demeure  toujours  un objet d’appréhensions dans l’imaginaire   d’un large public convaincu de ses méfaits sur la société humaine.

En premier lieu, beaucoup croient dur comme fer que les machines intelligentes parviendront à terme à supplanter le cerveau humain, voire même à aliéner les capacités cognitives de l’être humain. Ils redoutent  en effet « que les machines intelligentes pourraient supplanter le cerveau humain, le dépasser et qu’elles fassent des Hommes ni plus ni moins des esclaves à leur service », résume le site www.programmez.com dans un papier mis en ligne le 7 octobre dernier.

L'IA pourrait devenir supérieure à l'humanité

De son côté le site de l’hebdomadaire français lexpress.fr résume ainsi cette appréhension : « L'IA pourrait devenir supérieure à l'humanité, mais nous sommes trop souvent dans le déni [...]. "La Singularité est proche", écrivait Kurzweilen 2006 », affirme-il, ajoutant : « La Singularité est ce moment où l'intelligence des machines dépassera celle des hommes [...]. Kurzweil prévoit que la machine dépassera l'intelligence humaine en 2029 et qu'en 2045 elle sera 1 milliard de fois plus puissante que les 8 milliards de cerveaux humains réunis. [...] ».

L’autre idée répandue, collée aux avancées de l’intelligence artificielle est qu’elle engendre un impact économique négatif avec notamment une destruction massive d’emplois.

La question est pourtant loin d’être totalement tranchée, tant les avis divergent ; dans un papier mis en ligne en mars dernier le site français numerama.com confirme cette appréhension en se référant à une étude validée par le célèbre institut technologique du Massachussetts MIT ;  parmi les principales conclusions retenues, écrit-il, « lorsqu’un robot est introduit dans une industrie, il conduit à la destruction de 6,2 postes dans la zone géographique qui l’entoure. Car en plus de remplacer un travailleur, le robot va également avoir des répercussions sur l’ensemble des économies qui dépendent de l’industrie en question ».

Quelques semaines auparavant, le site du quotidien économique français lesechos.fr citait une étude d’un organisme spécialisé rattaché au premier ministère français  qui concluait ainsi : « Moins de 10 % des emplois sont menacés par la robotique, l'intelligence artificielle et les technologies liées à Internet. Mais près de un sur deux a de fortes chances d'être transformé, prévient le Conseil d'orientation pour l'emploi », écrit-il dans un papier diffusé le 12 janvier dernier.

Enfin le débat sur l’impact social de l’intelligence artificielle  « tient en l’idée que l’Homme serait en quête d’utilité dans la société puisque les machines occuperaient toute l’espace », fait remarquer le site latribune.fr.

Cela suppose effectivement que la machine supplante totalement l’être humain et prenne commande de toutes ses activités. Beaucoup d’œuvres de l’esprit, notamment des livres et films ont été consacrées à ce rapport problématique entre l’homme et la machine. On prête ainsi des pouvoirs à la machine qui serait en passe de maîtriser les fonctions humaines, de devenir plus intelligente que l’Homme. Des chercheurs appellent pourtant ne pas aller trop vite en besogne estimant que les compétences intellectuelles de l’être humain sont difficilement égalables par des programmes informatiques, fussent-ils les plus perfectionnés.

 « Quant à penser qu’à force de laisser les machines gérer ces tâches, l’être humain risque d’y perdre sa propre intelligence, pourquoi ne pas laisser sa chance à l’idée que l’évolution neuronale suit le même cycle que notre évolution physiologique… », avance le site www.programmez.com, en se demandant,  « Pourquoi ne pas penser que laisser de l’espace à notre cerveau pour des réflexions plus pointues ne l’aiderait pas à améliorer son intelligence naturelle. » Il est également de bon sens de bien méditer la réflexion   du chercheur français Philipe Breton  auteur de nombreux ouvrages sur les rapports de l’Homme à la technologie, et qui, sur les capacités supposées de l’ordinateur, avance que même s’il eut avoir le langage le plus développé, l’ordinateur ne put jamais avoir de parole.

Le site www.programmez.com  s’est longuement attardé sur la question des rapports entre la société et les innovations informatiques ; « Force est de constater que le procès intenté à l’Intelligence Artificielle a mêlé fantasmes, futurologie de très long terme et science-fiction, en en oubliant même les définitions de base » écrit-il avant de donner la définition de l’intelligence artificielle telle que la voit Marvin Lee Minsky, scientifique américain spécialiste des sciences cognitives et de l’intelligence artificielle, soit, « une construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisantes par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tel que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique ».

R.M

La touche marketing ?

Le site spécialisé journaludunet.com  a mis en ligne un papier le 16 octobre dernier  dans lequel il tente de distinguer ce qui est ‘’fantasme ou réalité’’ dans le domaine de l’intelligence artificielle. « L'intelligence artificielle est sur toutes les lèvres, les Gafas communiquent beaucoup sur leurs avancées dans le secteur. Voici comment distinguer les progrès réels des infos marketing qui pleuvent sur ce sujet », avance l’auteur de ce papier qui croit à un sérieux potentiel de croissance en avançant : « Forrester prédit une augmentation des investissements sur l’IA avoisinant les 300 % en 2017 ».  Après avoir fait quelques précision l’origine de la notion d’Intelligence artificielle, l’article fait le distinguo entre cette branche et le Machine Learning qui, écrit-il «  est basé sur l'idée qu’un accès à de grandes bases de données (big data) peut permettre aux machines d’intégrer les informations et ainsi de pouvoir prendre des décisions par elles-mêmes. Il s’agit, à l’heure actuelle, de la branche la plus développée du domaine de l'IA. »*

Il revient ensuite sur les conclusions d’une récente rencontre scientifique qui a démontré que les compétences des algorithmes sont loin d’égaler les capacités du cerveau humain. Les algorithmes utilisés actuellement datent, selon l’auteur de ce papier de plus de trente ans ; le plus actuellement, est qu’ils sont reliés à des bases de données plus larges qui leur plus de capacités d’accès à des données. « Conséquence de l'image vendue par Hollywood et les films de science-fiction centrés sur le thème de l’IA ?  Merci Spielberg et Kubrick ! », avance-t-il

Sa peur est-elle fondée ?

Fondateur de nombreuses entreprises technologiques et notamment de PayPal, spécialisée dans le paiement électronique, Elon Musk, ce Sud-Africain, né en 1971, devenu citoyen canadien puis américain est pus réputé pour ses alertes sur les risques encourus face à l’intelligence artificielle. «Alors que le monde scrute avec inquiétude la Corée du Nord et ses nouveaux essais nucléaire, le PDG américain estime que c'est "la course à l'IA" qui a le plus de chances de déclencher une troisième guerre mondiale », rapporte le site français lexpress.fr dans un papier mis en ligne le 5 septembre dernier. Dans un message diffusé sur son compte Twitter, le patron  américain s’alarme : « La compétition entre les États pour avoir la supériorité dans le domaine de l'intelligence artificielle conduira probablement à une troisième guerre mondiale à mon avis », écrit-il.

Par Rachid MOUSSA

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L'agenda

Ministère de l’Agriculture

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, effectue, samedi et dimanche, une visite de travail dans la wilaya de Laghouat.

Ministère de la Formation professionnelle

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise, jusqu’au 15 septembre, une caravane pour faire connaître le secteur.

Ministère du Tourisme

Le ministre du tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, présidera, dimanche, à   9h30, à l’hôtel El Djazaïr, une rencontre qui regroupera les acteurs du tourisme, les cadres de l’administration centrale et des institutions sous tutelle.

Ministère de la Santé

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière organisera, le 23 juillet à 9h30, à l’Institut national de la santé publique (El Biar, Alger), une conférence de presse sur le moustique tigre.

Ministère des Travaux publics

Le ministre des Travaux publics et des Transports et le wali d’Alger effectueront, dimanche, à partir de 7h30, une visite de travail dans la wilaya d’Alger.

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