Sefiane Hasnaoui :« L’industrie automobile a besoin de temps »
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Vendredi 22 Mars 2019
Journal Electronique

Dans cet entretien le président de l'Association algérienne des concessionnaires d'automobiles (AC2A) et premier responsable de Nissan Algérie, Sefiane Hasnaoui,  exprime sa vision sur le développement véritable d’une industrie automobile   qui, selon lui, ne peut se faire sans la sous-traitance.

Vous avez assisté aux journées techniques sur la sous-traitance automobile. Quel a été, pour vous, le challenge ?

Aujourd’hui nous avons des forces, c’est d’abord l’existence d’une sous-traitance, et puis la volonté de développer l’industrie de l’automobile en Algérie. Le chalenge c’est la mise en relation de ces deux acteurs, la compréhension des besoins.

Justement quelles sont les contraintes dans ce domaine?

La transparence existe certes dans les canevas et dans le cadre qui est proposé, notamment réglementaire. Par contre nous n’avons aucune information sur le nombre d’usines de montage de véhicules. Va-t-il y avoir une deux ou plusieurs ? Quel serait le nombre de véhicules qui sera mis sur le marché ? C’est déjà une première étape à laquelle il faut répondre. La deuxième étape serait de définir à qui nous allons nous adresser : est ce pour le marché algérien ou pour l’exportation? Il faut savoir que ce n’est pas du tous la même chose. A mon avis, il faut avoir une vision à l’international, notamment le marché européen. Celui- ci va nous permettre de se structurer, d’être conforme aux normes et de pouvoir se positionner par rapport aux critères de compétitivité et de proposer des produits de qualité pour un des plus grands marchés.

La réglementation est-elle favorable à l’émergence d’une sous-traitance ?

La réglementation est favorable à l’investissement. Elle est même très favorable. Le problème maintenant ne réside pas à ce stade. La question qui se pose est de savoir comment l’Algérie procédera pour la protection de son marché à court et à moyen terme notamment après son adhésion à l’OMC et dans le cadre de son accord de libre échange avec l’union européenne. La question est là. C’est aux pouvoirs publics d’y répondre. Nous, en tant qu’investisseurs, nous nous projetons sur les dix, voire les trente prochaines années et nous devons être capables de mesurer notre capacité de retour sur investissement. L’industrie automobile est graduelle. Donc il faut mettre de l’argent pour les dix prochaines années.

Vous avez recommandez de dynamiser les zones de libres échanges. Pour quelle raison ?

L’Algérie a signé des accords avec l’Union européenne pour l’ouverture de zones de libre échange. Ce qui est recommandé c’est d’intégrer l’exportation de produits manufacturés vers l’Europe dans les conditions d’exonération des droits et taxes. La zone arabe de libre échange existe. Les concessionnaires devraient être capables d’aller s’attaquer à des marchés comme ceux des pays arabes pour placer leurs produits manufacturés, autrement dit nos véhicules, nos pièces de rechange et nos composants.

Vous avez exprimé votre soulagement concernant la mise en œuvre de la l’article 110 de la loi des finances 2017. Quel serait son impact sur l’activité des concessionnaires ?

Cet article revêt une importance capitale. Il pose de manière légaliste les conditions, notamment de compétitivité pour la sous-traitance automobile. Cela permet aux sous-traitants d’acquérir des intrants dans des conditions d’exonération des droits de douane et de taxes , de pouvoir manufacturer ces produits à partir de ces intrants et ensuite les exporter à des couts compétitifs. Cet article est donc fondamental si on veut aller vers l’export, qui est la seule orientation possible pour l’émergence d’une industrie automobile au sens large pas uniquement dans le montage mais également dans la sous-traitance.

Les pouvoirs publics veulent s’appuyer justement sur une nouvelle vision économique dont l’objectif est de substituer l’importation par la fabrication. Comment le marché de l’automobile peut-il évoluer dans cette nouvelle démarche?

L’industrie de l’automobile est une des premières industries structurantes. Elle permet de fédérer la plasturgie, le verre, les dérivés du pétrole, le textile, l’acier ... C’est donc autant de secteurs qui vont graviter autour de l’industrie de l’automobile et c’est ce qui fait sa force. Il faut savoir que celle-ci représente 10% de la population active dans le monde. Autrement dit à l’échelle de l’Algérie c’est au moins un million d’emplois à créer. C’est pour dire le dynamisme de ce secteur. Maintenant c’est vrai que cela doit s’opérer dans un environnement qui doit être mesuré, dirigé et contrôlé par le marché mais sous l’œil bienveillant des pouvoirs publics. Cette industrie a besoin de temps pour pouvoir s’installer durablement. Le temps nous est compté dans la mesure où le marché de l’automobile est très compétitif. Nous devons aller vite. L’ensemble des   acteurs doivent se mettre ensemble pour accompagner cette approche

Il y a un nouveau cahier des charges pour l’industrie automobile qui est en phase d’élaboration. Comment l’appréhendez-vous?

A mon sens tout cadre réglementaire est un atout et non pas un frein à l’investissement. Parce qu’il permet de définir les conditions. Si vous êtes suffisamment professionnel, il est évident que vous êtes   capable de vous y adapter. Et si ce cahier de charge comporte des erreurs ou de problèmes d’ajustement notamment techniques, les pouvoirs publics sont suffisamment clairvoyants pour discuter avec les professionnels en vue de le revoir. Le cahier des charges est plutôt pour nous une chance et une opportunité et non pas un problème. Bien au contraire.

Le défit aujourd’hui est de relever le taux d’intégration. Comment comptez-vous procéder ?

Il faut   comprendre qu’il ne peut y avoir une industrie d’automobile sans une sous-traitance .Celle-ci doit contribuer au seuil maximum possible à l’émergence de l’industrie de montage automobile. Cela veut dire que l’intégration de pièce manufacturée doit se faire de manière soutenue avec l’ensemble des acteurs. L’importance n’est pas dans le taux car cela dépendra de la méthode de calcul. Ce qui est important par contre c’est la valeur. Si nous arrivons à atteindre les 40 ou 45 % de la valeur du véhicule qui est fabriqué localement à partir de la transformation de la matière première locale cela nous permettra d’atteindre une compétitivité suffisamment forte pour pouvoir attaquer les marchés européens, africains, et arabes qui sont, aujourd’hui, dans notre zone d’influence.

Entretien réalisé par Wassila Ould Hamouda  

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 

 Ministère de la Santé
Le ministère de la Santé organisera le 24 mars, à 9h, au niveau de l’Institut national de santé publique, une journée d’information et de sensibilisation sur la lutte contre la tuberculose.

Salon Batimatec

Le 22e Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics aura lieu  demain à partir de 10h, à la Safex, Pins Maritimes, Alger.

 EAC

L’Etablissement arts et culture, en collaboration avec la direction du tourisme et de l’artisanat de la wilaya d’Alger, organise jusqu’au 4 avril au centre culturel Mustapha-Kateb, une exposition collective d’artisanat d’art.

Forum d’El Moudjahid
Le forum d’El Moudjahid recevra le 23 mars, à 9h, Fatiha Benabbou, spécialiste en droit constitutionnelle, et Smaïl Lalmas, économiste. Les débats porteront sur la gestion de la période de transition et les alternatives proposées pour éviter le blocage des institutions de l’Etat.

 

Musée du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organisera, le 25 mars, à 10h, à la kasma des moudjahidine de Bordj El Bahri (Alger), et simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 347e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Salon international de l’industrie agroalimentaire
La 7e édition du Salon international de l’industrie agroalimentaire se tiendra du 27 au 30 mars au Centre des conventions d’Oran.

Librairie  générale d’El Biar
La Librairie générale d’El Biar abritera le 23 mars  à partir de 14h, une vente-dédicace de  Kamel Chekkat de son ouvrage «Authenticité de l’islam à travers thèse et antithèse», paru aux éditions Necib. 

 

 

 

Cirque Il Florilegio
Le cirque Amar (Il Florilegio) revient à Alger avec un tout nouveau où se mêlent super-héros, trapézistes, acrobates, l’impressionnant globe de motos, les animaux sauvages et clowns. Les représentations se dérouleront sur le parking du centre commercial Ardis, jusqu’au 1er avril, du dimanche au jeudi à 18h30.

 

 

Etablissement arts et culture
A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Etablissement arts et culture, en collaboration avec la direction du tourisme et de l’artisanat de la wilaya d’Alger, organise jusqu’au 4 avril, au centre culturel Mustapha-Kateb, une exposition collective d’artisanat d’art.

 

ONCI
L’Office national de la culture et de l’information met en place un programme spécial pour les vacances de printemps à destination des enfants au niveau de l’ensemble de ses espaces.

 

Association Ihcène
L’association SOS 3e âge en détresse Ihcène organise,  le 23 mars  à 19h, un défilé de mode et un dîner caritatifs à l’Ecole supérieure de l’hôtellerie d’Aïn Benian, dans le cadre de l’organisation d’un mariage collectif au profit de 60 orphelins et orphelines d’El Ménéa.

 

PT
La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, présidera, le 23 mars à 10h au siège du parti, une réunion pour présenter le rapport politique d’ouverture des travaux de la session ordinaire de la commission des étudiants du parti.
 
Cinémathèque d’Alger
Dans le cadre de son ciné-club, le Centre algérien de la cinématographie organise,  le 23 mars  à 15h à la Cinémathèque d’Alger, la projection du film de Saddek El Kebir, «Le Bélier magique», en présence du réalisateur et de l’équipe du film.
    
Librairie Media Book
Agora du livre reçoit,  le 23 mars de 9h à 14h à la Librairie Media Book (Alger), le Pr Mostéfa Khiati, président de la Forem, qui reviendra sur les raisons l’ayant poussé à contribuer à l’écriture de l’histoire plurielle de l’Algérie.

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