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Benkhalfa : la Finance islamique va absorber la masse monétaire
Dimanche 24 Juin 2018
Journal Electronique

Dans cet entretien, Abderrahmane Benkhalfa , ex-ministre des finances,  explique que la finance islamique peut constituer un moyen pour absorber la masse monétaire qui circule hors circuit bancaire.   Surtout si elle est accompagnée par une inclusion fiscale et l’élargissement de l’investissement économique.

Propos recueillis par Wassila Ould Hamouda

  • Les pouvoirs publics ont affiché la volonté de développer la finance islamique. Il y a déjà des banques publiques qui commencent à offrir de nouveaux produits. Comment celle-ci évolue t- elle ?

Pas de la manière souhaitable. Actuellement il y a deux banques, du secteur privé « Salama Banque » et d’ « El Baraka banque » qui ont un volume d’affaires important et  dont le plan de charge comporte des produits    qui s’inscrivent dans le segment islamique ou participatif. Pour ce qui est des banques publiques, il y a déjà deux ou trois, la CNEP, la BDL et BADR qui ont une marge d’avance et prêtes à lancer  les produits islamiques. Les autres travaillent sur le développement de l’ingénierie car il s’agit pour elles de maitriser de nouvelles techniques bancaires complètement différentes du   financement classique.   Il faudrait savoir que la finance islamique n’est pas appliquée de la même manière. Chaque pays l’a adoptée en fonction de sa configuration sociologique. Ce n’est plus une finance confessionnelle. Elle est plus développée à Londres, en France et aux Etats Unie. Les modèles d’application diffèrent d’un pays à un autre. le modèle soudanais soumet toutes les banques à ce mode de financement islamique , le modèle libanais lui dédie une loi particulière et vous avez les pays du Maghreb ou une loi qui détermine les misions de la banque et les soumet aux même règles de contrôle.

  • Justement certains experts soutiennent qu’il y a un vide juridique.   Ni la loi sur la monnaie et le crédit ni la loi des finances de 2018 n’en parlent. Qu’en pensez-vous ?

En effet, la notion de la finance islamique n’existe pas dans la loi. Ce qui est permis par celle-ci est la multiplication des produits à l’intérieur d’une même banque. Je ne partage pas l’idée qu’il y a un vide juridique dans la mesure où il est autorisé d’ouvrir des fenêtres financières dans les réseaux publics. Les banques sont libres dans le cadre de la réglementation de fournir de nouveaux produits tel le leasing, les crédits à la consommation, crédit à la promotion immobilière, « El Mourabaha » , « el Moucharaka » ou autres à condition de les faire valider au préalable par la banque d’Algérie.   Cela étant dit,  avec la réglementation actuelle on s’achemine vers l’élargissement   du catalogue des produits ce qui permettra d’avoir une sphère financière diversifiée.

  • La finance islamique peut elle être  une alternative au financement classique ?

 Pas du tout. Dans le contexte algérien, les produits islamiques vont exister en cohabitation intelligente avec le financement conventionnelle. Les deux modèles vont élargir la sphère de la bancarisation car ce sont deux voies complémentaires qui vont permettre de développer plusieurs canaux de bancarisation transparents et soumis au même degré de contrôle par la banque d’Algérie.   Ainsi la place financière offrira au client un éventail de choix de produits. Ceci dit, la finance islamique n’est pas une alternative à la finance conventionnelle et encore moins sa concurrente. La finance islamique est une forme d’innovation financière du fait qu’elle introduit la notion du partage de marge au lieu de paiement d’intérêt et elle correspond, dans le respect des croyances , à une conviction de certains épargnants qui sont contre l’usure.

Devant l’absence d’une réglementation, n’y a-t-il pas un risque de multitude d’interprétations au niveau des banques ?  

Il faudrait d’abord connaitre la différence entre les deux modèles de financement. La finance islamique  est basée sur les couts de financement ou le rendement de l’épargne. Le client et sa banque seront liés par une convention de partenariat qui les soumet à un partage de marge et de risque. Dans chaque projet, la banque est partenaire dans les gains et les déficits. Dans le financement classique, la banque intervient dans le cadre de l’intermédiation.   Elle crédite son client à sa volonté à taux fixe ou variable dans le cadre d’un contrat d’intermédiation bancaire. Dans les conventions de financement et d’épargne, les règles du jeu sont claires.   Il reviendra, toutefois, à   la banques d’Algérie d’en assurer sécurité et la transparence. Elle en est responsable. Dans ce cas de figure, les banques vont développer une transparence de la tarification des produits. Dans les produits conventionnels, il y a le taux d’intérêt variable et fixes et des commissions. La variabilité est en fonction du cout de ressource ou de l’inflation. Ça sera la même chose pour les produits islamiques sauf que ces derniers n’ont pas de taux d’intérêt mais répondent à un système des risques et des gains entre le client et sa banque. Ce système de marge et de risque va être également transparent. C’est dans ce cadre que la réglementation doit évoluer. Il devrait y avoir une neutralité fiscale des produits. A partir delà le client va choisir le produit de financement par rapport à la nature de son projet d’investissement et à la durée de sa rentabilité. Il peut opter par exemple pour la « Mourabaha » ou « el Moucharaka » ou autre produit financier en fonction du montage financier de son projet. Les banques seront à double vocation.

Le gouverneur de la banque d’Algérie a indiqué que plus de 4000 milliards de dinars circulent hors circuits- bancaires. La finance islamique peut elle être le moyen le plus approprié pour absorber toute cette masse ?  

C’est ce qui est souhaitable. De mon point de vue, la finance islamique ne peut à elle seule résoudre ce problème. La question de bancarisation est liée à d’autres paramètres fiscaux, financiers et économiques. Ceci dit, l’ouverture de la finance islamique   est à mon sens une voie qui se complète   par une inclusion fiscale et l’élargissement de la sphère d’investissement économique.   Une fois ces trois conditions réunies, nous pourrons espérer inclure au moins 50% des capitaux non bancarisés. Autrement dit, la bancarisation ne peut être réglé uniquement par la Chariaa .

 

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APN

L'assemblée Populaire Nationale reprendra lundi ces travaux en session plénière consacrés au vote du projet de loi organique relatif à la mise en œuvre de l'exception d'inconstitutionnalité et celui de la loi de finances complémentaire de l'année 2018ainsi que du projet de loi organique de l’Académie Algérienne de la langue Amazigh.

 

Ministère de l’Industrie

Le ministre de l’industrie et des mines, Yousef Yousfi, effectuera lundi une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Sétif.

 

Ministère du Tourisme

A l’occasion de la célébration de la journée nationale du Tourisme, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Abdelkader Benmessaoud, effectuera lundi une visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou.

 

Ministère des Moudjahidines

Le ministre des moudjahidines, M. Tayeb Zitouni effectuera lundi, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Saïda.

 

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’environnement et des énergies renouvelables, Fatma-Zohra Zerouati, recevra lundi, à 11h00, l’ambassadeur du royaume d’Espagne à Alger, M Santiago Cabanas au siège de son ministère.

 

 

Ministère de l’Habitat

Le ministre de l’habitat de l’urbanisme et de la ville, Abdelwahid Temmar, participe jusqu’au 27 juin à Djedda en Arabie Saoudite et à Abou Dhabi, Dubaï au Emirat Arabes Unis les journées d’informations sur le logement promotionnel public destinée aux ressortissants algériens à l’étranger.

 

Ministère de la Formation Professionnels

Le Ministère de la formation et de l'enseignement professionnels organise lundi à8h30 au Cercle Militaire Beni Messous Alger une cérémonie d'installation de conseil de partenariat pour la formation et l'enseignement professionnels.

 

Salon national E-commerce

Le Salon national du E-Commerce et du paiement électronique se tiendra jusqu’au 25 juin au Palais de la Culture Moufdi Zakaria.

 

Forum El Moudjahid

Le forum abritera lundi à 10h, la rencontre d’amitié et de fraternité citoyenne algéro-africaine, qui se tiendra à l’occasion de la visite de la délégation du collectif des citoyens africains résidents en France Amis de l’Algérie

 

Musée national du moudjahid

Le Musée national de moudjahid organise le 25 juin à10h à la kisma de Beni Messous et simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 271ème, rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

 

 

 

DGSN

Le directeur de la santé de l’action sociale et de l’activité sportive au niveau de la DGSN, présidera lundi à 8h30 à la maison de la culture Ibn Roch, dans la Wilaya de Djelfa, l’ouverture de la 77ème édition des journées d’information sur la sûreté nationale, qui auront lieu jusqu’au 28 juin.

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