Benkhalfa : la Finance islamique va absorber la masse monétaire
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Vendredi 14 Décembre 2018
Journal Electronique

Dans cet entretien, Abderrahmane Benkhalfa , ex-ministre des finances,  explique que la finance islamique peut constituer un moyen pour absorber la masse monétaire qui circule hors circuit bancaire.   Surtout si elle est accompagnée par une inclusion fiscale et l’élargissement de l’investissement économique.

Propos recueillis par Wassila Ould Hamouda

  • Les pouvoirs publics ont affiché la volonté de développer la finance islamique. Il y a déjà des banques publiques qui commencent à offrir de nouveaux produits. Comment celle-ci évolue t- elle ?

Pas de la manière souhaitable. Actuellement il y a deux banques, du secteur privé « Salama Banque » et d’ « El Baraka banque » qui ont un volume d’affaires important et  dont le plan de charge comporte des produits    qui s’inscrivent dans le segment islamique ou participatif. Pour ce qui est des banques publiques, il y a déjà deux ou trois, la CNEP, la BDL et BADR qui ont une marge d’avance et prêtes à lancer  les produits islamiques. Les autres travaillent sur le développement de l’ingénierie car il s’agit pour elles de maitriser de nouvelles techniques bancaires complètement différentes du   financement classique.   Il faudrait savoir que la finance islamique n’est pas appliquée de la même manière. Chaque pays l’a adoptée en fonction de sa configuration sociologique. Ce n’est plus une finance confessionnelle. Elle est plus développée à Londres, en France et aux Etats Unie. Les modèles d’application diffèrent d’un pays à un autre. le modèle soudanais soumet toutes les banques à ce mode de financement islamique , le modèle libanais lui dédie une loi particulière et vous avez les pays du Maghreb ou une loi qui détermine les misions de la banque et les soumet aux même règles de contrôle.

  • Justement certains experts soutiennent qu’il y a un vide juridique.   Ni la loi sur la monnaie et le crédit ni la loi des finances de 2018 n’en parlent. Qu’en pensez-vous ?

En effet, la notion de la finance islamique n’existe pas dans la loi. Ce qui est permis par celle-ci est la multiplication des produits à l’intérieur d’une même banque. Je ne partage pas l’idée qu’il y a un vide juridique dans la mesure où il est autorisé d’ouvrir des fenêtres financières dans les réseaux publics. Les banques sont libres dans le cadre de la réglementation de fournir de nouveaux produits tel le leasing, les crédits à la consommation, crédit à la promotion immobilière, « El Mourabaha » , « el Moucharaka » ou autres à condition de les faire valider au préalable par la banque d’Algérie.   Cela étant dit,  avec la réglementation actuelle on s’achemine vers l’élargissement   du catalogue des produits ce qui permettra d’avoir une sphère financière diversifiée.

  • La finance islamique peut elle être  une alternative au financement classique ?

 Pas du tout. Dans le contexte algérien, les produits islamiques vont exister en cohabitation intelligente avec le financement conventionnelle. Les deux modèles vont élargir la sphère de la bancarisation car ce sont deux voies complémentaires qui vont permettre de développer plusieurs canaux de bancarisation transparents et soumis au même degré de contrôle par la banque d’Algérie.   Ainsi la place financière offrira au client un éventail de choix de produits. Ceci dit, la finance islamique n’est pas une alternative à la finance conventionnelle et encore moins sa concurrente. La finance islamique est une forme d’innovation financière du fait qu’elle introduit la notion du partage de marge au lieu de paiement d’intérêt et elle correspond, dans le respect des croyances , à une conviction de certains épargnants qui sont contre l’usure.

Devant l’absence d’une réglementation, n’y a-t-il pas un risque de multitude d’interprétations au niveau des banques ?  

Il faudrait d’abord connaitre la différence entre les deux modèles de financement. La finance islamique  est basée sur les couts de financement ou le rendement de l’épargne. Le client et sa banque seront liés par une convention de partenariat qui les soumet à un partage de marge et de risque. Dans chaque projet, la banque est partenaire dans les gains et les déficits. Dans le financement classique, la banque intervient dans le cadre de l’intermédiation.   Elle crédite son client à sa volonté à taux fixe ou variable dans le cadre d’un contrat d’intermédiation bancaire. Dans les conventions de financement et d’épargne, les règles du jeu sont claires.   Il reviendra, toutefois, à   la banques d’Algérie d’en assurer sécurité et la transparence. Elle en est responsable. Dans ce cas de figure, les banques vont développer une transparence de la tarification des produits. Dans les produits conventionnels, il y a le taux d’intérêt variable et fixes et des commissions. La variabilité est en fonction du cout de ressource ou de l’inflation. Ça sera la même chose pour les produits islamiques sauf que ces derniers n’ont pas de taux d’intérêt mais répondent à un système des risques et des gains entre le client et sa banque. Ce système de marge et de risque va être également transparent. C’est dans ce cadre que la réglementation doit évoluer. Il devrait y avoir une neutralité fiscale des produits. A partir delà le client va choisir le produit de financement par rapport à la nature de son projet d’investissement et à la durée de sa rentabilité. Il peut opter par exemple pour la « Mourabaha » ou « el Moucharaka » ou autre produit financier en fonction du montage financier de son projet. Les banques seront à double vocation.

Le gouverneur de la banque d’Algérie a indiqué que plus de 4000 milliards de dinars circulent hors circuits- bancaires. La finance islamique peut elle être le moyen le plus approprié pour absorber toute cette masse ?  

C’est ce qui est souhaitable. De mon point de vue, la finance islamique ne peut à elle seule résoudre ce problème. La question de bancarisation est liée à d’autres paramètres fiscaux, financiers et économiques. Ceci dit, l’ouverture de la finance islamique   est à mon sens une voie qui se complète   par une inclusion fiscale et l’élargissement de la sphère d’investissement économique.   Une fois ces trois conditions réunies, nous pourrons espérer inclure au moins 50% des capitaux non bancarisés. Autrement dit, la bancarisation ne peut être réglé uniquement par la Chariaa .

 

Santé

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Culture

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Sciences et Technologies

L'agenda

 

Ministère de l’Agriculture
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme du développement durable, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la  Pêche organise, jusqu’au 13 décembre, au siège de la DGF, un atelier technique.

 Ministère des Ressources en eau
Le ministre des Ressources en eau, Mohamed Necib, effectuera les 15 et 16 décembre, une visite de travail dans la wilaya de M’sila.

 Ministère de la Culture

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, présidera, le 13 décembre  à 17h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, la 8e édition du Festival culturel national de la création féminine.

Ministère de l’Industrie
Le ministère de l’Industrie et des Mines organise le 17 décembre à l’hôtel El Aurassi (Alger), le forum des affaires Algérie-Corée du Sud qui sera présidé par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et son homologue  coréen, Lee Nak Yeon.

Ministère des Moudjahidine
Le ministre des Moudjahidins, Tayeb Zitouni, effectuera, les 15 et 16 décembre 2018 une visite de travail dans  la wilaya d’El tarf.

Ministère de la Communication

Dans le cadre du projet de partenariat avec l’organisation internationale de la réforme pénale PRI et à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Conseil national des droits de l’homme organisera, en coordination avec le ministère de la Communication, une session de formation, les 12 et 13 décembre à l’hôtel New Day à Hussein Dey (Alger).

Ministère du Commerce

Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, effectuera, les 15 et 16 décembre, une visite de travail dans les wilayas de Biskra et El Oued.

Galerie Espaco
L’artiste plasticien Karim Sergoua présentera ses nouvelles œuvres sous le titre «7 Houmate», le 8 décembre à partir de 15h, à la galerie d’art Espaco. L’expo sera visible jusqu’au 8 janvier.

DGF
La Direction générale des forêts, point focal national du protocole de Nagoya, organisera, du 9 au 11 décembre, à 9h à l’hôtel Holiday (Alger), un atelier de formation sur les droits de propriété intellectuelle et l’accès et les partages des avantages APA.

 Radio algérienne
La Radio algérienne, avec la participation de
l’Onda, organisera, le 16 décembre à 16h au CIC d’Alger, la cérémonie de remise du prix du concours de poésie «Prix El Manara» dédié à la Grande-Msquée d’Alger.

FCE
Le Forum des chefs d’entreprise organisera, le 15 décembre , à 9h30, au Palais des expositions (Alger), son assemblée générale élective qui sera suivie de la pose de la première pierre du siège de l’organisation, situé au quartier des affaires (Bab Ezzouar,Alger).

Salon algérien des langues
L'agence d'événementiel et de promotion culturelle Phœnix Agency organisera, les 22 et 23 décembre au palais de la culture Moufdi-Zakaria, à Alger, le 1er «The languages fair : le Salon algérien des langues et des séjours linguistiques», avec accès gratuit au grand public.


Continuité pour la stabilité et les réformes
Le groupe Continuité pour la stabilité et les réformes organisera, le 15 décembre, à 9h30 à l’hôtel Riadh (Alger), une Journée d’étude sur l’émigration clandestine.

SAA

Le Fonds de garantie automobile, en coordination avec la Direction régionale de la SAA, organise, le 13- décembre  à 8h30, les travaux de la journée d’étude autour des «garanties automobiles», à Blida, route de la Chifa.

Groupe Continuité pour la stabilité et les réformes

Le groupe des partis G15+4 «Continuité pour la stabilité et les réformes» organise, le 15 décembre à 9h30, à la salle de conférences de l’hôtel El Riadh, une journée d’étude sur l’émigration clandestine.

TAJ

Le président du parti, Amar Ghoul, présidera, le 15 décembre à 9h30, à l’Ecole supérieure de l’hôtellerie (ESHRA), l’ouverture officielle du 1er congrès national du parti.

Direction générale des forêts

La Conservation des forêts et du Barrage vert de la wilaya d’Alger organise, le 15 décembre à 9h, à la forêt de Baïnem, le camping pédagogique sur les maladies et insectes qui menacent la flore.

 

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