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Quelle stratégie pour capter l’argent de l’informel ?
Mardi 17 Juillet 2018
Journal Electronique

Les difficultés  financières  que traverse le pays après la chute des prix de pétrole obligent  l’Etat à chercher des sources de financement  nationales  pour éviter notamment  tout recours  à  l’endettement extérieur. Le premier ministre n’avait manqué lors de la présentation du programme de son gouvernement d’évoquer les enjeux de cette question devant les députés.

Pour le Professeur des universités  et  expert international Dr Abderrahmane Mebtoul,  les activités informelles, qui représentent  environ  50% de la sphère économique et 70% des segments de produits  de première nécessité,  est le  produit  des « dysfonctionnements des appareils de l’Etat et de la bureaucratie centrale et locale ». «Cette sphère  utilise des billets de banques  au lieu  de la monnaie scripturale (chèques) ou électronique faute  de confiance », fait-il remarquer. Selon lui, «la lutte contre la sphère informelle implique avant tout « l’efficacité des institutions » et « une moralisation de la pratique » des structures de l’Etat. « La sphère informelle  dans notre pays  est favorisée par  l’instabilité juridique et le  manque de visibilité de la politique socio-économique », explique t-il, précisant que «les plus grosses fortunes ne sont pas forcément dans la sphère réelle mais au niveau de la sphère informelle, notamment marchande ».

Pour réduire l’ampleur du secteur informel, à travers son intégration dans les économies nationales, de nombreuses mesures peuvent être envisagées. L’État doit procéder à « la normalisation et la réglementation » des réseaux de distribution. La normalisation des marchés, la mise en place de marchés de gros et la simplification des mesures d’enregistrement et de l’ensemble des procédures administratives sont également nécessaires. « Il faudra aussi se pencher sur le niveau élevé des tarifs douaniers et la complexité des structures tarifaires et  promouvoir des investissements dans le transport et les autres chaînes logistiques subsidiaires », ajoute t-il. 

Pour le PDG  d’Al Salam Bank, Nasser Haïdar, l’Etat doit ouvrir les portes  pour les banques privées afin de capter l’argent entreposé  sous les matelas. «Une bonne partie de l’épargne se trouve  hors  circuit bancaire et il est impératif de la capter pour éviter l’endettement». «Une bonne partie des détenteurs  de fonds circulant dans la sphère informelle sont prêts à injecter leur épargne dans le circuit bancaire islamique », soutient il. Notre interlocuteur évoque une réticence de citoyens  envers les  banques  conventionnelles qui agissent selon eux en  « contradiction avec leurs convictions religieuses du fait qu’elles travaillent avec intérêt». «L’argent non bancarisé doit être la cible  principale des autorités pour sortir de la crise financière », suggère t-il.

M Haider soutient que « l’utilisation des cartes bancaires est plus fiables que les chèques bancaires».

De son coté, Abdelmalek Embarek Seraï, expert consultant en économie revient sur l’échec de l’opération de captation de l’argent informel lancée par le gouvernement, il y a deux ans, pour. « Le taux d’imposition de 7% est trop élevé puisque les détenteurs de capitaux ne relèvent pas  des mêmes catégories », observe t-il. « Les  artisans ou  agriculteurs ne doivent pas être soumis au même régime fiscal car les grossistes sont détenteurs de l’essentiel de l’argent informel », nous dit il. Les responsables doivent  procéder au ciblage de catégories de personnes». Enfin, il pointe du doigt le manque d’un travail d’information et de vulgarisation pour « inspirer confiance aux détenteurs d’argent ».

Serai propose enfin  l’ouverture rapide des guichets islamiques au niveau des six banques publiques notamment  dans le  sud et les hauts plateaux.  «Il faut attirer la population de cette région pour qu’elle puisse mettre  leur agent dans le circuit bancaire». 

Samira Belabed 

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L'agenda

Ministère de l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales organisera, les 15 et 16 juillet, les travaux de la 6e session mixte territoriale algéro-nigérienne au CIC Abdellatif-Rahal (Alger).

Ministère de l’Enseignement supérieur

L’Université de Mostaganem accueillera, du 15 au 19 juillet, la 70e conférence internationale pour l’étude et l’amélioration de l’enseignement des mathématiques, présidée par Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

APN

La commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté nationale à l’étranger, présidée par Abdelhamid Si Afif, effectuera, jusqu’au 18 juillet, des visites d’inspection dans certains ports et aéroports.

Ministère de la Solidarité nationale

Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme célèbrera, dimanche, à 14h30, l’école des non-voyants d’El Achour, la Journée nationale de l’enfance.

 

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