Bataille technologique entre la Chine et les USA: le déploiement de la 5G amplifie les tensions
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Lundi 10 Décembre 2018
Journal Electronique

Après une accalmie de quelques années, suite notamment à l’accord trouvé en 2015, par l’ex président américain Barak Obama et son homologue chinois pour une ‘’cessation des attaques informatiques’’, les hostilités sont ravivées sur le terrain de la ‘’guerre informatique’’. En se déclarant farouchement opposé aux équipementiers chinois, particulièrement Huawei, le président Trump cache mal les ressorts d’une lutte en perspective pour le déploiement de la 5G. Par Rachid Moussa

Des responsables américains des services de renseignement montent actuellement au créneau pour animer une véritable bataille contre les intérêts de sociétés chinoises particulièrement Huawei,  objet d’une campagne visant à l’empêcher d’étendre son ‘’empire’’ des infrastructures   de télécoms et d’internet. Le tout sur fond d’un discours visant à discréditer les efforts de la Chine pour mettre un terme à la guerre informatique qui a fait des ravages entre les deux puissances. « La Chine a violé l'accord avec les USA où elle s'engage à ne pas lancer des cyberattaques à des fins d'espionnage économique », met en titre le site www.developpez.com, en ouverture d’un papier mis en ligne le 10 novembre dernier, dans lequel des déclarations de responsables américains illustrent cette nouvelle volonté du président américain d’en découdre avec les géants chinois des nouvelles technologies. 

                       La fin d’un gentleman agreement

« Il est clair que la Chine va bien au-delà des limites de l'accord conclu entre nos deux pays », fait savoir Rob Joyce, conseiller en chef pour la cybersécurité à la National Security Agency, en référence à ce ‘’terrain d’entente’’ trouvé en 2015, à l’issue duquel l’ex président Obama faisait savoir : «  nous avons convenus que ni le gouvernement américain, ni le gouvernement chinois, ne mèneront ou ne soutiendront en connaissance de cause le vol numérique de propriétés intellectuelles, notamment des secrets commerciaux ou toute autre information confidentielle pouvant octroyer un avantage commercial », peut-on lire sur ce même site. De son côté, le président Chinois, opposé à toute entreprise délibérée de ‘’vols numériques’’, avait promis de faire respecter des ‘’normes et comportements’’ dans le cyberespace. Depuis effectivement ce gentleman agreement, la situation n’a pas beaucoup évolué dans le sens promis par les deux géants mondiaux des nouvelles technologies qui, habitués à se battre sous table, commencent à le faire ouvertement. « Trois ans après cet accord, le moins que l'on puisse dire est que ces mots n'ont pas été suivis par des actions », constate le site developpez.com, à l’occasion d’un nouveau travail journalistique sur les récentes déclarations de responsables américains décidés à en découdre avec les entreprises chinoises qu’ils accusent ouvertement de faire dans l’espionnage pour le compte de Pékin. Le observateurs considèrent en effet que depuis l’arrivée de Trump à la présidence américaine, les Chinois se sont en quelques sorte libérés du contrat qui les obligeait à collaborer pour faire cesser le piratage informatique ; « Plusieurs entreprises privées de cybersécurité ont déclaré que Pékin enfreignait cet accord depuis la prise de fonction de Donald Trump il y a près de deux ans, car, les hostilités commerciales entre les deux pays se sont intensifiées au cours de cette période », écrit ce même site qui évoque également des redéploiements en internet en Chine qui pourraient être à l‘origine de l’attitude de Pékin, en citant des experts informatiques qui, écrit-il, « pensent que des facteurs indépendants, notamment la réorganisation de l’armée populaire de libération du peuple chinois, pourraient être la cause des cyberattaques récemment observées en provenance de la Chine. »

La presse américaine rapporte de son côté des indications recueillies auprès de sources proches des milieux de la sécurité informatique faisant croire à une persistance de la pratique d’espionnage informatique, avançant même que des écoutes seraient pratiquées sur les communications du président Trump. A l’image du New York Times qui affirme que « les agences d’espionnage américaines ont appris par des sources au sein des gouvernements étrangers, que la Chine écoutaient les appels téléphoniques du président Trump ». Les réactions des officiels chinois et des patrons des entreprises incriminées, notamment ZTE et Huawei n’ont pas encore suffi à calmer les ardeurs des Américains, tentés ces derniers temps par une escalade en règle pour débusquer les équipementiers chinois de la course au déploiement de la 5G.

L’effet du futur réseau mobile 5G

Ce sera certainement la prochaine grande mutation de l’économie numérique, avec des perspectives économiques impressionnantes ; « La 5G pourrait apporter à l’économie mondiale la somme astronomique de 11 300 milliards d'euros à l’horizon 2035, avance le site du journal français leparisien.fr dans un papier daté du 7 mai dernier qui relate cette lutte acharnée qui oppose les USA et la Chien pour le contrôle de ce nouveau domaine d’influence. Les observateurs prévoient en effet, avec l’avènement de la 5G, la consolidation du réseau internet   « de 10 à 100 fois plus rapide que l’actuelle 4G et très économe en énergie, devrait permettre à environ 1 million d’objets au kilomètre carré de se connecter et de communiquer entre eux », selon le même site. Il se trouve que sur ce nouveau terrain de lutte technologique, la Chine semble avoir pris une sérieuse avance sur les Etats Unis, la Corée du sud, tandis que l’Europe demeure encore très mal lotie. Intégrée comme axe stratégique du plan de développement ‘’China 2025’’, la 5G a fait l’objet de nombreux investissements des entreprises chinoises qui sont sur le point de la lancer dès cette année, tandis qu’un quartier de Pékin est retenu comme site expérimental. Les grands équipementiers chinois sont également sur scène, avec un téléphone de la société Huawei, le ‘’Huawei P10‘’, « dont la vitesse de téléchargement est deux fois plus rapide qu’avec un appareil mobile 4G » note leparisien.fr qui rapporte également l’exploit de l’autre grand fabricant chinois, ZTE dont un modèle de téléphone a été développé, « capable de télécharger un gigabit par seconde, soit la vitesse visée à terme par la 5G», écrit-il.

Face à ce déferlement sur le terrain de la 5G, les Américains qui ne comptent pas rester les bras croisés, mettent à profit la politique protectionniste prônée par le président Trump pour déclarer une véritable guerre aux sociétés chinoises.

Des mesures de restrictions sont imposées aux sociétés chinoises sur le marché américain, pour des considérations multiples et notamment pour des raisons de sécurité. En parallèle, la riposte américaine s’organise également au niveau des entreprises avec la fusion, en avril dernier, de deux mastodontes T-Mobile et Sprint, pour la création d’une entité en mesure de manager un réseau mobile de type 5G. « Cette fusion entre le 3e et 4e du secteur aux Etats-Unis va permettre de regrouper plus de 127 millions d’abonnés », relève zdnet.fr qui conclut à la possibilité de « l’emploi de 200 000 personnes pour le déploiement de la 5G. »

                                                Les pays amis à la rescousse

Mais, tout récemment, les autorités américaines ont décidé de porter cette lute sur le territoire des pays amis pour les inciter à se passer des produits des équipementiers chinois, notamment Huawei. « Selon les informations du Wall Street Journal, les autorités américaines s’efforcent de convaincre les pays étrangers amis de renoncer à utiliser les équipements du chinois Huawei pour des risques de cybersécurité », avance le site www.zdnet.fr en ouverture d’un papier mis en ligne le 23 novembre, dans lequel on peut également lire : « Après l'Australie, c'est au tour des Etats-Unis de ne pas vouloir des équipements télécom de Huawei, non seulement sur leur sol mais également dans les pays alliés, et en particulier ceux qui abritent leurs bases militaires. » Le site croit savoir que des pays comme l’Allemagne, l’Italie et le Japon, qui disposent de nombreux équipements de Huawei ont été approchés pour les convaincre de ne plus recourir à ces équipementiers chinois au motif que leurs produits présenteraient de sérieux risques de sécurité.

Pour ces pays qui abritent des bases militaires américaines, Washington aurait proposé d’augmenter les aides pour équiper ceux qui accepteraient de se passer des sociétés chinoises. Tout ceci survient au moment où le réseau cellulaire 5G est en plein déploiement à travers le monde. Pour un responsable américain cité par un journal américain, Washington entend discuter « avec des pays du monde entier au sujet de nos préoccupations concernant les cybermenaces qui pèsent sur les infrastructures de télécommunication… » Cette même source a également expliqué qu’au moment où ces pays «  envisagent de passer à la 5G, nous leur rappelons ces préoccupations. Il y a des complexités supplémentaires aux réseaux 5G qui les rendent plus vulnérables aux cyberattaques », dit-il repris par zdnet.fr.

Après l’Australie, puis les Etats Unis, voilà que le vent de suspicion et d’inquiétude face aux équipementiers chinois gagne également de lE vieux continent où des pays comme la France et l’Allemagne seraient sur le pas d’emboiter le pas pour bloquer l’installation des équipements chinois dans le réseau 5G. « Après les États-Unis et l’Australie, c’est au tour de l’Allemagne et de la France d’envisager d’écarter les équipementiers télécoms chinois de leurs appels d’offres relatifs à la 5G, avance le site zdnet.fr dans un papier daté du 21 novembre qui ajoute comme motif à cela, « des craintes autour de l’espionnage et de la souveraineté technologique. » Selon des informations publiées par le journal Le Figaro, des sources gouvernementales françaises auraient fait état de craintes sérieuses sur «  l’omniprésence  que pourrait prendre Huawei dans le cadre de la 5G. » Une source gouvernementale non identifiée a ainsi confié au quotidien français la crainte des autorités françaises de « perdre toute notre souveraineté », du fait de la forte présence du chinois Huawei.

                                                       Les Européens, de loin

Pour compliquer les choses, les craintes des Français et même des Allemands vont au-delà de la présence des équipements chinois ;   selon zdnet.fr, « une suspicion d’espionnage plane au-dessus des équipementiers chinois. Espionnage qui serait réalisé au travers de portes dérobées cachées dans le matériel réseau des deux constructeurs ». Une crainte qui serait derrière la décision des autorités allemandes d’exclure les deux sociétés chinoises des appels d’offres liés au déploiement de la 5G.

Alors que la Chine et les Etats semblent résolus à encourager leurs entreprises pour investir le champ mobile de la 5G, le vieux contient parait à la traine, sans perspectives réelles pour les sociétés européennes dont les tentatives sont au stade embryonnaire. En France l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a certes donné son feu vert pour des déploiements expérimentaux de la 5G dans quelques grandes villes mais la véritable prescrive n’est pas pour avant 2020, date à laquelle le groupe Orange compte lancer son offre 5G sur le territoire français.

Du côté de Pékin, et outre les ‘’protestations officielles’’ des autorités qui réfutent les accusations de Washington, les équipementiers ne sont pas en reste. Ils misent d’abord sur leur importante présence sur le territoire américain et sur les nombreux partenariats qui les lient avec de grandes sociétés technologiques américaines. Par exemple ZTE pourrait fare valoir ses 14 bureaux et 6 centres de recherche qui emploient pas moins de 130000 personnes aux Etats Unis. L’autre grand équipementier Huawei prend également au sérieux les menaces sur le marché américain en organisant des événements marketing pour se laver de toute activité d’espionnage ou de lien systémique avec les autorités de Pékin. Mais plus sérieusement l’entreprise s’est engagée dans le lancement du système d’exploitation pour mobile propre à elle, susceptible de la mettre à l’abri en cas d’impossibilité de continuer à faire tourner ses appareils sous Android de Google.

R.M

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L'agenda

APN
L’Assemblée populaire nationale consacrera, du 10 au 12 décembre, une séance plénière au débat et au vote du projet de loi sur l’ajustement budgétaire 2016.

Ministère de la Justice
Le ministère de la Justice organisera, les 10 et 11 décembre au CIC Abdellatif-Rahal à Alger, une conférence nationale sur l’exception d’inconstitutionnalité.

 Ministère des Moudjahidine
Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, présidera, les 10 et 11 décembre dans la wilaya d’Aïn Témouchent, la célébration officielle du 58e anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960.

  Ministère de la Communication

Dans le cadre du projet de partenariat avec l’organisation internationale de la réforme pénale PRI et à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Conseil national des droits de l’homme organisera, en coordination avec le ministère de la Communication, une session de formation, les 12 et 13 décembre à l’hôtel New Day à Hussein Dey (Alger).

 Ministère de l’enseignement supérieur

La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT) du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organise, du 8 au 10 décembre aux Universités de Bejaïa, Oran et Alger, un cycle de conférences grand public en hommage à Maurice Audin.

 Ministère de la Culture
Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, visitera, le 10 décembre , à 9h au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, en compagnie d’Ahmed Bedjaoui, critique de cinéma, une exposition sur le cinéma algérien entre 1962-1982.

Ministère des Affaires religieuses
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, sera l’invité, le 10 décembre  à 12h30, du forum de la Radio nationale organisé par la Chaîne I.

Galerie Espaco
L’artiste plasticien Karim Sergoua présentera ses nouvelles œuvres sous le titre «7 Houmate», le 8 décembre à partir de 15h, à la galerie d’art Espaco. L’expo sera visible jusqu’au 8 janvier.

DGF
La Direction générale des forêts, point focal national du protocole de Nagoya, organisera, du 9 au 11 décembre, à 9h à l’hôtel Holiday (Alger), un atelier de formation sur les droits de propriété intellectuelle et l’accès et les partages des avantages APA.

 Musée du moudjahid    
Le Musée national du moudjahid organisera, le 10 décembre  à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 318e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Forum du Courrier d’Algérie
Le forum du Courrier d’Algérie accueillera, le 10 décembre à 10h30, Mohamed Saïd Musette, directeur de recherche au Centre de recherche économique appliquée pour le développement et spécialiste de la migration.

Radio algérienne
La Radio algérienne, avec la participation de
l’Onda, organisera, le 19 décembre à 16h au CIC d’Alger, la cérémonie de remise du prix du concours de poésie «Prix El Manara» dédié à la Grande-Msquée d’Alger.

Mechaâl Echahid
L’association Mechaâl Echahid, en collaboration avec le journal El Moudjahid, organise, le 10 décembre  à 10h, une conférence de presse animée par le moudjahid Saïd Bouraoui, président de l’Association du 11-Décembre-1960.

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