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Les enfants cibles des géants de l’internet : le pari de l’avenir
Mercredi 20 Juin 2018
Journal Electronique

L’intérêt des géants du net pour les jeunes publics alimente une véritable course d’innovations pour séduire ces futurs usagers des grands services de l’internet. Après Google, Microsoft, Apple, c’est au tour de Facebook de lancer son Messenger Kids,  messagerie dédiée  aux 6-12 ans, dans un flot de commentaires, de critiques et de questionnements. 

 

Le monde numérique fait une place de choix aux jeunes publics, notamment les enfants, gros consommateurs d’équipements et de services, avec des applications et des programmes qui leur sont destinés, au grand dam des parents et associations de protection de l’enfance et de la vie privée qui crient à la manipulation, notamment des données personnelles. 

La récente initiative de Facebook avec son service  Messenger Kids n’échappe pas à la règle, tant les réactions sont multiples et vont dans tous les sens.

Par Rachid MOUSSA

Début décembre, le réseau social de Mark Zuckerberg  lançait cette application destinée aux enfants de 6 à 12 ans, disponible seulement aux Etats Unis sur le système iOS d’Apple. Elle offre aux enfants la possibilité « de discuter avec ses amis, de partager des photos et de passer des appels vidéo », explique lemonde.fr ajoutant que la société Facebook  a donné des garanties  « qu’il ne sera pas possible de partager des contenus violents ou à caractère sexuel », tout comme elle jure également « avoir sélectionné manuellement la librairie de GIF pour éviter des animations inappropriées.» Le compte de l’enfant ne peut être ouvert  que par un adulte disposant déjà d’un compte sur Facebook, et le rajout de nouveaux contacts ou des demandes extérieures ne peut se faire qu’après accord des parents. Facebook souligne néanmoins qu’il ne sera pas possible aux parents de lire à distance les contenus en circulation sur le compte de leur chérubin.  Pour les responsables de Facebook,  l’application vise à donner ‘’un contrôle aux parents’’ sur l’usage de leurs enfants des applications sur internet, en mettant en exergue le fait que Messenger Kids ne laissera passer aucun message publicitaire. « Il n’y a aucune publicité sur Messenger Kids, et les informations sur l’enfant ne seront pas utilisées à des fins publicitaires », assure un responsable de chez Facebook cité par lemonde.fr.  Pour rappel c’est la première application dédiée aux enfants  de moins de 13 ans, une tranche d’âge  que la réglementation américaine protège fortement contre toute forme d’utilisation par les géants de l’internet.

 

Capter une nouvelle génération d’utilisateurs

 

Des critiques font néanmoins remarquer, que bien avant cette application dédiée aux enfants, Facebook ne semblait pas trop faire cas de cette réglementation et ce en n’étant pas très regardant sur l’âge des postulants à l’ouverture de comptes. « Officiellement, l’utilisation du réseau social est interdite sous cet âge, afin de respecter la législation américaine qui oblige les services Internet à obtenir un accord parental afin de pouvoir collecter et utiliser les données personnelles d’un enfant, rappelle lemonde.fr, poursuivant que « l’entreprise de Menlo Park n’effectue aucune démarche pour vérifier la date de naissance renseignée au moment de l’inscription. » Pour sa part, le géant du lien social sur le net se place sur un autre terrain, en avançant l’idée qu’il ne compte pas monétiser ce service, préférant  investir sur un avenir plus sûr, comme l’explique le journaliste de lemonde.fr qui voit en effet que Facebook  «  espère capter, dès le plus jeune âge, une nouvelle génération d’utilisateurs de ses services. Et ainsi éviter qu’elle ne rejoigne en grandissant d’autres plates-formes, comme Snapchat, qui est très populaire chez les adolescents.»

Les réactions ne se sont pas fait attendre, entre ceux qui y voient une bonne opportunité pour aider les parents dans la gestion des usages numériques  de leurs et les milieux de la protection de la vie privée qui se posent de nombreuses questions sur  l’impact de cette application sur les données personnelles des enfants.

Facebook a anticipé le débat en faisant savoir, sur un blog que son innovation ne faire que répondre à un besoin excitant au niveau des parents. «Aujourd'hui, les parents autorisent de plus en plus leurs enfants à utiliser tablettes et Smartphones, mais ont souvent des inquiétudes sur la façon dont leurs enfants les utilisent», argumente Facebook, cité par le site suisse tdg.ch qui ajoute que le « groupe américain marche sur des œufs et assure que l'application est conforme à la réglementation sur la protection des enfants sur internet.» Dans un tour d’horizon sur les avis en débat, le site suisse a commencé par aligner une série de déclarations d’acteurs de la société civile américaine, plutôt favorables à l’application de Facebook. « Les associations de protection de consommateurs ont réagi plutôt favorablement à cette initiative, avance-t-il, ajoutant que « le Centre pour la démocratie numérique a reconnu ‘’une approche responsable’’ de la part de Facebook». Le site tdg.ch reprend par ailleurs les propos d’une autre association qui a salué les ‘’garde-fous’’, introduits par Facebook, notamment l’absence de publicité, en précisant que « ces associations estiment aussi qu'il s'agit d'un pis-aller.»

Dans l’autre côté, bien entendu que des voix ont rué dans les brancards pour alerter sur les risques encourus avec la nouvelle trouvaille de Facebook. Responsable des questions liées à la vie privée dans une importante association américaine,  John Simpson, explique au site tdg.ch que « l'impact de l'usage de la technologie par les jeunes enfants sur leur développement et sur leur socialisation est encore mal connu », ajoutant comme autre postulat que les entreprises de l’internet  «  n'agissent pas par générosité ou bonté d'âme, elles le font pour créer une base de futurs clients fidèles.» Pour un autre acteur de la société civile, Jeff Chester,  membre du Centre pour la démocratie numérique, il estime que « les jeunes enfants ne devraient pas être confrontés à ce genre d'environnement», car, explique-t-il, ainsi,  «la pression sur les parents pour qu'ils laissent leurs enfants utiliser ces services est énorme», lit-on sur tdg.ch qui résume cette  situation où, des   « associations s'inquiètent aussi de la protection des données personnelles des enfants collectées par les entreprises, que ce soit des groupes technologiques ou des fabricants de jouets connectés par exemple », illustrant le propos par l’exemple de Mattel, fabricant de jouets qui «  a récemment renoncé, après une levée de boucliers, à commercialiser une enceinte connectée pour enfants, accusée d'atteinte à la vie privée. » A ces voix, se sont rajoutées celles de deux Sénateurs américains qui ont pris le sujet au sérieux et, rapporte tdg.ch,   « ont pris la plume pour exprimer à Facebook leurs inquiétudes concernant Messenger Kids, notamment du point de vue de la collecte de données personnelles. »

Les enfants, cibles marketing de choix

Dans le sillage du débat sur la nouvelle application de Facebook, les projecteurs de l’actualité se sont braqués sur cette tendance des opérateurs de l’internet à faire des enfants des cibles marketing de choix, comme c‘est le cas pour Google, Microsoft et d’autres.

Ainsi le New York Times est il revenu sur  les investissements faits par Google sur le public des jeunes écoliers, avec son Chromebook qui compte déjà presque 20 millions d’utilisateurs. Pour accompagner ce produit, le moteur de recherche déploie un trésor de communication pour convaincre du  « prix ‘’abordable’’ de cet équipement et sa ‘’facilité d'utilisation’’», assurant que ‘’c’est pourquoi les écoles américaines en ont fait leur appareil numéro un», et qu’avec tout cela le produit garantit le succès à l’école. Au point où le quotidien new yorkais met en avant le phénomène de la ‘’Googlification des salles de classe’’.

Il s’agit en effet de tout un écosystème technico-pédagogique que propose Google aux enfants moyennant une souscription de 30 dollars de licence  par appareil utilisé : « Avec le Chromebook, les enfants sont imprégnés de tout un écosystème d'applications: moteur de recherches mais aussi Google Docs pour rédiger les rédactions, Gmail pour envoyer des courriels, notamment », rapporte tdg.ch

Aux assurances données par Google de ne pas utiliser les données des enfants, des associations opposent doute et scepticisme, à l’instar de l’association américaine de défense des libertés sur internet   Electronic Frontier Foundation, qui voit mal un géant comme lui se passer d’une manne aussi précieuse. Une crainte corroborée par les analyses du journaliste du site lemonde.fr qui voit que son  « objectif est avant tout de les habituer à utiliser sa gamme de services, comme la boîte de courriers électroniques Gmail, la plate-forme de stockage Drive ou encore le navigateur Chrome », d’où cette velléité marketing « de maintenir sa position de leader sur le marché et de générer des recettes publicitaires supplémentaires pendant de nombreuses années ».

Après cinq de lancement de son produit, Google s’est imposé comme un leader incontesté sur ce créneau, laissant loin derrière les autres concurrents notamment Microsoft et Apple ;  « Plus de la moitié des élèves du primaire et du secondaire utilisent désormais un Chromebook », note lemonde.fr qui explique qu’à côté  «  de leur prix attractif, ces appareils intègrent des logiciels spécialement conçus pour l’enseignement. Ils sont aussi extrêmement faciles à gérer et peuvent être partagés entre les élèves car l’ensemble des documents est automatiquement stocké dans le cloud. »

Les données scolaires des élèves entre les mains des géants du Web 

Cela ne va pas sans quelques critiques sur le poids des applications web  sur l’école en tant que point de médiation et de  transmission du savoir, avec l’enseignant comme point central.  « Les données des élèves français entre les mains des géants du Web », mettait en titre le site www.la-croix.com, en ouverture d’un papier mis en ligne le 28 août dernier dans lequel des professionnels de l’éducation nationale française faisaient part des craintes née de  l’intrusion des géants  de l’internet à l’école. Le site a ouvert ses colonnes au président du conseil scientifique de la Société informatique de France,  Gilles Dowek qui a souhaité alerter sur ces dangers en évoquant ce cas de figure : « Imaginez que vous passiez un entretien d’embauche, et que l’on vous dise : “on sait que vous étiez un mauvais élève au collège, que vous avez été exclu deux jours quand vous aviez 15 ans” », argument-t-il pour attirer l’attention de l’opinion publique et des responsables politiques sur les risques encourus avec cette main basse opérée par les géants du net sur les milieux scolaires. Son intervention fait suite à une note des services du ministère français de l’éducation nationale autorisant les écoles à recourir aux applications web des grands fournisseurs de services internet.

Outre qu’il  échappe à la régulation de l’éducation nationale française cet échange de données avec les écoliers français  risque, aux yeux de certains professionnels, de soulever de grands problème quant à l’exploitation de ces donnés.  « « Les données collectées par les multinationales ne sont alors plus sous contrôle d’une entreprise ou d’une administration française » fait remarquer Guillaume Piolle, expert en informatique et données personnelle, tandis que pour d’autres experts consultés par le site la-croix.com, attirent l’attention sur la valeur des données collectées : « Par exemple, les appréciations des enseignants ont une valeur marchande immense, notamment auprès des chasseurs de têtes ou des employeurs. L’éducation nationale a ainsi accès à une mine d’or et la gère avec une certaine désinvolture, puisqu’elle est prête à la donner à n’importe qui », se désole  Gilles Dowek, sur les colonnes de ce site  qui précise que même l’instance française en charge de la protection de la vie privée dans le monde numérique,  « la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a d’ailleurs fait part de ses inquiétudes quant à l’utilisation du numérique à l’école ».

R.M

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    • Télédiffusion via Alcomsat 1 : convention entre TDA et l’Agence spatiale algérienne

      Le ministre de la Communication, a présidé, lundi, la cérémonie de signature d’une convention cadre entre la TDA (télédiffusion d’Algérie) et l’Agence spatiale algérienne (ASAL) dédiée à l’exploitation du satellite Alcomsat-1 pour les besoin, de télédiffusion.

L'agenda

Ministère des Travaux Publics

Dans le cadre de modernisation de son secteur, Le Ministre des travaux publics et des transports M. Abdelghani Zaalane présidera le 23 juin 2018 à 8h30 au Centre international des conférences CIC Abdelatif Rahal Club des Pins la cérémonie de lancement du portail numérique pour le service Publics du Ministère.

 

Ministère de l'Environnement

La Ministre de l'Environnement et des Energies Renouvelable M. Fatima Zohra Zerouati procédera mercredi à 13h à l'Hotel Soltane Sis au 12 rue Mouloud Belhouchet Hussein Dey Alger, à l'ouverture de la journée d'étude sur la place de la société civile dans la gestion de l'environnement et de son intégration dans les politique publique.

 

HCLA

Le Haut Conseil de la Langue Arabe organise demain à 10h à la Salle des conférences de palais de la culture Moufdi Zakaria une conférence a l'occasion de 28e anniversaire de la mort de Cheikh Omar Abou Hafs El Zemmouri.

 

Ministère des Ressources en Eau

Le ministre des ressources en eau M. Hocine Necibe effectuera mercredi une visite du travail et d'inspection dans la Wilaya de Mostaganem.

 

 

APN

L'assemblée Populaire Nationale poursuivra mercredi ses travaux en séance plénière consacrée à la présentation et débat du projet de loi organique de l’Académie Algérienne de la langue Amazigh.

 

 

Ministère de la Justice

Le Ministère de la justice organise mercredi à 8h, à l’établissement de rééducation et de réadaptation d'El -Harrache, le coup d’envoi des examens du baccalauréat session juin 2018 au profit des détenus.

 

Ministère de l'éducation nationale

La ministre de l'éducation nationale M. Nouria Benghabrit, procédera mercredi au lancement de l’examen du baccalauréat, session 2018 à partir des wilayas de Tébessa et de khenchela.

 

 

Ministère de la Santé

Le Ministère de la Santé de la Population et de la Réforme Hospitalière organise le 21 juin 2018 à 9h au niveau de l'Institut National de Santé Publique (INSP) une conférence de presse sur Dans le cadre du programme de sensibilisation contre les toxi- infection alimentaire collectives durant la saison estivale.

 

 

Ministère de la Formation Professionnels

Le Ministère de la formation et de l'enseignement professionnels organise le 25 juin 2018 au Cercle Militaire Beni Messous Alger une cérémonie d'installation de conseil de partenariat pour la formation et l'enseignement professionnels.

 

Musée national du moudjahid

Le Musée national de moudjahid organise le 21 juin à10h à la kisma de Khemiss Khechna et simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 270ème, rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

HCI

Le Haut Conseil Islamique organise le 21 juin à 10h, une conférence intitulée « les risques du discours de la Haine et de la violence sur les valeurs sociales et le rapport médiatique »

 

 

Forum de la sûreté

Le forum de la sûreté organise mercredi, à 9h, à l’école supérieure de police Ali Tounsi, une conférence de presse autour du bilan des activités enregistrées pendant le mois de Ramadhan

 

 

Centre de développement des Energies Renouvelables

A l’occasion de la célébration du solstice d’été 2018, et la commémore ses 30 années de recherche scientifique et de développement technologique, le CDER organise le 21 juin à Bousmaïl , une cérémonie afin d’honorer les meilleures productions scientifiques et réalisations technologiques au niveau national.

 

 

Salon national E-commerce

Le Salon national du E-Commerce et du paiement électronique se tiendra du 23 au 25 juin au Palais de la Culture Moufdi Zakaria.

 

 

 

RND

Les travaux de la 5ème session ordinaire du Conseil national du Rassemblement national démocratique (RND) sous la présidence de son secrétaire général, M. Ahmed Ouyahia , auront lieu le 21 juin à partir de 9h à la Mutuelle générale des matériaux de construction de Zéralda .

La séance de clôture aura lieu le 22 juin à 10h.

Une conférence de presse aura lieu le 23 juin à9h30 au siège du parti, elle sera animée par son secrétaire général, M. Ahmed Ouyahia .

 

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