Les enfants cibles des géants de l’internet : le pari de l’avenir
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Dimanche 16 Décembre 2018
Journal Electronique

L’intérêt des géants du net pour les jeunes publics alimente une véritable course d’innovations pour séduire ces futurs usagers des grands services de l’internet. Après Google, Microsoft, Apple, c’est au tour de Facebook de lancer son Messenger Kids,  messagerie dédiée  aux 6-12 ans, dans un flot de commentaires, de critiques et de questionnements. 

 

Le monde numérique fait une place de choix aux jeunes publics, notamment les enfants, gros consommateurs d’équipements et de services, avec des applications et des programmes qui leur sont destinés, au grand dam des parents et associations de protection de l’enfance et de la vie privée qui crient à la manipulation, notamment des données personnelles. 

La récente initiative de Facebook avec son service  Messenger Kids n’échappe pas à la règle, tant les réactions sont multiples et vont dans tous les sens.

Par Rachid MOUSSA

Début décembre, le réseau social de Mark Zuckerberg  lançait cette application destinée aux enfants de 6 à 12 ans, disponible seulement aux Etats Unis sur le système iOS d’Apple. Elle offre aux enfants la possibilité « de discuter avec ses amis, de partager des photos et de passer des appels vidéo », explique lemonde.fr ajoutant que la société Facebook  a donné des garanties  « qu’il ne sera pas possible de partager des contenus violents ou à caractère sexuel », tout comme elle jure également « avoir sélectionné manuellement la librairie de GIF pour éviter des animations inappropriées.» Le compte de l’enfant ne peut être ouvert  que par un adulte disposant déjà d’un compte sur Facebook, et le rajout de nouveaux contacts ou des demandes extérieures ne peut se faire qu’après accord des parents. Facebook souligne néanmoins qu’il ne sera pas possible aux parents de lire à distance les contenus en circulation sur le compte de leur chérubin.  Pour les responsables de Facebook,  l’application vise à donner ‘’un contrôle aux parents’’ sur l’usage de leurs enfants des applications sur internet, en mettant en exergue le fait que Messenger Kids ne laissera passer aucun message publicitaire. « Il n’y a aucune publicité sur Messenger Kids, et les informations sur l’enfant ne seront pas utilisées à des fins publicitaires », assure un responsable de chez Facebook cité par lemonde.fr.  Pour rappel c’est la première application dédiée aux enfants  de moins de 13 ans, une tranche d’âge  que la réglementation américaine protège fortement contre toute forme d’utilisation par les géants de l’internet.

 

Capter une nouvelle génération d’utilisateurs

 

Des critiques font néanmoins remarquer, que bien avant cette application dédiée aux enfants, Facebook ne semblait pas trop faire cas de cette réglementation et ce en n’étant pas très regardant sur l’âge des postulants à l’ouverture de comptes. « Officiellement, l’utilisation du réseau social est interdite sous cet âge, afin de respecter la législation américaine qui oblige les services Internet à obtenir un accord parental afin de pouvoir collecter et utiliser les données personnelles d’un enfant, rappelle lemonde.fr, poursuivant que « l’entreprise de Menlo Park n’effectue aucune démarche pour vérifier la date de naissance renseignée au moment de l’inscription. » Pour sa part, le géant du lien social sur le net se place sur un autre terrain, en avançant l’idée qu’il ne compte pas monétiser ce service, préférant  investir sur un avenir plus sûr, comme l’explique le journaliste de lemonde.fr qui voit en effet que Facebook  «  espère capter, dès le plus jeune âge, une nouvelle génération d’utilisateurs de ses services. Et ainsi éviter qu’elle ne rejoigne en grandissant d’autres plates-formes, comme Snapchat, qui est très populaire chez les adolescents.»

Les réactions ne se sont pas fait attendre, entre ceux qui y voient une bonne opportunité pour aider les parents dans la gestion des usages numériques  de leurs et les milieux de la protection de la vie privée qui se posent de nombreuses questions sur  l’impact de cette application sur les données personnelles des enfants.

Facebook a anticipé le débat en faisant savoir, sur un blog que son innovation ne faire que répondre à un besoin excitant au niveau des parents. «Aujourd'hui, les parents autorisent de plus en plus leurs enfants à utiliser tablettes et Smartphones, mais ont souvent des inquiétudes sur la façon dont leurs enfants les utilisent», argumente Facebook, cité par le site suisse tdg.ch qui ajoute que le « groupe américain marche sur des œufs et assure que l'application est conforme à la réglementation sur la protection des enfants sur internet.» Dans un tour d’horizon sur les avis en débat, le site suisse a commencé par aligner une série de déclarations d’acteurs de la société civile américaine, plutôt favorables à l’application de Facebook. « Les associations de protection de consommateurs ont réagi plutôt favorablement à cette initiative, avance-t-il, ajoutant que « le Centre pour la démocratie numérique a reconnu ‘’une approche responsable’’ de la part de Facebook». Le site tdg.ch reprend par ailleurs les propos d’une autre association qui a salué les ‘’garde-fous’’, introduits par Facebook, notamment l’absence de publicité, en précisant que « ces associations estiment aussi qu'il s'agit d'un pis-aller.»

Dans l’autre côté, bien entendu que des voix ont rué dans les brancards pour alerter sur les risques encourus avec la nouvelle trouvaille de Facebook. Responsable des questions liées à la vie privée dans une importante association américaine,  John Simpson, explique au site tdg.ch que « l'impact de l'usage de la technologie par les jeunes enfants sur leur développement et sur leur socialisation est encore mal connu », ajoutant comme autre postulat que les entreprises de l’internet  «  n'agissent pas par générosité ou bonté d'âme, elles le font pour créer une base de futurs clients fidèles.» Pour un autre acteur de la société civile, Jeff Chester,  membre du Centre pour la démocratie numérique, il estime que « les jeunes enfants ne devraient pas être confrontés à ce genre d'environnement», car, explique-t-il, ainsi,  «la pression sur les parents pour qu'ils laissent leurs enfants utiliser ces services est énorme», lit-on sur tdg.ch qui résume cette  situation où, des   « associations s'inquiètent aussi de la protection des données personnelles des enfants collectées par les entreprises, que ce soit des groupes technologiques ou des fabricants de jouets connectés par exemple », illustrant le propos par l’exemple de Mattel, fabricant de jouets qui «  a récemment renoncé, après une levée de boucliers, à commercialiser une enceinte connectée pour enfants, accusée d'atteinte à la vie privée. » A ces voix, se sont rajoutées celles de deux Sénateurs américains qui ont pris le sujet au sérieux et, rapporte tdg.ch,   « ont pris la plume pour exprimer à Facebook leurs inquiétudes concernant Messenger Kids, notamment du point de vue de la collecte de données personnelles. »

Les enfants, cibles marketing de choix

Dans le sillage du débat sur la nouvelle application de Facebook, les projecteurs de l’actualité se sont braqués sur cette tendance des opérateurs de l’internet à faire des enfants des cibles marketing de choix, comme c‘est le cas pour Google, Microsoft et d’autres.

Ainsi le New York Times est il revenu sur  les investissements faits par Google sur le public des jeunes écoliers, avec son Chromebook qui compte déjà presque 20 millions d’utilisateurs. Pour accompagner ce produit, le moteur de recherche déploie un trésor de communication pour convaincre du  « prix ‘’abordable’’ de cet équipement et sa ‘’facilité d'utilisation’’», assurant que ‘’c’est pourquoi les écoles américaines en ont fait leur appareil numéro un», et qu’avec tout cela le produit garantit le succès à l’école. Au point où le quotidien new yorkais met en avant le phénomène de la ‘’Googlification des salles de classe’’.

Il s’agit en effet de tout un écosystème technico-pédagogique que propose Google aux enfants moyennant une souscription de 30 dollars de licence  par appareil utilisé : « Avec le Chromebook, les enfants sont imprégnés de tout un écosystème d'applications: moteur de recherches mais aussi Google Docs pour rédiger les rédactions, Gmail pour envoyer des courriels, notamment », rapporte tdg.ch

Aux assurances données par Google de ne pas utiliser les données des enfants, des associations opposent doute et scepticisme, à l’instar de l’association américaine de défense des libertés sur internet   Electronic Frontier Foundation, qui voit mal un géant comme lui se passer d’une manne aussi précieuse. Une crainte corroborée par les analyses du journaliste du site lemonde.fr qui voit que son  « objectif est avant tout de les habituer à utiliser sa gamme de services, comme la boîte de courriers électroniques Gmail, la plate-forme de stockage Drive ou encore le navigateur Chrome », d’où cette velléité marketing « de maintenir sa position de leader sur le marché et de générer des recettes publicitaires supplémentaires pendant de nombreuses années ».

Après cinq de lancement de son produit, Google s’est imposé comme un leader incontesté sur ce créneau, laissant loin derrière les autres concurrents notamment Microsoft et Apple ;  « Plus de la moitié des élèves du primaire et du secondaire utilisent désormais un Chromebook », note lemonde.fr qui explique qu’à côté  «  de leur prix attractif, ces appareils intègrent des logiciels spécialement conçus pour l’enseignement. Ils sont aussi extrêmement faciles à gérer et peuvent être partagés entre les élèves car l’ensemble des documents est automatiquement stocké dans le cloud. »

Les données scolaires des élèves entre les mains des géants du Web 

Cela ne va pas sans quelques critiques sur le poids des applications web  sur l’école en tant que point de médiation et de  transmission du savoir, avec l’enseignant comme point central.  « Les données des élèves français entre les mains des géants du Web », mettait en titre le site www.la-croix.com, en ouverture d’un papier mis en ligne le 28 août dernier dans lequel des professionnels de l’éducation nationale française faisaient part des craintes née de  l’intrusion des géants  de l’internet à l’école. Le site a ouvert ses colonnes au président du conseil scientifique de la Société informatique de France,  Gilles Dowek qui a souhaité alerter sur ces dangers en évoquant ce cas de figure : « Imaginez que vous passiez un entretien d’embauche, et que l’on vous dise : “on sait que vous étiez un mauvais élève au collège, que vous avez été exclu deux jours quand vous aviez 15 ans” », argument-t-il pour attirer l’attention de l’opinion publique et des responsables politiques sur les risques encourus avec cette main basse opérée par les géants du net sur les milieux scolaires. Son intervention fait suite à une note des services du ministère français de l’éducation nationale autorisant les écoles à recourir aux applications web des grands fournisseurs de services internet.

Outre qu’il  échappe à la régulation de l’éducation nationale française cet échange de données avec les écoliers français  risque, aux yeux de certains professionnels, de soulever de grands problème quant à l’exploitation de ces donnés.  « « Les données collectées par les multinationales ne sont alors plus sous contrôle d’une entreprise ou d’une administration française » fait remarquer Guillaume Piolle, expert en informatique et données personnelle, tandis que pour d’autres experts consultés par le site la-croix.com, attirent l’attention sur la valeur des données collectées : « Par exemple, les appréciations des enseignants ont une valeur marchande immense, notamment auprès des chasseurs de têtes ou des employeurs. L’éducation nationale a ainsi accès à une mine d’or et la gère avec une certaine désinvolture, puisqu’elle est prête à la donner à n’importe qui », se désole  Gilles Dowek, sur les colonnes de ce site  qui précise que même l’instance française en charge de la protection de la vie privée dans le monde numérique,  « la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a d’ailleurs fait part de ses inquiétudes quant à l’utilisation du numérique à l’école ».

R.M

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 

Ministère de l’Agriculture

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, effectue, le 15 décembre , une visite de travail dans la wilaya de Biskra.

Ministère de l’Enseignement supérieur

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, effectue, le 15 décembre, une visite dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès où il présidera la cérémonie des festivités du 40e anniversaire de la création de l’Université Djillali-Liabès.

Ministère des Ressources en eau
Le ministre des Ressources en eau, Mohamed Necib, effectuera les 15 et 16 décembre, une visite de travail dans la wilaya de M’sila.

Ministère de l’Industrie
Le ministère de l’Industrie et des Mines organise le 17 décembre à l’hôtel El Aurassi (Alger), le forum des affaires Algérie-Corée du Sud qui sera présidé par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et son homologue  coréen, Lee Nak Yeon.

 

Ministère des Moudjahidine
Le ministre des Moudjahidins, Tayeb Zitouni, effectuera, les 15 et 16 décembre 2018 une visite de travail dans  la wilaya d’El tarf.

Ministère du Commerce

Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, effectuera, les 15 et 16 décembre, une visite de travail dans les wilayas de Biskra et El Oued.

Ministères de la Communication et de la Culture

Sous l’égide du ministre de la Communication, Djamel Kaouane, et du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, l’Anep et l’Enag organiseront, le 23 décembre, à 17h, au CIC d’Alger, une cérémonie de remise du Grand Prix Assia-Djebar du roman 2018.

Galerie Espaco
L’artiste plasticien Karim Sergoua présentera ses nouvelles œuvres sous le titre «7 Houmate», le 8 décembre à partir de 15h, à la galerie d’art Espaco. L’expo sera visible jusqu’au 8 janvier.

 Radio algérienne
La Radio algérienne, avec la participation de
l’Onda, organisera, le 16 décembre à 16h au CIC d’Alger, la cérémonie de remise du prix du concours de poésie «Prix El Manara» dédié à la Grande-Msquée d’Alger.

FCE
Le Forum des chefs d’entreprise organisera, le 15 décembre , à 9h30, au Palais des expositions (Alger), son assemblée générale élective qui sera suivie de la pose de la première pierre du siège de l’organisation, situé au quartier des affaires (Bab Ezzouar,Alger).

Salon algérien des langues
L'agence d'événementiel et de promotion culturelle Phœnix Agency organisera, les 22 et 23 décembre au palais de la culture Moufdi-Zakaria, à Alger, le 1er «The languages fair : le Salon algérien des langues et des séjours linguistiques», avec accès gratuit au grand public.


Groupe Continuité pour la stabilité et les réformes

Le groupe des partis G15+4 «Continuité pour la stabilité et les réformes» organise, le 15 décembre à 9h30, à la salle de conférences de l’hôtel El Riadh, une journée d’étude sur l’émigration clandestine.

TAJ

Le président du parti, Amar Ghoul, présidera, le 15 décembre à 9h30, à l’Ecole supérieure de l’hôtellerie (ESHRA), l’ouverture officielle du 1er congrès national du parti.

Direction générale des forêts

La Conservation des forêts et du Barrage vert de la wilaya d’Alger organise, le 15 décembre à 9h, à la forêt de Baïnem, le camping pédagogique sur les maladies et insectes qui menacent la flore.

 Radio algérienne
La Radio algérienne organise, avec la participation de l’ONDA, le 16décembre  à 16h au CIC d’Alger, la cérémonie de remise du prix du concours de poésie «Prix El Manara» dédié à la Grande-Mosquée d’Alger.

CNERIB
Le Centre national d’études et de recherches intégrées du bâtiment organise, les 15 et 16 décembre , en sin siège, en partenariat avec la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique et l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique, le 1er Challenge sur les idées innovantes dans le domaine de la construction.

CDTA
Le Centre de développement des technologies avancées célèbre, le 15 décembre en son siège, le 30e anniversaire de sa création.

Fondation Wissem El Ilm
La fondation Wissem El Ilm organise, le 15 décembre, à 19h, à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, la cérémonie de remise de la Médaille du savant algérien.

Musée  du moudjahid    
Le Musée national du moudjahid organisera, le 17 décembre, à 10h, à la kasma de Birtouta et simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 320e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate  pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.


CAAR
La Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance organisera, le 16 décembre  à 9h, à l’hôtel El Aurassi, (Alger), un séminaire clients sous le thème «Une assurance optimale pour une meilleure prise en charge des sinistres».

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