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Commando Ali Khodja –Souvenirs d’un combattant – de Hocine Aït idir
Jeudi 16 Août 2018
Journal Electronique

« Les souvenirs d’un combattant » de Hocine Aït idir se situent hors de toute écriture savante. L’auteur les déroule comme témoignages des moments forts de sa vie militante, souvent avec des imprécisions ou des raccourcis, qui font de son texte définitivement un texte de mémoire.

Par Mohamed Bouhamidi

C’est bien son ultime intérêt.

Mais ce n’est pas le seul. A peine adolescent Hocine Aït idir frôle par les marges l’action militante. Il se sent attiré par la grande insurrection qui met le feu à la colère de notre peuple presque par simple déterminisme social. Il est fils de pauvre, accablé directement par la condition coloniale, en butte aux brimades et à la persécution d’une garde-champêtre dès sa petite enfance, survivant beaucoup par la grâce de la solidarité d’une contre-société des pauvres obligés à la solidarité, nourri aux rêves d’une surcompensation adlérienne, pouvait-il échapper au chant d’une guerre de libération qui portait en elle une promesse de justice ?

Il entrera dans cette lutte par les marges : les amitiés du quartier, les actions spontanées, le vol d’une arme, les hasards du voisinage qui le mettront en contact avec l’organisation, ici, en ville à Alger, dans ce quartier si pauvre et si emblématique de Z’ghara ou au maquis.

Si l’écriture n’est pas savante, la lecture peut l’être au plus haut point. D’une part, et à l’insu de l’auteur, nous voyons dans la première partie du livre, comment une révolution qu’un BenM’hidi a jetée dans la rue a été reprise par le peuple par une infinité de canaux, de chemins, de rencontres, de hasards. Un peu comme un vague entraîne dans un même mouvement des millions de gouttelettes et de bulles d’air.

Ce n’est pas la seule lecture savante, que de détecter dans ce simple récit que la logique incontrôlable de notre guerre de libération tenait justement à cette espèce de métaphysique de la volonté nationale. Quand Hocine Aït Idir restitue sa mémoire de la bleuite, du soupçon généralisé envers les citadins montés au maquis, des frères de combat torturés ou tués injustement, des dissensions des « mouchaouichines » de la Wilaya I, de ces moments de fractures qui auraient dû briser la révolution, le lecteur se demandent : mais comment l’ALN a tenu ? L’auteur ne pose même pas cette question. Il répond par les marges d’où il est entré dans le combat, c’était la lutte de tout un peuple dont on peut se demander aujourd’hui, quelle métaphysique, quelle volonté métahistorique il a mis dans sa lutte.

Le lecteur le sent dès les premières exaltations de Hocine au maquis. Il a fallu l’intervention d’un officier pour qu’un responsable local avoue qu’il avait en stock les vêtements et les souliers dont avait besoin Hocine. Déjà, une sorte de goût pour le pouvoir sur les autres s’installait dans les rouages administratifs. Hocine en retiendra, au contact avec le commando Khodja que les véritables moudjahidines était les djounoud. Entendez ces hommes qui formaient l’élite militaire et dont il découvrait le haut sens de la bravoure, du sacrifice, du désintérêt. Bref, une élite morale et politique portaient le fardeau de la compétition avec les parachutistes dans l’art du combat parce qu’ils portaient ces valeurs morales.

Cette mémoire par le bas de la hiérarchie politique et militaire ne nous fournit pas les clés d’une histoire par le bas, si difficile à restituer. Elle nous ouvre par contre accès à une parole par le bas. Celle qui ne laisse pas les grandes questions politiques et stratégiques estomper les détails des petites questions qui font le quotidien des hommes qui se battent. Elles s’appellent ces questions de détail, la faim prolongée, le froid, la peur, l’exaltation au combat, la fatigue, les marches harassantes, les traumatismes moraux, la lassitude…

Le moment le plus critique, nous le sentons, restera le drame de la bleuite. Nous sentons chez Hocine Aït Idir comme chez Abdelmadjid Azzi, la profonde blessure que l’ALN ait pu contenir en son sein l’horreur d’officiers tortionnaires qui avaient pris goût à la torture. Cette honte d’une pathologie difficile à reconnaître car il est encore plus difficile de comprendre et dire que la bleuite est un crime dans la guerre, un crime du déshonneur d’une armée coloniale qui, au fond n’avait vécu que de cela, depuis 1830.

Il aurait fallu que cette métahistoire et cette métaphysique de notre lutte de libération se soit armé d’une philosophie pour que le réquisitoire contre le colonialisme ne soit pas seulement de la douleur mais d’abord aussi du droit.

Cette écriture de la mémoire non académique peut être l’occasion de cette lecture savante à l’écoute d’un contenu latent si proche du manifeste. Car ici, le manifeste est une interrogation humble d’un acte historique qui a mené Hocine et les membres célèbres ou anonymes du Commando Khodja à être plus haut et plus grands qu’eux-mêmes.

M.B      

 

 

Santé

Environnement

    • Forêt de Bouchaoui : Colère contre l’Abattage d’arbres

      Depuis quelques semaines, un bras de fer oppose des habitants de quartiers limitrophes à la forêt de Bouchaoui au réseau de protection de l’enfance Nada. Le projet de création d’un foyer du cœur censé accueillir jusqu’à 200 enfants en situation difficile est à l’origine de la querelle. Dans une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux ces derniers jours, les riverains dénoncent notamment la fermeture d’un des quatre accès à la forêt de Bouchaoui et même la «destruction» d’une partie de cette dernière. Sur place, la population se dit «inquiète et en colère».

Société

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Culture

    • Azzedine Mihoubi : Plus de 700.000 spectateurs aux festivités culturelles de l’été

      Plus de 700.000 spectateurs ont assisté aux différents festivals et activités culturelles organisés depuis le début de l’été 2018 à travers le territoire national, a affirmé, dimanche soir dernier à Guelma, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.  Répondant à une question de l’APS, lors d’une conférence de presse qu’il a animée à la maison de la culture de Guelma en marge d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya, le ministre a estimé que le public qui assistera aux différentes activités artistiques peut dépasser fin août courant 1.000.000 de spectateurs.

Histoire

    • Exposition sur l'offensive du nord Constantinois

      Le Centre des archives nationales a organisé, Dimanche à Alger, une exposition de documents intitulée "l'offensive du Nord constantinois: un premier pas pour l'internationalisation de la cause algérienne et la tenue du congrès de la Soummam", à l'occasion du double anniversaire de l'offensive du Nord constantinois le 20 août 1955 et la tenue du congrès de la Soummam le 20 août 1956.

Sciences et Technologies

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Ministère de la Culture

Le ministre de la culture, Azzedine Mihoubi, rendra, aujourd’hui à 18h, à la salle Ibn Zeydoun, hommage au chanteur, Sadek Djamaoui du groupe El Bahara.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables Fatma-Zohra Zerouati poursuit aujourd’hui sa visite de travail et d’inspection dans la Wilaya de Tébessa.

Ministère de la Formation professionnelle

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise, jusqu’au 15 septembre, une caravane de sensibilisation autour de son secteur.

Ministère des Moudjahidine

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni présidera les 19 et 20 août, dans la wilaya de Tébessa, la célébration officielle de la journée nationale du Moudjahid correspondant au 20 août 1955-1956/2018

HCI

Sous le haut patronage du Haut-Conseil islamique et avec la collaboration de l’association Saafi spécialisée dans la finance islamique, un colloque international sera organisé les 24 et 25 novembre au palais de la culture à Alger, sur le thème  «L’Assurance takâfoul et son rôle dans le développement économique global».

ONCI

L’Office national de la culture et de l’information organise, jusqu’au 18 août à Oran, les journées culturelles du Sud animées par une pléiade d’artistes et artisans de Béchar et d’Ouargla. Des expositions artisanales et des soirées artistiques se tiendront sur l’esplanade Sidi M’Hamed.

Don de sang

La fédération algérienne des donneurs de sang, en collaboration avec l’agence nationale de don de sang, lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à offrir un peu de son sang.

SEAAL

Pour la préservation des milieux aquatiques, Seaal lance la cinquième édition des journées «Main dans la main» jusqu’au 6 septembre sous le thème «Mobilisons-nous pour la préservation de notre littoral.»

 

Musée national du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organise, aujourd’hui à 10h, au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 286e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

SMA

Les Scouts musulmans algériens accueilleront, au Village africain de Sidi-Fredj, du 25 août 2018 au 5 septembre 2018, la 32e édition du Camp arabe de scouts avec la participation de 19 pays arabes représentés par plus de 1.200 jeunes.

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