Commando Ali Khodja –Souvenirs d’un combattant – de Hocine Aït idir
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Lundi 21 Janvier 2019
Journal Electronique

« Les souvenirs d’un combattant » de Hocine Aït idir se situent hors de toute écriture savante. L’auteur les déroule comme témoignages des moments forts de sa vie militante, souvent avec des imprécisions ou des raccourcis, qui font de son texte définitivement un texte de mémoire.

Par Mohamed Bouhamidi

C’est bien son ultime intérêt.

Mais ce n’est pas le seul. A peine adolescent Hocine Aït idir frôle par les marges l’action militante. Il se sent attiré par la grande insurrection qui met le feu à la colère de notre peuple presque par simple déterminisme social. Il est fils de pauvre, accablé directement par la condition coloniale, en butte aux brimades et à la persécution d’une garde-champêtre dès sa petite enfance, survivant beaucoup par la grâce de la solidarité d’une contre-société des pauvres obligés à la solidarité, nourri aux rêves d’une surcompensation adlérienne, pouvait-il échapper au chant d’une guerre de libération qui portait en elle une promesse de justice ?

Il entrera dans cette lutte par les marges : les amitiés du quartier, les actions spontanées, le vol d’une arme, les hasards du voisinage qui le mettront en contact avec l’organisation, ici, en ville à Alger, dans ce quartier si pauvre et si emblématique de Z’ghara ou au maquis.

Si l’écriture n’est pas savante, la lecture peut l’être au plus haut point. D’une part, et à l’insu de l’auteur, nous voyons dans la première partie du livre, comment une révolution qu’un BenM’hidi a jetée dans la rue a été reprise par le peuple par une infinité de canaux, de chemins, de rencontres, de hasards. Un peu comme un vague entraîne dans un même mouvement des millions de gouttelettes et de bulles d’air.

Ce n’est pas la seule lecture savante, que de détecter dans ce simple récit que la logique incontrôlable de notre guerre de libération tenait justement à cette espèce de métaphysique de la volonté nationale. Quand Hocine Aït Idir restitue sa mémoire de la bleuite, du soupçon généralisé envers les citadins montés au maquis, des frères de combat torturés ou tués injustement, des dissensions des « mouchaouichines » de la Wilaya I, de ces moments de fractures qui auraient dû briser la révolution, le lecteur se demandent : mais comment l’ALN a tenu ? L’auteur ne pose même pas cette question. Il répond par les marges d’où il est entré dans le combat, c’était la lutte de tout un peuple dont on peut se demander aujourd’hui, quelle métaphysique, quelle volonté métahistorique il a mis dans sa lutte.

Le lecteur le sent dès les premières exaltations de Hocine au maquis. Il a fallu l’intervention d’un officier pour qu’un responsable local avoue qu’il avait en stock les vêtements et les souliers dont avait besoin Hocine. Déjà, une sorte de goût pour le pouvoir sur les autres s’installait dans les rouages administratifs. Hocine en retiendra, au contact avec le commando Khodja que les véritables moudjahidines était les djounoud. Entendez ces hommes qui formaient l’élite militaire et dont il découvrait le haut sens de la bravoure, du sacrifice, du désintérêt. Bref, une élite morale et politique portaient le fardeau de la compétition avec les parachutistes dans l’art du combat parce qu’ils portaient ces valeurs morales.

Cette mémoire par le bas de la hiérarchie politique et militaire ne nous fournit pas les clés d’une histoire par le bas, si difficile à restituer. Elle nous ouvre par contre accès à une parole par le bas. Celle qui ne laisse pas les grandes questions politiques et stratégiques estomper les détails des petites questions qui font le quotidien des hommes qui se battent. Elles s’appellent ces questions de détail, la faim prolongée, le froid, la peur, l’exaltation au combat, la fatigue, les marches harassantes, les traumatismes moraux, la lassitude…

Le moment le plus critique, nous le sentons, restera le drame de la bleuite. Nous sentons chez Hocine Aït Idir comme chez Abdelmadjid Azzi, la profonde blessure que l’ALN ait pu contenir en son sein l’horreur d’officiers tortionnaires qui avaient pris goût à la torture. Cette honte d’une pathologie difficile à reconnaître car il est encore plus difficile de comprendre et dire que la bleuite est un crime dans la guerre, un crime du déshonneur d’une armée coloniale qui, au fond n’avait vécu que de cela, depuis 1830.

Il aurait fallu que cette métahistoire et cette métaphysique de notre lutte de libération se soit armé d’une philosophie pour que le réquisitoire contre le colonialisme ne soit pas seulement de la douleur mais d’abord aussi du droit.

Cette écriture de la mémoire non académique peut être l’occasion de cette lecture savante à l’écoute d’un contenu latent si proche du manifeste. Car ici, le manifeste est une interrogation humble d’un acte historique qui a mené Hocine et les membres célèbres ou anonymes du Commando Khodja à être plus haut et plus grands qu’eux-mêmes.

M.B      

 

 

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L'agenda

 

Ministère de l’Environnement
La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatima-Zohra Zerouati, sera a le 19 Javnier dans la wilaya de Bouira, dans le cadre de la caravane de la ville, et présidera, les 20 et 21 janvier à la Faculté de droit de Boudouaou, la 2e rencontre des assises sur l’environnement.

 Ministère de l’Agriculture
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, effectuera le 21 janvier  une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Chlef.  

Ministère de la Solidarité nationale
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, sera, le 21 janvier à 11h, l’invité du forum de la Chaîne I de la Radio nationale.

Ministère de l’Industrie et des Mines
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, effectuera, les 21 et 22 janvier, une visite de travail dans la wilaya de Béchar.

Ministère du Tourisme
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, présidera, le 21 janvier à partir de 8h, l’ouverture officielle des travaux des Assises nationales du tourisme, au Palais des nations (Alger).

Forum d’El Moudjahid
Le forum d’El Moudjahid reçoit le 21 janvier , à 10h, la présidente de l’Association algérienne des femmes en économie verte, Karima Bergueul.

 Ministère de la Formation professionnelle
Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organisera, du 6 au 16 février, au niveau des établissements de la formation professionnelle, les inscriptions pour la prochaine rentrée.

 Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organise le 21 janvier  à 10h, à la kasma des moudjahidine d’Aïn Benian (Alger) et simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 330e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

MDN
La 1re RM organisera, le 21 janvier à 8h30, une visite guidée au profit de la presse nationale à l’Ecole supérieure du matériel d’El Harrach Benmokhtar-Cheikh-Amoud (Alger), et à l’Ecole supérieure de défense aérienne du territoire de Réghaïa.

  Riadh El Feth
Le compositeur et interprète espagnol Amancio Prada sera en concert, à la salle Ibn Zeydoun (Riadh El Feth, Alger), le 24 janvier, à 19h30. Il sera accompagné à l’accordéon par Cuco Perez.

   Galerie Ezzou’Art

La galerie Ezzou’Art accueille, du 12 au 31 janvier, l’exposition «Spiritualité» de Samia Boumerdassi et Narimane Sadat Che.

 ONCI
L’Office national de la culture et de l’information procédera, le 21 janvier à 14h à la salle Ahmed-Bey de Constantine, à la projection du film «Kin le commencement» de Jonathan Baker, en sortie nationale.

 Institut culturel italien
L’Institut culturel italien d’Alger organise, depuis le 17 janvier dernier et jusqu’au 17 février, une exposition consacrée aux œuvres de l’artiste italien Claudio Burei intitulée «Niente Di Personale» (Rien de personnel).

 Galerie Le Paon
La galerie le Paon du Centre des arts de Riadh El Feth (Alger) abritera, à partir du 26 janvier à 14h, une exposition collective, Alwan 2019, des artistes peintres Djahida Houadef, Yasmina Saâdoun, Abderahmane Khelfane, Slimane Bouchetta et Abderahmane Azougli.

 

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