Boualem Amoura, SG du Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la formation «Il faut tout changer»
Search
Lundi 13 Juillet 2020
Journal Electronique

Entretien réalisé par Amokrane H.

Dans cet entretien, le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) se dit partisan d’une thérapie de choc pour une réformer de fond en comble le système éducatif.

Une nouvelle réflexion est engagée pour réformer le système éducatif. Que faut-il changer ?
Le Satef n’a cessé de revendiquer, en vain, une refonte radicale du système éducatif. Nous avons eu des réformettes qui ont échoué. Le moment d’appliquer une thérapie de choc est venu. Il faut revoir notamment les méthodologies, le rythme scolaire, le manuel scolaire, les écoles de formation, les méthodes de recrutement.

Et quels sont les grands principes ?
Au primaire, s’assigner des objectifs clairs et précis. A la fin du cursus, l’enfant doit savoir lire, écrire et compter. Est-il concevable qu’on dispense à un élève 11 matières et qu’il ne soit examiné en 5e que dans trois ? Il faut revoir le volume horaire et les coefficients au collège où il faut soit généraliser les matières de musique et de dessin, soit les supprimer.

Faut-il aller au-delà des pratiques scolaires classiques pour accorder une place importante à la créativité et à la réflexion chez les élèves ?
Outre les fondamentaux, il faut aller vers une Ecole universelle et moderne. Nous sommes à l’ère de l’informatique et nous devons nous y adapter afin d’aller vers une école publique de qualité. Nous ne pouvons pas être en marge de l’évolution des sciences et des nations. Etre ou ne pas être.
Comment aller vers la réflexion alors que le cours de la logique a été banni ? Comment aller vers la réflexion alors que le volume horaire des sciences et de la physique au collège est de 2 heures et le coefficient de chacune de ces matières est de 2 ? Le nombre d’heures d’enseignement des sciences ne représente que 6% du volume horaire alors qu’il est de plus de 42% en Tunisie.

Avons-nous les compétences techniques et intellectuelles requises pour ce faire ?
Malheureusement, non. Pas assez. Les compétences sont isolées ou poussées à la retraite. L’éducation, à l’image des autres secteurs, est gangrenée par la corruption, le clientélisme, la médiocrité et le népotisme. Il reste encore des compétences mais elles sont minoritaires. Malgré tout, l’espoir est permis.

Les réformes éducatives nécessitent du temps. L’impatience est donc à proscrire ?
Nos réformettes ne sont basées sur aucune référence scientifique et encore moins neuro-scientifique. On a copié des modèles étrangers sans les adapter à la réalité. Du plagiat. Ces experts ont ramené des méthodes d’enseignement qu’eux-mêmes ne maîtrisent point. Et on utilise la fameuse règle «on efface et on recommence». La réforme proposée actuellement est une somme de toutes les réformettes. Nous avons juste à associer les représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Formation professionnelle.

Certains pointent du doigt une volonté politique timide...
Il manque le courage et la volonté politique d’aller vers une école républicaine de qualité. Nos gouvernants n’ont pas voulu d’une école de qualité. Notre bac a perdu de sa crédibilité et on s’enfonce cette année en baissant la moyenne de passage à 4,50 au primaire et à 9,50 dans les collèges et les lycées.
Comment réformer le système éducatif sans faire appel à des diplômés en management, à des meneurs d’hommes. Il faut enfin réintroduire l’enseignement technique et aller vers la spécialisation de l’enseignement secondaire.
 A. H.

  • tebboune-investiture008
  • tebboune-investiture007
  • tebboune-investiture006
  • tebboune-investiture005
  • tebboune-investiture004
  • tebboune-investiture003
  • tebboune-investiture002
  • tebboune-investiture001
  • tebboune-investiture009
  •  tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture010
  • tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture011

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

Radio algérienne

La Radio algérienne organise, le 12 juillet , une journée de sensibilisation sur la pandémie de coronavirus, retransmise par les 48 radios régionales et les chaînes nationales.

 

Exposition  virtuelle
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès Kouider sur la page facebook

 

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Direction de la culture de Tizi Ouzou
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou fait part du report du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours du Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. Le délai de dépôt des candidatures à ces deux manifestations est donc prorogé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang

Football

Sports Divers

Hebergement/Kdhosting : kdconcept