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La zaouïa Rahmaniya
Mardi 21 Août 2018
Journal Electronique

La Rahmaniya est une confrérie musulmane soufie, fondée en 1774 par M'hamed Ben Abderrahmane dit Sidi M'hamed Bou Qobrine à Aït Smaïl, près de Boghni en Grande Kabylie après trente ans d’absence.

Sidi M’hamed décide par la suite de s’installer à Alger pour y fonder une autre zaouïa. Il choisit de s’installer dans ce qui sera plus tard le quartier du Hamma.

Sa grande zaouïa rayonnera sur toute l'Algérie et l’Afrique du nord. Elle accueille les pauvres, les orphelins et les étrangers. Elle est aussi une université où de nombreuses sciences sont enseignées. Elle devient le lieu privilégié de la Khalwa (retraite) de ceux qui viennent demander l'initiation. Sa Tariqa Khalwatiya est devenu la Rahmaniya, en référence à Abderrahmane, le nom de son père.

Imprégné de la mystique soufie lors de son long séjour au Caire auprès du cheikh El-Hafnaoui, Sidi M’hamed s'était donné pour mission de propager cette philosophie religieuse en Afrique du Nord. Recommandant la pratique du renoncement à la vie matérielle (ascétisme) et le retrait par rapport à l’agitation profane de la cité la khalwatiya, comme d’autres ordres confrériques, se caractérisait par une certaine hétérodoxie dans l’interprétation du Coran. La Khalwatiya est d’origine perse telle que préconisée par Sidi M'hamed, ce n'est pas une transposition intégrale. Elle est Fortement pénétrée d’éléments religieux locaux, notamment ceux véhiculés par l’Islam maraboutique.

C’est ainsi que Sidi M’hamed avait introduit la voie, la Tariqa Khalwatiya en Algérie. Il enseignera pendant environ 25 ans, jusqu’au jour où sentant sa santé décliner, il décide de rentrer chez lui, dans son village natal. C’est là-bas qu’il décède en 1793, à l’âge de 73 ans.

Après le décès de son fondateur, la tariqa Rahmaniya continua à prospérer à travers le pays. De nombreuses zaouïas sont fondées ici et là. Elle devient très vite la tariqa qui compte le plus d'adeptes en Algérie.

En raison sans doute de cette extension géographique, la Rahmaniya s’est scindée en deux branches : celle de Kabylie et celle du Constantinois.

À partir de 1843, pour la branche constantinoise, et de 1871 pour la branche kabyle, la Rahmaniya se subdivisa en plusieurs sous-branches, isolées les unes des autres, qui devinrent peu à peu autonomes.

 Synthèse S.C

L’implantation de la tariqa Rahmaniya en Kabylie

De toutes les confréries qui l’ont précédée en Afrique du Nord (la Qadiriya, la Chadouliya, la Ammariya, la Aïssawiya, la Tidjaniya), la Rahmaniya est la seule à s’être réellement implantée en Kabylie. De la date de sa création, vers 1774, jusqu’à 1857, date à laquelle elle subit une dure répression en raison de sa participation à la résistance à la conquête française, elle a exercé une influence remarquable en Kabylie, grâce à la renommée de Sidi M’hamed qui la fonda dans son village natal des Aït Smaïl, près de Boghni.

Grâce à son charisme, Sidi M'hamed a introduit, des changements substantiels qui ont fait bouger la tradition maraboutique en vigueur jusque-là en Kabylie. Le premier facteur de cette évolution a porté sur la règle tacite selon laquelle la transmission du savoir religieux, comme celle du pouvoir et des privilèges qui lui sont consubstantiels, ne pouvait se faire que sur des bases héréditaires : il fallait être né marabout pour y accéder. Le deuxième facteur d’innovation est l’élargissement du cadre confrérique. Et enfin, le troisième facteur de changement fut la structuration de la zaouïa en un système de religiosité hiérarchisé : Au sommet se trouve le Cheikh de la Tariqa siégeant dans la zaouïa-mère, viennent ensuite les moqaddems (représentants) qui officient à la tête des branches, autour desquelles se regroupent les khouans, les "frères" serviteurs et adeptes de la confrérie.

La branche kabyle de la Tariqua vit son centre de gravité passer, au début des années 1860, des Aït Smail à Seddouk, dans la vallée de la Soummam. En effet, à la suite de la fermeture de la maison-mère des Aït Smaïl et la mise sous séquestre de ses biens par l’administration coloniale en 1857, la direction de la Rahmaniya se déplaça à Seddouk où officiait la famille Iheddaden (Aheddad).

La prééminence de Cheikh Aheddad sur la Rahmaniya ne dure qu’une dizaine d’années (1860-1871) ; sa participation à la tête de la grande révolte des Mokrani de 1871 lui valut d’être arrêté et déporté et sa zaouïa fut fermée. Les mokrani et les nombreux disciples de la Rahmaniya, qui ont échappé à la déportation, mais non moins dépossédés de leurs terres et de leurs biens regagnent El Hamel, où ils se placent sous la protection du cheikh. L'administration coloniale lui fera payer très cher ses prises de position, mais évitera soigneusement de l'atteindre directement en raison de sa notoriété. Cheikh El Hamel sera assigné à résidence et ne se déplacera que muni d'une autorisation spéciale jusqu'à sa mort en 1896.

Synthèse S.C

 

Santé

Environnement

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      Depuis quelques semaines, un bras de fer oppose des habitants de quartiers limitrophes à la forêt de Bouchaoui au réseau de protection de l’enfance Nada. Le projet de création d’un foyer du cœur censé accueillir jusqu’à 200 enfants en situation difficile est à l’origine de la querelle. Dans une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux ces derniers jours, les riverains dénoncent notamment la fermeture d’un des quatre accès à la forêt de Bouchaoui et même la «destruction» d’une partie de cette dernière. Sur place, la population se dit «inquiète et en colère».

Société

Destination Algérie

Histoire

    • Le musée d'Ifri, un musée pour perpétuer le Congrés historique de la Soummam

      Sorti des limbes en 1984, le musée du Moudjahid d’Ifri-Ouzellaguene, à 65 km à l’ouest de Bejaia, est assurément le monument le plus populaire des attractions historique de la wilaya, gagnant un surcroit d’intérêt au fil des années. Bâti au cœur même du site, qui en aout 1958, a accueilli, le Congrès historique de la Soummam, au nez et à la barbe de l’ennemi, il illustre, au-delà des structures et des dotations qui le composent, toute la volonté et le courage héroïque des chefs de la révolution, de libérer le pays du joug colonial Abane Ramdane, Zighoud Youcef, Larbi Ben M'hidi, Krim Belkacem, Lakhdar Bentobbal , Amar Ouamrane, et Amirouche en sont de ceux-là et qui , en se rencontrant, en ce jour d'été torride, ont dû imprimer une nouvelle impulsion à la révolution et fonder les contours de l’état indépendant. Si bien que 60 ans après, l’évènement, reste motif non seulement pour se souvenir, s’inspirer mais aussi pour se ressourcer et prendre de la graine patriotique. Chaque année ce sont plus de 15.000 visiteurs qui affluent vers le site.

Sciences et Technologies

L'agenda

Ministère de la Culture

Le ministre de la culture, Azzedine Mihoubi, rendra, aujourd’hui à 18h, à la salle Ibn Zeydoun, hommage au chanteur, Sadek Djamaoui du groupe El Bahara.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables Fatma-Zohra Zerouati poursuit aujourd’hui sa visite de travail et d’inspection dans la Wilaya de Tébessa.

Ministère de la Formation professionnelle

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise, jusqu’au 15 septembre, une caravane de sensibilisation autour de son secteur.

Ministère des Moudjahidine

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni présidera les 19 et 20 août, dans la wilaya de Tébessa, la célébration officielle de la journée nationale du Moudjahid correspondant au 20 août 1955-1956/2018

HCI

Sous le haut patronage du Haut-Conseil islamique et avec la collaboration de l’association Saafi spécialisée dans la finance islamique, un colloque international sera organisé les 24 et 25 novembre au palais de la culture à Alger, sur le thème  «L’Assurance takâfoul et son rôle dans le développement économique global».

ONCI

L’Office national de la culture et de l’information organise, jusqu’au 18 août à Oran, les journées culturelles du Sud animées par une pléiade d’artistes et artisans de Béchar et d’Ouargla. Des expositions artisanales et des soirées artistiques se tiendront sur l’esplanade Sidi M’Hamed.

Don de sang

La fédération algérienne des donneurs de sang, en collaboration avec l’agence nationale de don de sang, lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à offrir un peu de son sang.

SEAAL

Pour la préservation des milieux aquatiques, Seaal lance la cinquième édition des journées «Main dans la main» jusqu’au 6 septembre sous le thème «Mobilisons-nous pour la préservation de notre littoral.»

 

Musée national du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organise, aujourd’hui à 10h, au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 286e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

SMA

Les Scouts musulmans algériens accueilleront, au Village africain de Sidi-Fredj, du 25 août 2018 au 5 septembre 2018, la 32e édition du Camp arabe de scouts avec la participation de 19 pays arabes représentés par plus de 1.200 jeunes.

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