Imprimer

En réponse à une question d'un député, qualifiant les programmes audiovisuels privés de contenus « de mauvaise qualité », le ministre de la communication, Djamel Kaouane, a estimé Jeudi 10 Janvier que ce jugement est trop sévère. «N'oublions pas que l'audiovisuel privé est une expérience récente. Certes, certains contenus sont de mauvaise qualité mais d'autres sont à encourager, assure-t-il lors d’une séance plénière de questions orales, ce jeudi, à l’APN. Des contenus audiovisuels privés, précise-t-il, car ceux de la télévision publique sont soumis à des contrôles de la part de comités chargés de la sélection des projets et des programmes, dans le respect de la loi. La télévision publique, affirme-t-il, veille à diffuser des programmes qui n'appellent pas à la violence dans toutes ses formes et qui ne sont pas en contradiction avec les valeurs de la société et des droits, des jeunes et des enfants notamment. "Elle veille à cette mission non seulement au cours du mois de ramadan mais durant toute l'année», soutient-il.D’ailleurs, des programmes de qualité de cette dernière, diffusés à lors du mois de ramadan passé, seront, annonce-t-il, reconduits à l’occasion du mois sacré 2019. A savoir, les séries Beb el dechra, Antar Beni Chadad et d'autres programmes culturels et religieux.Cela dit, Kaouane estime que le marché de la production audiovisuelle ne dispose pas encore de tous les éléments nécessaires pour répondre aux besoins et aux nouvelles attentes. "Des efforts doivent être fournis à tous les niveaux, avec l'implication de toutes les parties, pour produire des contenus de qualité et compétitifs", affirme-t-il, rappelant que les programmes des chaines audiovisuels privées sont diffusés via des satellites étrangers. Atteindre ce but, prévient-il, exige du temps, des compétences et des moyens financiers. "Un diagnostic des lacunes et des obstacles qui ralentissent le saut qualitatif en matière contenus audiovisuels est à établir, à tous les niveaux», conclut-il.

Farida Belkhiri