Mort du jeune Ayache dans un puits artésien: chronique d’un drame inédit
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Mardi 23 Juillet 2019
Journal Electronique

Crime, suicide ou chute accidentelle ? La mort du jeune Ayache Mahjoubi après une chute dans un tube (un cylindre traditionnel en métal) installé dans un puits artésien situé à 400 m du domicile familial, à Oum Echmoul, dans la wilaya de M’sila, continue de faire l’actualité, notamment sur les réseaux sociaux.

Sa mort a suscité l’émoi   des citoyens, qui n’avaient pas tardé à exprimer leur colère envers les autorités jugeant qu’elles n’ont pas mobilisé assez de moyens pour sauver le jeune infortuné. Toutefois, la Protection civile affirme le contraire, indiquant que ses hommes étaient confrontés à une situation inédite en Algérie. Par ailleurs, l’enquête menée par les services de la Gendarmerie nationale (GN) a totalement écarté la piste criminelle. S’agit-il alors d’une chute accidentelle? Si c’est le cas, comment le corps d’un jeune homme de 31 ans peut-il s’enfoncer dans un tube de 35 cm de diamètre ? Ayache Mahjoubi, berger et célibataire, connaissait bien l’emplacement du puits artésien d’une profondeur de 100 m. Il a été retrouvé coincé à 30 m de profondeur. Premier constat du médecin légiste : la victime n’est pas tombée tête en avant, comme c’est souvent le cas dans ce type d’accident. Second constat : elle était seul au moment des faits. Juste avant, Ayache Mahjoubi avait accompagné son frère Badis à l’étable de la maison. Les témoignages recueillis auprès de sa famille indiquent que c’est un enfant de passage qui a entendu les cris de la victime. Il a tout de suite alerté ses proches. Selon la Protection civile, ses unités ont reçu l’appel d’un citoyen vers 13h40 sur le numéro 14 signalant la chute d’un jeune homme dans un puits à Oum Echemel. «Nos éléments d’intervention étaient sur les lieux vers 13h56», a tenu à préciser le directeur de la coordination des secours (DOCS) à la Direction générale de la protection civile (DGPC), le colonel Fouad Lalaoui. Sur place, ils trouveront les frères de la victime. «Ayache demandait de l’aide et nous appelait, nous ses frères, pour le sauver», confie son frère Rabah, qui a assuré que Ayachi ne présentait aucun signe anormal dans la matinée. Mais pourquoi Ayachi insistait pour voir sa mère et lui demander «pardon». Que regrettait le jeune homme ? A-t-il tenté d’attirer l’attention de sa famille suite à un malentendu et n’a pas mesuré les conséquences de son geste ? Une chose est sûre, ses frères affirment qu’il ne s’agit pas d’un crime. «Sinon, il aurait dénoncé sur place l’auteur», se sont-ils contentés de dire, évitant tout commentaire sur sa vie privée, surtout que le jeune envisageait de se marier.

                                     Les raisons de la lenteur de l’intervention

Autre question, la Protection civile a-t-elle failli dans son intervention et l’organisation de l’opération de sauvetage de la victime ? «Le chef de l’unité de la PC de Béni Serrour, situé à 14 km du lieu de l’incident, accompagné de neuf agents d’intervention, une ambulance et un camion anti-incendie sont arrivés sur les lieux à 13h56, soit 16 minutes après la réception de l’appel de secours», affirme le colonel Lalaoui. Seulement les agents sont confrontés à un problème qu’ils n’ont jamais rencontré auparavant. Retirer un corps d’un puits traditionnel n’est pas compliqué, mais l’opération se corse quand il s’agit d’un boyau de 35 cm de diamètre. «C’est le premier incident du genre en Algérie», dira l’officier supérieur. Le DOCS, également directeur de cette opération, relève que sur les lieux, il a été procédé à un travail de reconnaissance en coordination avec des membres de la famille de la victime. En premier lieu, les secours ont lancé une corde pour repêcher la victime, toujours en vie. «Des agents de la Protection civile discutaient avec lui pour le rassurer», a indiqué le colonel. Mais l’opération n’a pas donné de résultats, à cause de la position de la victime, pratiquement collée au tube. «Avec les mains bloquées, il ne pouvait pas de tenir la corde. Il a tenté de le faire avec deux doigts libres mais il a échoué. Sa main droite était coincée sur le bassin et la gauche sur la poitrine», explique le DOCS. Le corps du jeune Ayache a pratiquement épousé la forme cylindrique du tube sans laisser le moindre vide, ce qui a également mis en échec la technique du repêchage par une gaffe marinière (manche munie d’un croc). La complexité de la situation a poussé les secours à recourir à d’autres moyens, notamment «creuser des paliers pour couper le cylindre». Mais là aussi, la démarche était risquée avec la remontée des eaux et la présence de la boue. Autre question : les moyens déployés étaient-ils suffisants ? «On a mobilisé les moyens nécessaires, à savoir des motopompes et des équipements pour creuser», indique l’officier supérieur, signalant que trois engins relevant de la Direction des travaux publics de la wilaya de M’sila ont été dépêchés sur le lieu vers 15h30. A cela s’ajoute une vingtaine d’engins dont certains ont été réquisitionnés par les services de la wilaya, a précisé le chef du cabinet du wali, Sofiane Guetloun.

«Ce n’est pas une question de moyens mais de techniques. C’est une opération très complexe», rétorque Lalaoui qui a également souligné que les agents des unités de la PC travaillaient par équipe. A une question sur les interventions des civils pour apporter aide et assistance, le DOCS est formel : «Aucune proposition ni sollicitation n’ont été rejetées. Nous nous sommes entretenus avec des techniciens spécialisés en hydraulique et ceux pratiquant ce genre de forage afin d’appréhender la nature du terrain. Nous avons également rencontré des connaisseurs en forage, d’autres ont proposé des solutions sans prendre en considération le volet sécuritaire et certains cherchaient seulement à se mettre en valeur. Nous avons présenté le schéma élaboré par la PC, et c’était le plus correct et le plus juste.» Selon lui, des ingénieurs de Cosider se sont déplacés et ont approuvé le plan de la Protection civile. Le DOCS a précisé que le recours au creusement manuel n’a pas été fait, faute de moyens. «Nous n’avons pas utilisé de marteau-piqueur pour éviter les vibrations et donc le risque d’effondrement.» La mort du jeune Ayache a été annoncée par le colonel Lalaoui sur le lieu de l’incident au 5e jour de l’opération, à savoir le dimanche 23 décembre, mais selon le rapport du médecin légiste, Ayache est décédé bien avant. «Nous avons perdu contact avec lui mercredi vers 12h. Nous avons constaté qu’il y avait une absence de chaleur dégagée d’un corps encore en vie par la caméra thermique qui avait permis auparavant la localisation de la position de la victime. Il ne parlait pas.

Les conditions n’étaient pas favorables. Il faisait très froid notamment avec le contact avec le métal. Nous avons tout d’abord alerté sa famille, son père et ses frères qui ont fait preuve de patience et étaient dignes dans leur douleur, mais ont exprimé leur vœu de retirer le corps en entier», souligne le colonel. Chose faite le dimanche, soit neuf jours après sa chute.

                           L’urgence de recenser les puits abandonnés

Le chef du bureau de l’information auprès la DGPC, le capitaine Nassim Bernaoui, a tenu à expliquer qu’il ne s’agit pas de «repêchage d’un corps mais de sauvetage d’une personne, et la priorité était de préserver la vie de la victime». Lors de cette opération, plusieurs agents de la PC ont été blessés dont deux hospitalisés. «Ils ont refusé la relève et travaillé sans relâche, de façon ininterrompue parce que notre devise est de sauver les vies humaines», relève-t-il.L’officier a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience après ce drame. «La priorité actuellement est d’éviter d’autres incidents mortels notamment chez les enfants et les bergers. Il est urgent de procéder au recensement des puits des particuliers notamment artésiens et anarchiques», a-t-il soutenu. Le jeune Ayache a été enterré sans incident. Le père avait appelé au calme le jour de l’enterrement de son fils.

Neïla Benrahal

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

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L'agenda

 

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organisera le 25 juillet, à 10h, la 382e rencontre simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Ministère de la Culture

Sous le patronage du ministère de la Culture et dans le cadre de son programme d’activités culturelles, l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh organise, le 23 juillet  à 19h30, un concert intitulé «Tihousai Nkalin».

 

 RASD

L’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique organise sa 10e édition de l’université d’été des cadres de la RASD et du Front Polisario, dont la cérémonie d’ouverture aura lieu, le 27 juillet à 10h, à l’université M’hamed Bougara de Boumerdès.

Etablissement arts et culture

L’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger organise, jusqu’au 31 juillet à la galerie d’arts Aïcha-Haddad, une exposition collective avec les artistes Akila Saïm, Hani Benkaci, Abdeslam Cherfaoui et Nassima Abdoun.

 

Ministère de la Formation professionnelle 

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise une campagne d’information et de sensibilisation pour les inscriptions de septembre 2019 et informe :
         - Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 21 septembre sur le site web  et au niveau de tous les établissements de formation professionnelle.
         - Les journées de sélection et d’orientation : les 22, 23 et 24 septembre.
         - La proclamation des résultats :  le 26 septembre.
         - Rentrée officielle : le 29 septembre.

 

Forum de la mémoire
Le forum de la mémoire, en coordination avec Machaâl Echahid, commémorera le 24 juillet, à 10h, le 60e anniversaire de la mort du syndicaliste Aïssat Idir, un hommage animé par le moudjahid syndicaliste Abdelmadjid Azzi.

AARC

L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel organisera, à Aïn Defla du 22 au 25 juillet avec la collaboration de la direction de la culture de la wilaya, la 2e édition de «Ciné Ville», en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’audiovisuel, le Centre algérien de développement du cinéma et l’Entreprise publique de télévision.

 

Université de Boumerdès
L’université M’hamed-Bougara de Boumerdès  organise, jusqu’au 23 juillet, des portes ouvertes pour les nouveaux bacheliers au titre de l’année universitaire 2019-2020.

 Musée national du moudjahi

Le Musée national du moudjahid organisera, les 22 et 25 juillet à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, les 381e et 382e rencontres avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 Oref

L’Office Riadh El Feth organise, jusqu’au 31 juillet de 10h à 20h30 au cercle Frantz-Fanon, une exposition collective d’arts plastiques et de photographies d’art intitulée «Vue sur mer».
 Institut culturel italien

L’Institut culturel italien procédera,  le 22 juillet  à 18h30, à la projection du film Loro (Paolo et les autres) de Paolo Sorrentino, avec Toni Servillo, Elena Sofia Ricci et Riccardo Scarmacio.

 Librairie Media Book

Agora du livre recevra, le 23 juillet à 14h à la librairie Media Book, Hamid Zouba qui présentera son livre «Ma vie… Ma passion selon Hamid Zouba».

Galerie Ezzou’Art

La galerie Ezzou’art abritera jusqu’au 31 juillet un vernissage de l’exposition «Voyage à travers l’art», de l’artiste peintre Aïcha Khodja Semar.

Office Riadh El Feth

L’Office Riadh El Feth organise jusqu’au 31 juillet au cercle Frantz-Fanon de 10h à 20h30, une exposition collective d’arts plastiques et photographies d’art intitulée «Vue sur mer.»

 FLN

Le secrétaire général du FLN, Mohamed Djemaï, présidera le 24 juillet à 14h, à l’hôtel Riadh Sidi Fredj (Alger), la réunion des secrétaires des mouhafadate et des présidents des commissions transitoires et présidera le 25 juillet à 8h, au CIC Abdellatif-Rahal, les travaux de la session ordinaire du comité central.

 

Sonelgaz
La Société nationale de l’électricité  et du gaz organise le 24 juillet à 10h, au niveau de la salle des conférences du centre de formation de l’IFEG, à Ben Aknoun (Alger),
une conférence de presse dédiée au 50e anniversaire de Sonelgaz.

 

 Galerie Ezzou’art
La galerie Ezzou’art abritera jusqu’au 31 juillet un vernissage de l’exposition «Voyage à travers l’art», de l’artiste peintre Aïcha Khodja Semar.

CAN 2019

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